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lundi 20 octobre 2025

Entretien avec Mohamed Arkoun : Islam et éducation

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Le Monde de l’Éducation, Paris, septembre 1996

Propos recueillis par Mohammed et Akram Belkaïd

 


Intellectuel et penseur d’origine algérienne, Mohamed Arkoun (1) est docteur ès lettres et professeur émérite à la Sorbonne nouvelle-Paris-III. À travers une œuvre très importante, Mohamed Arkoun a développé une nouvelle discipline, l’« islamologie appliquée » destinée. confronter les discours islamiques aux exigences de l’homme et de la société.

 

 

« Peut-on envisager une éducation de type moderne en Islam ?

– Poser la question de cette manière n’est pas correct parce que le mot « islam » est trop général aujourd’hui. À quoi se réfère-t-il exactement ? Est-ce un système de croyances et de non-croyances, à un corps de doctrines théologiques, à un code éthico-juridique, ou à ses expressions culturelles variées selon les pays et les groupes ethnoculturels répandus à travers le monde ? On ne peut mélanger tous les niveaux, comme le fait la pratique actuelle des discours militants répercutés par la littérature politologique et les médias. Il est donc préférable, de parler de contextes islamiques.

En matière d’éducation en contextes islamiques, il faut distinguer l’éducation religieuse proprement dite et l’enseignement des disciplines scientifiques, plus ou moins conditionné par un cadre de pensée théologique. Dans la période classique (750 – 1258), l’enseignement religieux a bénéficié de la pluralité d’écoles théologiques, juridiques, mystiques ; progressivement, des traditions fixées dans des manuels se sont imposées à l’extérieur de chaque école. Aujourd’hui, le même enseignement religieux est étatisé et introduit dans l’école publique obligatoire, gratuite, mais fort éloignée de la neutralité laïque. Les maîtres chargés de cet enseignement n’ont accès qu’à des fragments insignifiants, parfois dangereux, d’une théologie popularisée depuis le siècle.

Une éducation plus centrée sur la connaissance philosophique s’est répandue aussi à l’époque classique, comme en témoignent les ouvrages de Miskawayh et de Ghazali (tous deux du XIe siècle). Cette ligne philosophique a été abandonnée après la mort d’Averroès (1198). Aujourd’hui, l’idéologie nationaliste, relayée par l’idéologie islamiste, a accentué le fossé entre sciences exactes étudiées comme en Occident et sciences sociales et humaines fortement contrôlées par plusieurs États-nations-partis.

 

– Mais existe-t-il en dehors de cette idéologie islamiste des points de repère en matière d’éducation ?

            – Les points de repère riches d’enseignements sont tous situés dans la période arabe classique, c’est-à-dire la période médiévale en Europe. Les musulmans aiment à s’y référer pour opposer leurs richesses intellectuelles à un Occident fier de sa modernité. Ce débat et cette attitude vis-à-vis d’un passé lointain pèsent lourdement sur l’enseignement de l’histoire aujourd’hui. En vérité, il convient d’admettre que tout ce qui s’est passé dans la pensée moderne en Europe depuis le XVIe siècle est rigoureusement inconnu de la pensée en contexte islamique. Le fait est qu’on ne peut faire référence à des auteurs en contexte islamique classique que par curiosité historique et surtout pas en tant que références applicables aujourd’hui. Il y a donc un vrai travail de réévaluation à accomplir. Comment investir des outils modernes vis-à-vis d’un public scolaire qui plonge justement dans le désordre sémantique créé par l’idéologie nationaliste et islamiste dans les sociétés qui se disent musulmanes ? Comment débroussailler un terrain occupé par des idées fausses avant même d’installer un certain nombre d’idées modernes au sujet de l’éducation ?

