Lignes quotidiennes

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Dernier ouvrage paru : Chroniques du ramadan. Voyage intimiste au coeur du jeûne (Tallandier, 2026).
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samedi 18 octobre 2014

La chronique du blédard : Un peu de lumière généreuse sur les sans-papiers

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Le Quotidien d’Oran, jeudi 16 octobre 2014
Akram Belkaïd, Paris

C’est l’un des films attendus de cette rentrée puisqu’il est l’œuvre du duo Olivier Nakache et Eric Toledano, déjà auteurs d’ « Intouchables », le plus gros ‘blockbuster’ français de tous les temps avec ses 445 millions de dollars de recettes à travers le monde entier. Et l’attente est d’autant plus forte que, cette fois encore, les deux réalisateurs ont fait appel à Omar Sy, leur acteur fétiche. Télés, journaux, radios et réseaux sociaux : « Samba », c’est le titre du film, est déjà partout et il sera impossible d’échapper à la machine promotionnelle (ce qui n’est certes pas un gage de succès quand on voit – ah, quel plaisir – que la dernière pièce de BHL s’est joliment vautrée faute de spectateurs et cela malgré un impressionnant pilonnage médiatique de plusieurs semaines).

En parlant de « Samba » on évoquera forcément le sort des sans-papiers puisque c’est la toile de fond du film. Omar Sy, l’un des acteurs préférés des Français, y campe en effet le rôle d’un clandestin sénégalais qui travaille depuis dix ans au noir comme cuistot dans un restaurant. L’objet de cette chronique n’est pas de juger de la qualité du film ou même de sa vraisemblance. Ce qui importe c’est qu’il va, l’espace d’une campagne de promotion, mettre la question des sans-papiers au centre des débats. Oui, on va enfin parler de ceux dont on ne parle presque jamais si ce n’est pour les stigmatiser et les accuser de miner la cohésion de la France, sa République ou je ne sais quel autre totem soit disant menacé par l’Autre.

Bien entendu, le risque est grand que l’on parle de cette cohorte d’invisibles en versant des larmes de crocodile. Présentateurs, péagistes du show-bizness, éditorialistes et autres animateurs revenus de tout vont probablement afficher des mines de circonstance en louant l’humanité du film. Mais, l’espace d’un instant, on aura l’impression que la France regarde enfin ses clandestins. Qu’elle les considère d’une autre manière, un peu plus chaleureuse comme elle l’a fait avec les handicapés et les enfants de la banlieue après la sortie d’ « Intouchables ». C’est, dira-t-on, la magie du cinéma. Nul besoin de grandes démonstrations ou de longs discours. L’émotion qui est transmise au spectateur est le meilleur moyen de faire prendre conscience d’une réalité occultée. Celle de dizaines de milliers de personnes forcés à la clandestinité, à une existence précaire où ils sont à la merci de tout : un contrôle de police inopiné, une dénonciation, un marchand de sommeil qui ne cesse d’augmenter ses prix, un patron peu scrupuleux...

Il y a quelques jours, j’ai fixé rendez-vous à un ami, tôt le matin, dans un café proche de Montparnasse. J’avais oublié que l’endroit, très prisé par la jeunesse (d’où lui vient l’argent, c’est une question récurrente…), ferme très tard la nuit et ne reprend le service que pour le repas de midi. Mais les portes étaient ouvertes. A l’intérieur, dans l’obscurité, deux hommes originaires du sous-continent indien terminaient de nettoyer la grande salle. En me voyant entrer, ils ont eu un geste de recul, et la peur s’est clairement affichée sur leur visage. Je leur ai adressé un bref signe de salut et je suis ressorti, un peu honteux, en tous les cas pas très fier de moi. Comment font ces gens ? Comment vivent-ils avec cette peur d’être appréhendés à tout moment ? Et qui s’en préoccupe vraiment ?

A l’heure du zemmourisme triomphant, il est bon qu’un film se penche avec une certaine humanité sur le cas des sans-papiers. Est-ce que cela sera suffisant pour modifier la donne ? Rien n’est moins sûr. Car, dans la réalité, être sans-papier sous le règne présidentiel de François Hollande équivaut à vivre en Sarkozie. Rien n’a changé puisque le nombre de régularisations et d’expulsions d’étrangers dits en situation irrégulière est équivalent à celui du quinquennat précédent. Pourtant, depuis le début des années quatre-vingt, chaque gouvernement de gauche a concédé au moins une régularisation de sans-papiers. Aujourd’hui, et dans le climat délétère que l’on connaît, cela semble chose impossible. Le gouvernement « pro-business » pour reprendre les propos du Premier ministre d’origine espagnolo-catalane Manuel Valls (pour les lecteurs de ma précédente chronique, on peut aussi dire qu’il s’agit d’un Premier ministre immigré…) n’entend pas renoncer à une politique dont le fondement est de ne pas donner prise aux critiques de l’extrême-droite et de la droite extrême.

