Lignes quotidiennes

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Dernier ouvrage paru : Pleine Lune sur Bagdad : http://pleinelunebagdad.blogspot.fr/

mercredi 19 juillet 2017

« Le Caire Confidentiel », ou les abîmes de l’Égypte

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Horizons arabes (Les blogs du "Diplo")
Akram Belkaïd, 17 juillet 2017



© Port au Prince Pictures




Une fois n’est pas coutume, il n’y a pas débat ou presque. Disons-le d’emblée, Le Caire Confidentiel, du réalisateur suédo-égyptien Tarik Saleh, est un film noir très réussi (1). En France et à l’étranger, la critique l’a reconnu de manière quasi unanime. C’est peut-être même la première fois qu’une fiction de ce type se déroulant au cœur du monde arabe – en Égypte, en l’occurrence –, et mettant en scène des personnages arabes, atteint une telle dimension universelle. On reviendra sur quelques imperfections de cette œuvre cinématographique qui fera date et sur les questions qu’elle peut poser, mais résumons d’abord l’intrigue.

La suite est à lire ici

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samedi 15 juillet 2017

"Pleine Lune sur Bagdad" in Afrique Magazine

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La chronique du blédard : Un 14 juillet 1953 à Paris

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Le Quotidien d’Oran, jeudi 13 juillet 2017
Akram Belkaïd, Paris


Il y a plus de dix ans, alors qu’il menait une enquête sur la tuerie du métro Charonne à Paris (8 février 1962,  huit victimes des violences policières lors d’une manifestation anti-OAS, toutes syndiquées à la CGT et, à une exception près, membres du Parti communiste), le réalisateur et documentariste Daniel Kupferstein entend parler pour la première fois d’un massacre policier oublié. Ce dernier a eu lieu à Paris, le 14 juillet 1953, autrement dit plus d’un an avant le déclenchement de la Guerre d’indépendance (1er novembre 1954).  Et, surtout, longtemps avant les tueries du 17 octobre 1961 et du 8 février 1962 dans la capitale française. Déjà auteur de « Dissimulation d’un massacre » (2001) sur la sanglante répression d’octobre 1961, et après avoir réalisé « Mourir à Charonne, pourquoi ? » (2010) Kupferstein s’est donc attelé à mettre à jour ce drame que la mémoire collective franco-algérienne a longtemps refoulé. Il en a tiré un documentaire (2014) puis un livre paru cette année (*).

Les faits sont les suivants. Le 14 juillet 1953, un défilé social a lieu à Paris à l’initiative notamment de la CGT. Ouvrons ici une parenthèse en relevant que ce type de manifestation a longtemps été une tradition (elle fut instaurée à l’époque du Front populaire). Aujourd’hui, la mémoire de gauche a complètement oublié cette mobilisation, le 14 juillet n’étant plus que l’occasion d’une parade militaire… Fin de la parenthèse.

Ce 14 juillet-là, le cortège part donc de Bastille en direction de la place de la Nation. Dans cette procession réunie autour de mots d’ordre sociaux et syndicaux, il y a plusieurs milliers de militants du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD). Certains d’entre-eux brandissent un drapeau algérien. D’autres, ont collé à leur veston, la photographie imprimée ou ronéotypée de Messali Hadj, le grand dirigeant nationaliste alors emprisonné. « Au total, note l’auteur, ils sont entre 6 000 et 8 000, soit plus d’un tiers de la totalité des manifestants. Ils défilent derrière un grand portrait de leur dirigeant Messali Hadj, rangée par rangée en ordre serré, presque militaire, et encadré par un service d’ordre repérable à ses brassards verts. » Parmi les slogans que cite le livre : « A bas le colonialisme ! Nous voulons l’indépendance ! », « Peuple de France, en défendant tes libertés tu défends les nôtres ! » et « Libérez Messali Hadj ! Libérez Bourguiba ! »