            À la Sorbonne, je suis confronté aux résistances de certains de mes étudiants, largement influencés par des auteurs qui ont reçu un enseignement fortement marqué par l’apologétique de l’islam et de la nation arabe. C’est contre cette vision qu’il faut lutter aujourd’hui si l’on veut introduire une approche nouvelle d’un enseignement moderne qui serait donné à un auditoire caractérisé par le pluralisme ethno-culturel, et la nécessité démocratique de respecter toutes les convictions et les positions cognitives.

 

– Face aux problèmes que peuvent poser les jeunes d’origine maghrébine en France, faut-il leur fournir un enseignement sur l’islam ?

            – Il est hors de question dans le contexte français, où l’école est laïque, d’enseigner l’islam sous ses expressions « orthodoxes » destinées à conforter les croyances propres à une communauté. Je vois mal comment on pourrait enseigner l’islam dans un pays qui a exclu même l’enseignement du fait religieux. En revanche, ce qu’il faut défendre en France, c’est un enseignement de l’histoire comparée des religions et, bien entendu, celle des trois religions monothéistes qui sont le plus représentées dans le contexte européen. Il s’agit là d’une nécessité scientifique et culturelle.

            En éliminant tout ce qui est religieux, l’État laïciste a éliminé une partie considérable de la culture de chacun, de son histoire culturelle, intellectuelle et artistique. Ce n’est pas de la neutralité, mais de l’atrophie culturelle et intellectuelle, si bien que nombre de Français sont aujourd’hui analphabètes en matière d’histoire des religions.

            On a supprimé les outils les plus élémentaires pour comprendre des données millénaires qui ont marqué profondément toutes les sociétés et les cultures dans le monde. La laïcité comprise de façon militante s’est traduite en France par l’élimination totale de la pensée théologique, qui est pourtant une activité intellectuelle aussi intéressante et aussi instructive que l’activité philosophique. Si on introduit une histoire comparée des religions, le musulman de France sera immédiatement transformé dans sa perception de ce qu’il appelle l’islam. Nos « beurs » partagent l’ignorance générale, qui est une ignorance institutionnalisée et transmise par l’institution éducative telle qu’elle a été définie par la IIIe République.

 

– Les pays du Maghreb n’ont pas suivi le même chemin en introduisant l’enseignement de la religion dans leurs programmes, et le résultat est pourtant loin d’être positif…

– Ces pays ont également enseigné une ignorance institutionnalisée payée par l’État, consignée par les programmes officiels et perpétuées par un grand nombre d’enseignants improvisés qui n’ont pas été formés à l’histoire de la pensée islamique. Que n’a-t-on pas lu et entendu au sujet par exemple des chrétiens et des juifs, dont le Coran a beaucoup parlé en des termes qui méritent une relecture moderne, tenant compte de la critique historique. Nous avons enseigné officiellement dans nos écoles, après les indépendances, une ignorance institutionnalisée à propos de l’islam lui-même et des autres religions. Cet enseignement a produit des esprits fortement conditionnés à propos de la notion même de vérité religieuse et de la place de l’islam devant les autres systèmes de vérité. Ce qui est enseigné à propos de l’Islam n’a rien à voir avec ce que les penseurs musulmans ont enseigné pendant la période classique.

 

– Pour en revenir à la France et à sa population d’origine maghrébine, on parle tout de même d’un « besoin d’islam ».

            — Je pose la question sous un angle culturel : comment donner des réponses adéquates à des demandes légitimes des musulmans qui vivent en France, sachant. Que, s’ils savent multiplier des demandes cultuelles, ils ne parviennent pas à articuler des demandes culturelles et intellectuelles modernes ? Il ne faut pas faire aussi l’erreur d’englober des populations ethnoculturelles et nationales différentes d’origine musulmane sous l’étiquette « islam ».