« Les politiques d’immigration et d’intégration sont construites comme des politiques d’opinion qui ont une rentabilité, et non comme étant capables de transformer la vie des gens dans les banlieues ou sur le marché du travail » note ainsi Christophe Bertosi, le directeur du centre migrations et citoyenneté à l’Institut français des relations internationales (IFRI) (*). Pour preuve, un mot comme régularisation a pratiquement disparu du discours politique. Quand il aborde ces questions, Manuel Valls n’évoque que le thème des naturalisations – rappelons au passage que c’est à l’âge de vingt-ans qu’il est devenu citoyen français. Or, la naturalisation implique que l’on soit d’abord en situation régulière et cela depuis plusieurs années. Et la vraie question qui est posée et à laquelle Valls et se pairs refusent de répondre, concerne ces femmes et ces hommes qui vivent en France depuis parfois plus de dix ans et qui continuent de raser les murs pour échapper à la tristement célèbre Obligation de quitter le territoire français (Oqtf). Il suffirait juste d’un peu de générosité. Rien de plus. Mais il est vrai que cette qualité n’est certainement pas ce qui caractérise François Hollande et, encore moins, Manuel Valls ou même la pseudo-gauche que ces deux hommes prétendent incarner.

(*) Libération, 30 janvier 2014

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dimanche 30 mars 2014

La chronique du blédard : Monologue de l’abstentionniste

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Le Quotidien d'Oran, jeudi 27 mars 2014
Akram Belkaïd, Paris

J’ai toujours voté à gauche, pour le parti socialiste, même en 1983, en 1993 ou en 2002 quand j’étais très en colère contre le bilan social du gouvernement. J’ai toujours fait preuve de discipline électorale. Pas question « d’envoyer un message » comme disaient certains de mes potes en 2002 et qui se reprochent, aujourd’hui encore, de ne pas avoir voté Jospin au premier tour. A chaque fois, je tenais le même raisonnement : je suis en pétard mais je ne peux pas laisser la droite, ou l’extrême-droite, passer. Ah oui, j’ai voté une fois pour la droite, c’était pour le deuxième tour de la présidentielle. Oui, c’est vrai, j’ai donné une voix à Chirac pour faire barrage à Le Pen. Ça m’est longtemps resté en travers de la gorge…

Dimanche dernier, je ne suis pas allé voter et ce sera la même chose au deuxième tour. J’en ai assez. Trop c’est trop ! En 2012, j’ai fait confiance à un gars qui a juré qu’il allait mettre la finance à genou. Deux ans plus tard, c’est lui qui rampe à ses pieds. Il va donner des milliards d’euros aux patrons sans rien exiger d’eux, sans même leur interdire de distribuer cet argent sous forme de dividendes. C’est une gigantesque escroquerie sociale qui se prépare et je n’ai pas envie d’être complice. Cette fois, c’est moi qui envoie un message. C’est un avertissement. Et je referai la même chose aux élections européennes si Hollande ne change pas de cap. Je veux une politique de gauche, une vraie, pas cette eau tiède qu’on appelle sociale-démocrate parce qu’on a du mal à assumer le terme socialiste ou parce qu’on veut cacher qu’on penche de plus en plus vers la droite.

J’en ai rien à faire ! Le Front national, c’est eux qui l’ont créé. Qu’ils se débrouillent avec lui. J’en ai assez du chantage où on nous dit qu'il faut voter pour faire barrage au FN. Non, je ne vote pas et qu’il arrive ce qui doit arriver. L’autre là, la porte-parole du gouvernement qui veut nous faire peur et nous donner mauvaise conscience parce qu’on a n’a pas voté... Mais je l’emmerde ! Je fais ce que je veux ! C’est pas moi qui préfère obéir aux banques plutôt que d’avoir le courage de faire une politique de gauche ! C’est pas moi qui dit que je vais séparer les banques d’affaires et les banques de détail et qui ne fait rien. C’est pas moi qui nomme Moscovici ministre des finances ! Ces gens-là ne sont plus de gauche. Ils ont oublié d’où ils viennent ou alors ils ont toujours été comme ça et on ne s’en est pas rendu compte…

C’est eux qui font monter le Front national. C’est pas à cause des immigrés ou des voyous de banlieue. C’est le chômage. La peur de perdre son boulot. La peur de ne jamais pouvoir prendre sa retraite ou de ne pas avoir les moyens de vivre avec sa pension. C’est ces boîtes qui se disent françaises et qui ne paient pas d’impôts grâce à leurs filiales dans les paradis fiscaux. Des boîtes à qui on n’ose rien dire alors qu’elles détruisent de l’emploi en France. C’est normal ça, qu’on autorise une entreprise à licencier alors qu’elle gagne de l’argent ? Comment peut-on accepter ça ? Comment peut-on trahir comme ça les gens qui travaillent toute une vie et qu’on renvoie du jour au lendemain par sms avec une poignée d’euros pour essayer de les faire taire ?