A la place de la Nation, des heurts avec les forces de l’ordre ont lieu. Face à des manifestants pacifiques qui ont reçu pour instruction du MTLD de ne porter aucune arme, la police ouvre le feu à balles réelles et tire froidement à l’horizontale. Sept hommes sont tués, six nationalistes algériens et un militant CGT. Les blessés se comptent par dizaines. Abdallah Bacha (25 ans, né à Agbadou), Larbi Daoui (27 ans, né à Aïn Sefra), Abdelkader Draris (32 ans, né à Djebala), Mouhoub Illoul (20 ans, né à Oued Amizour), Maurice Lurot (41 ans, né à Montcy-Saint-Pierre), Tahar Madjène (26 ans, né au Douar Harbil) et Amar Tadjadit (26 ans, né au Douar Flissen) sont les victimes de ces meurtres dont les auteurs ne seront jamais identifiés et encore moins inquiétés. Car, quelques années plus tard, un juge d’instruction soldera son enquête par un non-lieu.

Lire l’ouvrage de Kupferstein, c’est revisiter une période mal connue, celle qui a précédé le déclenchement de la Guerre d’indépendance. On réalise que l’émigration algérienne a été à la pointe de la revendication nationaliste. Qu’elle subissait déjà la répression, les arrestations et les tracasseries de l’administration. On se rend compte aussi de la prégnance de la violence policière et l’on apprend, au passage, que c’est l’époque où certains policiers écartés pour collaboration avec l’occupant allemand ont été réintégrés. C’est aussi une période où la gauche française, notamment communiste, est bien en peine de se déterminer par rapport aux mots d’ordre anticolonialistes. Si la base est, en grande majorité solidaire des revendications algériennes ou maghrébines, les appareils sont dans une position bien plus ambiguë.

Cette ambiguïté explique, en partie, pourquoi ce massacre a été oublié. Très vite, le Parti communiste français, tout comme la CGT, ne savent pas très bien « quoi faire » de ces sept morts (presqu’autant que la tuerie de Charonne qui est au pinacle de la mémoire de gauche) dont six sont des nationalistes algériens, militants d’un parti qui a rompu les ponts depuis longtemps avec le PCF. Une grève massive dans la fonction publique en août 1953, puis les violences liées à la Guerre d’Algérie vont aussi contribuer à reléguer ce drame dans les oubliettes. Un refoulement dû aussi au fait que la tuerie a eu lieu « avant » la Guerre d’Algérie et qu’elle ne saurait donc être excusée par le désormais habituel discours révisionniste qui consiste à renvoyer dos-à-dos violence coloniale et violence du Front de libération nationale (FLN). Le 14 juillet 1953, la police française a délibérément tué des « Arabes » qui manifestaient de manière pacifique pour leurs droits. Un fait annonciateur de tant d’événements qui ont suivi.

En France, la famille de Maurice Lurot, tombé pour les droits sociaux mais aussi pour la justice en Algérie, n’a jamais obtenu réparation. En Algérie, et selon l’enquête de Daniel Kupferstein, les six victimes nationalistes – elles reposent toute dans leur terre natale - n’ont jamais bénéficié de la moindre reconnaissance officielle de l’Etat algérien ou de l’organisation des anciens moudjahidine. Sans même s’en indigner, faut-il vraiment s’en étonner ?


(*) Les balles du 14 juillet 1953. Le massacre policier oublié de nationalistes algériens à Paris. Préface de Didier Daeninckx, La Découverte.

La chronique du blédard : Bagnole, vélo et piéton

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Le Quotidien d’Oran, jeudi 6 juillet 2017
Akram Belkaïd, Paris

Comment se fâcher avec des amis ? Les réponses à ces questions sont nombreuses. On peut, par exemple, dire tout le mal qu’on pense de Bachar Al Assad, ne rien lâcher à son sujet, et se prendre en retour une volée de bois vert au nom d’un anti-impérialisme à deux sous ou d’un conspirationnisme dont on n’avait pas pris conscience jusque-là. On peut aussi amener la discussion sur Macron et ses vacuités intellectuelle, politique et éthique et se rendre compte que l’ami, un autre, pas le même que le pro-chabiha, fait partie des cohortes d’« enmarcheurs » alors qu’on pensait qu’il avait gardé quelques tendresses pour l’internationalisme et la dictature du prolétariat.  Mais il est des sujets tout aussi clivants, du moins en apparence, même s’ils sont bien plus légers.