            L’État français, jacobin, centralisateur, a déjà fait prévaloir la construction de l’unité nationale sur le respect des cultures et des langues locales depuis la Révolution. Voyez la situation actuelle de la Corse. Sur le continuent, des régions comme la Bretagne, la Savoie, la Provence, l’Alsace sont « assimilées » dans le creuset de la nation française. Politiquement et philosophiquement, l’État français n’est donc pas préparé à répondre adéquatement à des demandes culturelles qui favoriseraient des « identités » arabe, turque, berbère, algérienne… Cela veut dire qu’il faut entamer un débat riche, ouvert sur l’avenir pour déterminer les évolutions nécessaires de l’État-nation européens dans un espace européen plus large, et la place des cultures nombreuses qui veulent s’affirmer et vivre au sein de cet espace. On voit que les revendications des Maghrébins, des Corses, des Africains… ne peuvent être prises en charge que dans un cadre renouvelé des rapports entre États de droit et sociétés civiles. En participant activement à la recherche de solutions, les musulmans de France et d’Europe auront la chance de traverser des étapes historiques pleines d’enseignements pour des orientations semblables en contextes islamiques.

 

– Vous proposez donc une autre forme d’intégration ?

            – Mon approche d’un pluralisme culturel affecte ainsi la conception de l’intégration à la manière de la IIIe République. Pour moi, l’intégration doit être pensée et construite dans le cadre d’une anthropologie politique, culturelle et religieuse qui reste elle-même à élaborer sous la pression grandissante des demandes « d’identité ». Il ne s’agira pas de céder à un relativisme généralisé des valeurs et des différences revendiquées dans chaque cas : une réévaluation critique de toutes les formulations identitaires sera aussi une tâche centrale permanente de l’anthropologie évoquée ici. Le conservatisme, le dogmatisme, les rigidités doctrinales ne sont pas uniquement du côté des religieux, on peut trouver ces traits même dans certaines postures de la raison moderne. C’est en tout cas dans cet effort de la pensée, tendu vers l’identification de solutions universalisables, porteuses d’avenir pour l’émancipation de la condition humaine, c’est dans cette direction que je m’efforce d’inscrire les contributions de toute pensée liée à un contexte islamique. »

 

Propos recueillis par Mohammed et Akram Belkaïd

 

(1) Mohamed Arkoun est notamment l’auteur de L’Humanisme arabe aux IVe/Xe siècles (Vrin, 1982), Essais sur la pensée islamique, Pour une critique de la raison islamique (Maisonneuve-Larose, 1984), Ouverture sur l’islam (J. Grancher, 1992).

mardi 11 février 2014

UN VIAJE AL PAÍS DE TODOS LOS EXILIOS Y NOSTALGIAS POSIBLES

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RETOURS EN ALGÉRIE, DE AKRAM BELKAÏD
UN VIAJE AL PAÍS DE TODOS LOS EXILIOS Y NOSTALGIAS POSIBLES
Atalayar n°6, septiembre (septembre) 2013
David Alvarado

El último libro de Akram Belkaïd versa sobre varios retornos.
El suyo, por supuesto, pero también el de otros franceses,
antiguos repatriados del contingente de pied-noirs que
tuvieron que abandonar el país tras la proclamación
de la independencia argelina. Un libro polifónico y,
paradójicamente, intimista, que narra de un modo un tanto
particular la Argelia de hoy, a través del prisma de Belkaïd,
pero también a través de las preguntas y comentarios
pertinentes de todos los participantes en tan particular
periplo. Una obra plagada de sentimientos no limitada a la
emoción. Belkaïd va más allá, adentrándose en el terreno
del análisis, buscando indagar hacía donde se dirige el país
de su infancia.
DAVID ALVARADO