Je m’en fous ! Si le FN arrive au pouvoir, ça aura le mérite de décanter la situation. C’est peut-être le seul moyen pour que la gauche soit débarrassée de ses parasites. Ils iront ailleurs, avec Bayrou et les centristes. Les choses seront plus claires. On sera peut-être minoritaires au début mais c’est peut-être comme ça qu’on pourra rebâtir une espérance. J’ai failli voter pour les Verts mais ils sont au gouvernement donc ils sont complices de ce qui se passe. Et c’est même plus grave parce qu’on a l’impression qu’ils aiment avaler les couleuvres que les socialistes leur font avaler. Moi, je ne veux plus être le dindon de la farce. Hollande s’est bien moqué de nous, tiens. « Moi, président… » Tu parles !

Oui, d’accord, il va remanier. Et alors ? Je vais vous dire ce qui va se passer. Ils vont nous pondre une nouvelle réforme de société pour nous dire : « vous voyez, on a saisi le message. On donne un coup de barre à gauche ». Sauf que cette fois, je ne me ferrai pas avoir. La vraie bagarre, elle concerne l’économie, les services publics, l’emploi. La boucherie va continuer et ils vont persister à nous dire que c’est comme ça, qu’il n’y a rien d’autre à faire et que c’est la faute à la mondialisation et à l’Europe. Non, la seule manière de punir ces gens, c’est qu’ils n’aient plus de poste. Ils ne savent rien faire d’autre que de grenouiller dans la politique. Qu’ils se retrouvent dans la vie réelle, ça ne pourra leur faire que du bien. Ça leur ouvrira les yeux sur les vraies urgences.

Non, ce n’est pas mettre un but contre son camp en décidant de ne pas aller voter. Il n’y a plus de camp, c’est ça le problème ! Hollande, c’est plus ma famille ! Qu’il aille ailleurs. Mélenchon, je ne sais pas. J’attends de voir. Peut-être. C’est un ancien du parti lui aussi. J’attends de voir jusqu’où il ira dans sa rupture avec le PS. Pas envie de lui donner ma voix pour qu’il puisse négocier sa part du gâteau avec Hollande. Non. Là, je suis en colère et j’ai pas envie de me calmer.
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vendredi 10 janvier 2014

La chronique du blédard : Un désarroi français

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Le Quotidien d'Oran, jeudi 9 janvier 2014
Akram Belkaïd, Paris
Je le promets, je ne vais pas encore infliger au lecteur des lignes et des lignes à propos de mon hostilité à l’encontre de Dieudonné, la précédente chronique ayant abordé cette question (on pourra aussi lire la prise de position de la campagne BDS qui appelle au boycottage d’Israël tant que les droits des Palestiniens ne seront pas respectés). Par contre, il m’est impossible de ne pas faire état de ma stupéfaction devant la tournure que prend cette affaire. La question que je me pose est simple : le gouvernement français a-t-il perdu la tête ? Faut-il vraiment que la situation sur le front économique soit aussi désespérée pour qu’il se lance dans une telle agitation aussi dilatoire que guignolesque ? Le chômage, l’effondrement du commerce extérieur, l’explosion de la précarité, le chaos en Centrafrique, le b… en Libye, les menaces d’implosion de l’Union européenne ou, du moins, la grave panne de la construction européenne : tout cela ne compte pas ? Ne faudrait-il pas un vrai débat national sur l’emploi, les cadeaux faits aux entreprises, la hausse de la TVA ? Ne faudrait-il pas accepter que la situation est des plus graves sur le plan économique et qu’un effort national et consensuel s’impose pour, d’abord comprendre ce qui se passe vraiment, et ensuite agir ?
C’est un fait, et contrairement aux promesses présidentielles, la courbe du chômage ne s’est pas inversée et François Hollande se pare désormais des habits socio-libéraux de Tony Blair et, on le dit moins, de Gerhard Schröder. Un virage, ou plutôt des zigzags, qui mériteraient des explications, des justifications, ne serait-ce qu’à l’égard de ses propres électeurs. Mieux, étant en démocratie et ayant été élu sur la base d’un programme qui n’a plus rien à voir avec ses promesses, le président français ne devrait-il pas en appeler à l’avis des citoyens ne serait-ce qu’en décidant la dissolution de l’Assemblée
?