Parmi eux, il y a la question de la place du vélo dans Paris. Je sais, le thème est totalement décalé par rapport à une actualité des plus sombres. Mais offrons-nous, de temps à autre, quelques moments de légèreté voire de futilité. Ceci dit, l’affaire est sérieuse et elle peut provoquer de vraies colères et même des ruptures. Elle concerne une « guerre » sans merci qui oppose adeptes de la petite reine aux automobilistes mais aussi, et c’est là où l’affaire se corse, aux piétons. Utiliser un vélo est une bonne manière d’échapper à la promiscuité malodorante du métro, à la lenteur chaotique des bus dont les conducteurs usent et abusent des freins, et, pour finir, aux embarras de Paris, comprendre une circulation dense, malaisée y compris – c’est un grand exploit de la mairie – le dimanche après-midi…

Mais pédaler sur le bitume c’est aussi risquer en permanence sa vie. Au-delà de son image de grand pôle touristique mondial, la capitale française est surtout une petite ville aux rues étroites. Desservi par la géométrie des lieux, le cycliste qui s’y aventure sait que les automobilistes, et plus encore les chauffeurs de bus ou de camionnettes de livraison, ne lui feront aucun cadeau. Il sera tassé, délibérément bloqué, frôlé, tangenté, parfois tabassé ou, du moins, copieusement insulté, et même blessé, voire pire. Comme le rappelle un blogueur, « entre janvier 2010 et octobre 2016, 18 cyclistes ont perdu la vie à Paris. Dans 8 cas, un poids-lourd (camion ou autocar) fut impliqué. Six de ces huit morts firent l’objet d’articles dans la presse. Pour les 12 autres : rien. Biais médiatique énorme. » (*) Militant de la cause vélocipédique, Emmanuel, c’est par ce seul prénom que se présente le dit blogueur, oublie de mentionner que le nombre de piétons écrasés ou percutés est pratiquement égal au triple de la triste statistique qu’il cite.

Pour échapper aux dangers de la circulation, un nombre croissant de cyclistes se réfugie sur les trottoirs. Au risque de percuter des piétons qui se croyaient à l’abri. Habitude héritée de son vécu algérois et du refus de dépendre des fantomatiques bus de la Régie Syndicale des Transports Algérois (RSTA, devenue Entreprise de Transports Urbains et Suburbains d’Alger avec pour slogan « Etusa partout, Etusa pour tous »…), le présent chroniqueur est un marcheur acharné (et non un « enmarcheur » encarté, tient-il à le repréciser). Il peut citer des dizaines d’exemples de cycliste roulant à vive allure sur un trottoir, persuadé en bon abruti qu’il est (ou qu’elle est) de son bon droit de sauveur (sauveuse) de la planète. On avait déjà le ridicule des bobos, hommes et femmes, à trottinette, il faut désormais garder à l’œil les cousins de Richard Virenque (vous savez, le coureur jadis dopé à « l’insu de son plein gré »…

Le pire, pour le piéton, c’est lorsqu’il s’aventure sur une voie cycliste. Insultes, regards noirs, et menaces du pédaleur ou de la pédaleuse qui s’écartent au dernier moment, histoire d’infliger une belle frayeur au bipède distrait. Pourtant, la loi est claire. Les voies cyclistes sur trottoir ne sont pas interdites aux piétons. Plus important encore, l’usager le plus faible est toujours considéré comme prioritaire. Face à un piéton, le cycliste doit donc s’arrêter, s’incliner (et la fermer). Et dans une rue piétonne, le cycliste est aussi censé rouler au pas ou mettre pied à terre. Mais, cela, c’est la théorie et la contribution décisive à la diminution des émissions carbone donne tous les droits…