“J’ai quitté mon pays, j’ai quitté ma maison, ma vie, ma triste
vie se traîne sans raison”, cantaba hace ya medio siglo Enrico Macías
evocando el drama de tantos franceses que, al igual que él,
con la independencia, se vieron obligados a abandonar su país,
Argelia. Un primer éxodo al que hay que unir el de los miles de
argelinos que en la década de los noventa del pasado siglo huyeron
de la guerra civil y las amenazas islamistas. Akram Belkaïd,
periodista y ensayista nativo de Argel pertenece a estos últimos.
Refugiado en París desde 1995, este economista de formación
vuelve en 2012 sobre el rastro de su historia argelina, acompañado
de un grupo de lectores del semanario católico La Vie, piedsnoirs
e hijos de repatriados. Con todos ellos Belkaïd recorre el
país de su infancia y juventud, desde Tlemcén hasta Orán, desde
Constantina hasta Annaba, desde Tibhrine hasta Argel, tomando
el pulso a una tierra que despierta en tan particulares viajeros
todo tipo de sensaciones y fantasmas.
Cuando los actores de los dos exilios se encuentran en el aeropuerto
de Orly y ponen rumbo a su tierra natal se inicia el viaje
de todas las nostalgias y regresos posibles. Retours en Algérie (‘Retornos
en Argelia’) es un cuaderno de viaje, lleno de testimonios,
que sucede durante el cincuenta aniversario de la independencia
argelina. Una onomástica a caballo entre la esperanza que destila
esa gran masa joven de población llena de energía y la decepción
de un pueblo que ya no cree en los grandilocuentes lemas llegados
con la “libertad” de Francia. Akram Belkaïd nos presenta un
emotivo relato que describe el encuentro entre franceses avergonzados
de su pasado colonizador y argelinos que se avergüenzan
de su presente de “país rico con población pobre”, franceses
que sueñan con Argelia y argelinos que sueñan con Francia. Un
viaje de múltiples emociones, donde cada uno encuentra su particular
historia argelina. “A pesar de todos los exilios no tenemos
más nacionalidad que nuestra infancia”, destaca Belkaïd.

"Los contactos son calurosos, espontá-"
"neos, carentes de hipocresía. El argelino es rudo pero acogedor,  quizás uno de los últimos pueblos del mundo aún no pervertido por el turismo de masas, ha- biendo guardado así una cierta inocencia, frescura y sinceridad. “En el grupo nadie defiende a la Argelia francesa”, apunta el narrador. Y se evoca la explotación de in- dígenas, la acción de los paramilitares o las masacres de civiles del Frente de Li- beración Nacional. No obstante, también se señala cómo precisamente los colonos trajeron  colegios,"
"car reteras  y hos - pitales .  “ ¿ Y  q u é h a b é i s h e c h o c o n vuestra  indepen - dencia?” ,  l a n z a n los compañeros de ruta de Belkaïd, po- niendo en eviden- cia que Argelia está sucia, descuidada, carece de servicios y n a d i e c u i d a d e los  espac ios  pú - blicos ni del bien común.  El propio a u t o r  a r r e m e t e contra “sus” élites argelinas, corrup- tas e incompeten-"
"tes, que compran una relativa paz social"
"-salpicada de innumerables  protestas y disturbios- gracias a los pingües ingresos"
"derivados de los hidrocarburos."

"Belkaïd y sus compañeros  observan"
"como los obreros chinos trabajan en la construcción de la gran autopista que atraviesa el país de este a oeste, mientras que millones de argelinos se encuentran en paro. Incontables chinos, laboriosos y eficaces, que realizan así sus primeros pinitos como nuevos colonos en el país magrebí. “¿Estará el argelino predeter- minado a ser colonizado?”,  se pregunta el autor. Toda la historia de esta tierra se resume en una sucesión de colonizadores:"
"romano, árabe, español, otomano, francés... En la descripción que Belkaïd hace de su propio pueblo se percibe una cierta pasividad, un fatalismo intrínseco al ser argelino, melancólico y soñador, pero harto conformista. Belkaïd prefiere insistir en la “energía” de la juventud y de las mujeres, estimando que en ellas se encuentra el porvenir. Poco a poco el viaje toca a su fin. Los pieds-noirs jubilados han vuelto entre emoción y des- ilusión, entre la alegría del reencuentro con la tierra de su infancia y la tristeza de verla"
"tan descuidada. Al igual que el autor."
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"Retours en Algérie"
"Editions Carnetsnord, París, 2013"
"ISBN: 9782355360718"
"224 páginas"