Au lieu de cela, nous avons droit depuis plusieurs jours à une sorte de feuilleton ridicule où la duplicité politicienne s’ajoute à l’hystérie d’organisations communautaristes qui veulent absolument imposer l’idée que le premier péril qui menace la France est l’antisémitisme. Un jour, ce sont des lycéens en garde à vue pour le pitoyable geste de la quenelle. Un autre ce sont des mannequins en vitrine qui déclenchent un barouf digne de la fin du monde. Oh ! Ça va, ou bien ? Que va-t-on nous inventer encore pour nous faire croire que rien n’est plus urgent et fondamental que de régler son compte à un amuseur en perdition morale ? Tout cela risque de très mal se terminer…

Le pire, dans l’affaire, c’est l’échauffement matamoresque (je sais, j’ai utilisé ce néologisme la semaine dernière, mais il me plaît bien) du ministre de l’intérieur Manuel Valls. Son omniprésence médiatique, sa morgue quand il s’adresse à des gens modestes, surtout quand ils habitent les cités, me renvoient au milieu des années 2000. Je croyais que nous étions débarrassés de Nicolas Sarkozy, voilà son clone qui s’installe et prend ses aises. Qu’en sera-t-il s’il devient Premier ministre… ?

Ce qui est aussi inquiétant, c’est le fait que ce représentant de la République veuille tordre le cou à la liberté d’expression au nom d’une supposée situation exceptionnelle.  Dans une démocratie, n’importe qui a le droit de prendre la parole et il peut dire ce qu’il veut. Et c’est le rôle de la justice, supposée être indépendante, de le poursuivre au cas où il enfreindrait la loi par ses propos. Valls nous explique que Dieudonné n’est plus un artiste mais un militant politique. Bon… Peut-être. Et alors ? A-t-on jamais empêché Le Pen, père ou fille, de s’exprimer ? La censure préventive n’est rien d’autre que le recul de la liberté. Manuel Valls semble ignorer, et c’est bien inquiétant, que la République s’abime quand elle enfreint le droit, fût-ce pour lutter contre les ennemis de la démocratie.

« On voit que ce pays est crise. On le sent » me dit en ce moment un ami algérois en visite à Paris. Oui, c’est bien la crise mais c’est aussi la confusion générale. Le genre de situation qui ouvre la voie à nombre de dérives. Je pensais, peut-être avec naïveté, que l’élection de François Hollande allait détendre le climat et balayer la crispation des années Sarkozy (celles où il a été président mais aussi celles où il a été ministre de l’intérieur sous la présidence de Jacques Chirac). Et c’est vrai que les premiers mois qui ont suivi l’arrivée d’Hollande à l’Elysée ont généré de l’apaisement. Ce n’est plus le cas aujourd’hui et je note que les échecs et couacs du gouvernement sont presque toujours suivis par des polémiques qui font oublier l’essentiel. Dieudonné, port du voile lors des sorties scolaires, vrai-faux rapport sur l’intégration : tout cela en dit long finalement sur le désarroi qui s’est emparée de l’équipe au pouvoir.

Il y a quelques temps, la presse de droite, qui a toujours considéré comme anormal que la gauche puisse accéder aux affaires, s’est interrogée sur les compétences du gouvernement. A l’époque, cela avait paru excessif et même un peu mesquin. Aujourd’hui, force est de constater la pertinence d’un tel questionnement. Car, en assistant à toute cette excitation et en listant tous les couacs et renoncements depuis mai 2012, on est obligé de se demander si la France est dirigée par des gens sérieux. Ou si elle est tout simplement dirigée.
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Post-scriptum post-publication : Le Conseil d'Etat a finalement interdit une représentation de Dieudonné à Nantes. Du jamais vu dans l'histoire de France puisque c'est la deuxième fois en plus de cinquante ans que cette institution rend son avis quelques heures à peine après avoir été saisie (la première concernait une affaire de peine de mort et une juridiction d'exception dans le contexte de la Guerre d'Algérie). L'avis fera jurisprudence et, désormais, on ne pourra plus dire, quoi qu'on pense du polémiste, que la liberté d'expression est garantie en France. On se croirait dans une république bananière ou revenu au temps de l'Ancien Régime. Question simple : qui va décider que Dieudonné peut remonter sur les planches ? La justice ? Le pouvoir politique ?

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mardi 31 décembre 2013

Une histoire coulante

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Selon la dernière livraison du Canard Enchaîné, une partie de la délégation française qui s'est rendue à Alger récemment a été victime d'une sévère intoxication alimentaire en mangeant dans un restaurant du port de la capitale algérienne. De quoi donner une nouvelle saveur à la désormais célèbre plaisanterie de F. Hollande. En effet, et contrairement au Premier ministre Ayrault, Valls lui n'a pas été malade et est donc bien rentré "sain et sauf"... On attend maintenant la remobilisation des défenseurs de l'honneur algérien contre cet article insidieux du méchant volatil. Une intoxication dans un restaurant algérien ? Ce ne peut être qu'une tentative de déstabilisation, une fausse information relevant d'un complot ourdi etc etc...
Allons, debout les moustaches !!!
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