Entre piétons et cyclistes, il y a aussi une lutte implicite pour garder le privilège du droit à faire n’importe quoi. Jusque-là, les premiers se distinguaient par une indiscipline chronique comme, par exemple, traverser au dernier moment et en dehors du passage protégé ou lorsque le feu est vert (afin de faire enrager l’automobiliste). Mais voilà que les seconds s’y mettent aussi. Ils grillent les feux rouges, roulent sans casque et la loi leur permet même de prendre les sens interdits. Il y a quelques temps, un ami me confiait l’étrange sentiment de colère qu’il éprouvait au spectacle d’un couple de cyclistes ne respectant pas le feu rouge. Il était loin d’eux mais cette désinvolture mouvante l’avait exaspéré. Tout comme m’irrite le spectacle de ces hommes et femmes à la pédalée incertaine ou visiblement novice. Vélos qui tanguent, selles trop basses, jambes écartées qui moulinent sans grâce dans les côtes : cette vulgarité visuelle ajoute un peu de laideur supplémentaire à la ville.

Cette guéguerre n’existerait pas si les voitures étaient moins nombreuses à Paris. C’est ce que cherche à obtenir la mairie qui multiplie les mesures pour décourager les automobilistes à l’image de ces quartiers où la multiplication des sens interdits peut rendre fou le conducteur qui s’y aventure pour la première fois. Mais le problème est bien plus complexe. En matière de transports urbains, l’Ile de France est une région sous-développée. Quand on habite en banlieue plus ou moins lointaine, la meilleure manière d’aller à Paris reste la voiture. Autrement dit, la bagnole continuera de rouler vite dans les rues de la capitale et les sauveurs et sauveuses de la planète feront payer aux piétons les tracas qu’eux-mêmes subissent.

(*) « Les cyclistes se cachent pour mourir », http://www.sortirdeparisavelo.fr/blog
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Nouvelles du monde arabe : Entretien avec Akram Belkaïd (Pleine lune sur Bagdad)

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DIACRITIK


— LE MAGAZINE QUI MET L'ACCENT SUR LA CULTURE —

Jeudi 13 juillet 2017




Akram Belkaïd, journaliste algérien, vient de faire paraître aux éditions Erickbonnier dans la collection « Encre d’Orient », un recueil de quatorze nouvelles dont le point de jonction est le 20 mars 2003, « la nuit de pleine lune » où les États-Unis ont déclenché l’invasion de l’Irak pour renverser le pouvoir en place. Se positionnant dans différents pays et villes du Maghreb au Machrek, il saisit des situations et des personnages très divers pour faire vivre aux lecteurs le quotidien d’Irakiens, de Palestiniens, de Saoudiens, de Koweïtiens, de Syriens, d’Algériens, de Jordaniens, de Libanais, de Marocains, de Tunisiens qui ont vécu, les uns et les autres, cette irruption brutale de l’intervention américaine. Chaque nouvelle réserve une place la poésie dont on sait qu’elle est un genre majeur dans la civilisation arabe et en valorise l’élément métaphorique le plus utilisé, la lune. Certains poètes reviennent comme Nâzik al-Malâïka, Mahmoud Darwich ou Mohammed Dib. La poésie n’est pas citée comme ornement : elle est profondément inscrite dans la vie et la culture des personnages mis en scène. Le choix du sujet de chaque nouvelle est fait pour donner une information mais aussi pour créer un décalage entre le lecteur et sa représentation de ces sociétés.

La suite est à lire ici : Nouvelles du monde arabe : entretien avec Akram Belkaïd
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lundi 3 juillet 2017

L’euro, ce survivant

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Le Quotidien d'Oran, mercredi 28 juin 2017
Akram Belkaïd, Paris

Les pro-euros ont-ils gagné la bataille ? Un an après la décision des électeurs britanniques de faire sortir leur pays de l’Union européenne (UE), il semble bien que la monnaie unique ait repris des couleurs, et pas simplement sur le marché des changes où son appréciation face au dollar continue d’alimenter les analyses.