"1.- Argel, la ""Ciudad Blanca"""
"""El coche se extirpa por fin del atasco provocado por un control de policía y desemboca sobre la fachada marítima. La bahía está ahí, majestuosa,"
"bañada de una luz resplandeciente. La montaña a la cual se agarra la Ciudad Blanca parece flotar debajo de una gran alfombra de mármol azul."
"Se desprende de ella una potencia tranquila, indiferente al hormigueo de hombres y máquinas. Tengo un nudo en la garganta y el corazón me bate apresurado. ¿Qué puedo decir? Es la primera vez que vuelvo a Argel desde"
"junio de 1995""."

"2.- Un viaje arriesgado"
"""Estos viajes del recuerdo se hacen en ocasiones contra el consejo del resto de la familia. En el grupo que me acompaña algunos me han confesado haber ocultado el viaje"
"a su entorno o haber escondido su destino verdadero. Otros debían aportar noticias todas las noches a"
"una familia inquieta, que juzgaba este desplazamiento inconsecuente. '¿Has hecho tu testamento?' '¿Tú quieres que te degüellen o qué?' '¿No vengas luego"
"a quejarte si te secuestran?' 'A tu edad,"
"¿encuentras esto razonable?' Estas son algunas de las frases narradas por mis"
"compañeros de ruta."""

"3.- El drama de la guerra de"
"independencia"
"""(...) Sé que la guerra de Argelia fue también la de familias francesas,"
"a menudo humildes, pobres, que la insurrección de mi pueblo ha enlutado, mientras Francia estaba borracha de la sociedad de consumo. También sé que decenas de miles de los llamados a filas no habían pedido nada a nadie y que pagaron este conflicto con la muerte de su alma y"
"su cuerpo. Una dura vuelta al país que fue el suyo ya que nadie, o casi, quería"
"saber lo que había vivido y soportado""."

"4.- País rico, población pobre"
"""Millones de jóvenes argelinos están desempleados, con sus talentos sin explotar, acechando el límite de la vejez. ¿Podrán casarse? ¿Tendrán"
"hijos? ¿Quién pagará sus jubilaciones? Es un hecho, Argelia desperdicia sus fuerzas vivas, las incita a abandonar"
"el país, a embarcar en cáscaras de nuez o a soñar con un visado. Es incomprensible y exasperante, ya que todos los ingredientes del boom"
"económico, el que puede dar empleos a la mayoría, están ahí. El país"
"tiene agua, tierras agrícolas, brazos, cerebros, energía barata, dinero e incluso una diáspora consecuente que podría invertir. Y no obstante, el país permanece anquilosado en las profundidades del ranking mundial del índice de desarrollo humano. Un"
"país rico con una población pobre."""

"5.- Recogimiento en el"
"monasterio de Tibhrine"
"""Ni un sólo ruido. Incluso el piar de"
"los pájaros parece haberse suspendido de repente, o quizás es el zumbido de mis orejas el que me impide oír a la naturaleza que se manifiesta siempre"
"en los cementerios. Estamos en los bajos del monasterio de Tibhrine, unos cien kilómetros al sudoeste de Argel, en pleno corazón de las montañas de Medea."
"Es un pequeño claro donde flotan los olores a pino, mora, salvia y menta silvestre. Nos recogemos, con un nudo en la garganta y el pecho palpitante, ante siete tumbas, cada una de ellas con un"
"pequeño bloque de mármol blanco."""
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"ENTREVISTA AKRAM BELKAÏD"
"“Argelia es un país que sufre, con muchos problemas, pero donde la energía de la juventud es impresionante”"

> ¿En qué circunstancias dejó usted su país y cómo ha sido la vuelta?
Tuve que dejar Argelia en junio de 1995 porque la situación era insostenible. Como
periodista es inútil recordar el día a día de la prensa en aquel entonces, y el de los argelinos
en general. Mi primer retorno fue en 2009. Desde entonces ha habido una sucesión
de estancias, más o menos cortas, hasta el viaje del que doy cuenta en el libro. Y cada
vez los mismos sentimientos mitigados. La alegría del reencuentro con mi país natal y
la tristeza, y la cólera, de ver que nada cambia, o casi.

> ¿Qué trata de plasmar en Retours en Algérie?
Es un libro que habla de varios retornos. El mío, por supuesto, pero también el de
otros franceses, antiguos repatriados del contingente de pied-noirs, sus hijos, o gente
que trabajó en Argelia hasta la proclamación de su independencia, en 1962. Retours
en Algérie cuenta de un modo un tanto particular la Argelia de hoy en día, a través de
mi prisma, pero también a través de las preguntas y comentarios pertinentes de todos
los que participaron en este viaje.

> ¿Fue la visita a Tibhrine, donde varios monjes fueron violentamente asesinados
por las huestes islamistas, un momento importante de la peregrinación?
Sí. Fue un gran momento, intenso y emotivo. La suerte terrible de estos monjes ha
traumatizado a muchos argelinos. Y aún hoy es motivo de discordia, de rumores e incluso
de enfrentamientos ideológicos. Yo por mi parte tenía especial interés en acudir
y homenajear modestamente a estos hombres que compartieron la terrible suerte de
miles de argelinos. En el libro también cuento la emoción vivida por muchos de los
componentes de la expedición ante sus tumbas.

> ¿Cómo definiría su obra? ¿Es una guía de viajes, un manifiesto político para el
cambio en Argelia, una suerte de monografía catártica con un fin terapéutico?
Es un cuaderno de viaje, sin más. En este cuaderno plasmo lo que pienso en el momento
preciso en que transcurren las cosas. Es una descripción de la Argelia de hoy en
día, de lo que me inspira el actual estado de cosas, de las reminiscencias que provoca
el contacto con el país que un día tuve que dejar, el país de mi infancia. En definitiva
un país con muchos problemas, que sufre, pero donde la energía de la juventud es
impresionante. !
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mercredi 18 janvier 2012

VIENT DE PARAÎTRE : La France vue par un blédard

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Pour information :

VIENT DE PARAÎTRE

La France vue par un blédard

Chroniques
de Akram BELKAÏD
184 pages au format 14 x 21 cm broché
ISBN : 978-2-84924-259-9 - 18,00 euros



4° de couverture

Pourquoi les oeufs durs ont-ils disparu des comptoirs des bistrots parisiens ? Que penser des polémiques récurrentes à propos de la burqa ou de l’islam en France ? Les Françaises sont-elles toujours aussi élégantes ou sont-elles désormais abonnées au mauvais goût mondialisé ? Le débat sur l’identité nationale, la téléralité et la com’ au service des politiciens sont-ils en train d’empoisonner l’âme républicaine française ? Combien de Français savent que la nèfle est un fruit emblématique de la Méditerranée ? Quelles sont les motivations de celles et ceux qui bravent les interdits pour défendre les sans-papiers ? Voilà autant de sujets abordés depuis 2005 par Akram Belkaïd dans sa Chronique du Blédard, publiée chaque semaine dans Le Quotidien d’Oran. Analyses, cris du coeur ou indignations, scènes de la vie quotidienne décrites avec humour, entretiens restitués sous la forme de monologues : ces textes subjectifs et, souvent personnels, décrivent à leur manière l’évolution de la société française. Les cinquante-six chroniques sélectionnées pour le présent ouvrage en apprendront autant à des lecteurs français qu’algériens.



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