En début de semaine, lors de l’ouverture de la quatrième édition du forum annuel de la Banque centrale européenne à Sintra (Portugal), le président de l’institution monétaire Mario Draghi, a ainsi estimé que «les cris en faveur de la disparition de l’Union européenne et de l’euro sont désormais à peine plus audibles que des chuchotements». Autrement dit, l’euro est toujours là malgré les Cassandres qui annoncent régulièrement sa disparition prochaine.

L’erreur de Friedman

L’affaire n’est pas nouvelle. En 1996, le célèbre économiste américain Milton Friedman avait jugé impossible la naissance de l’euro. La suite lui a donné tort puisque la devise européenne est née en 1999 pour les transactions financières et en 2002 sous sa forme fiduciaire. L’inspirateur des politiques économiques néolibérales avait alors avancé des arguments qui sont encore repris aujourd’hui. Pour lui, une union monétaire était impossible sans une union politique. L’Europe n’ayant pas opté pour la voie fédérale et ses membres refusant d’harmoniser leurs politiques économiques, fiscales et budgétaires, la cohérence d’une monnaie commune lui paraissait bien fragile.

Le débat a été relancé en 2010 après la crise financière de 2008, avec la crise de la Grèce et les conséquences d’endettements publics trop importants de pays membres de la zone euro (Espagne, Irlande). La réponse institutionnelle de l’Europe paraissait trop faible et son manque de solidarité interne, matérialisé par l’extrême fermeté de l’Allemagne à l’égard d’Athènes, était pointé du doigt. Avec ces faiblesses structurelles, on a vu refleurir des analyses alarmistes à propos de l’inéluctable disparition de la monnaie unique. Le Brexit a donné encore plus d’arguments aux pessimistes d’autant que l’Union européenne n’a guère avancé dans la refonte de ses institutions. Les rivalités entre Etats perdurent et le cas du Luxembourg a mis en évidence la compétition fiscale féroce qui oppose les membres de l’Union économique et monétaire.

Et pourtant l’euro est toujours là. En mai dernier, le Front national dont la campagne électorale a été bâtie autour de l’abandon de cette monnaie n’a pu remporter l’élection présidentielle et a enregistré un score décevant (pour ses militants et responsables) lors des législatives un mois plus tard. Au-delà de l’attachement des Européens pour leur monnaie, comment expliquer une telle résistance de l’euro dans de telles faiblesses structurelles ? Il faut revenir à la formulation du constat prédictif pour trouver des éléments de réponse. On dit souvent que l’euro est menacé parce qu’il n’y a pas suffisamment d’«Europe politique». En réalité, ce qui permet à la monnaie unique de résister, c’est la volonté des dirigeants politiques de préserver le statu quo.

Volonté politique

D’une part, ces derniers ne veulent pas aller plus loin dans la convergence des politiques économiques, fiscales et budgétaires. Mais, dans le même temps, leurs efforts tendent à maintenir l’existence de la devise avec, en prime, le soutien déterminant de la Banque centrale européenne qui fait en sorte que les marchés gardent leur confiance à l’euro. Cela signifie que l’idée que les politiques ont perdu la main par rapport aux forces du marché est fausse. Dans un cadre théorique, comme l’a montré Friedman, l’euro aurait dû disparaître dès la première bourrasque. Cela n’a pas été le cas, parce que les gouvernements ont su œuvrer, parfois dans l’urgence, pour le défendre. Cela peut-il durer indéfiniment sans changement majeur dans la structure de l’Union européenne ? La réponse sera peut-être connue lors de la prochaine crise…

La chronique économique s’interrompt pour la période estivale. Elle reprendra le mercredi 6 septembre 2017. La chronique du blédard, elle, ne s’interrompt pas.
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