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Dernier ouvrage paru : Chroniques du ramadan. Voyage intimiste au coeur du jeûne (Tallandier, 2026).
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jeudi 26 août 2021

La chronique du blédard : Algérie – Maroc, l’escalade ?

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Jeudi 26 août 2021

Akram Belkaïd, Paris


La rupture des relations diplomatiques entre l’Algérie et le Maroc, à l’initiative des autorités algériennes, est un événement d’une rare gravité. Certains en rient, tournant en dérision l’efficacité ou les fondements d’une telle décision. D’autres applaudissent, cédant à un vieux fond de défiance, voire de mépris structurel, à l’égard du royaume voisin. En réalité, il s’agit d’un pas supplémentaire d’une lente escalade entamée depuis le début des années 2000, autrement dit depuis l’arrivée d’Abdelaziz Bouteflika aux affaires. 

Certes, le contentieux du Sahara occidental, le souvenir de la Guerre des sables de 1963 avec le fameux « hagrouna » du président Ahmed Ben Bella ont toujours alimenté une solide inimitié entre les deux pays. Ils ont fait oublier le soutien marocain à l’indépendance de notre pays et plus personne ne se souvient aujourd’hui de la conférence de Tanger (avril 1958) où les grands partis indépendantistes algérien, marocain et tunisien, entérinèrent le projet d’un Maghreb uni. Les brefs affrontements armés de 1975 et 1976, la honteuse expulsion de dizaine de milliers de Marocains (décembre 1975) décidée par Houari Boumediene en personne ainsi que l’imposition unilatérale d’un visa par Rabat en 1994 (en réponse, Alger ordonna la fermeture des frontières terrestres, fermeture encore en vigueur aujourd’hui) font aussi partie du passif bilatéral que rien ne semble pouvoir, ou vouloir, apurer.

Mais, depuis deux décennies on a la sensation, espérons qu’elle soit infirmée par les faits à venir, qu’une mécanique du pire s’est mise en place. Des deux côtés, on achète beaucoup d’armes. Des deux côtés, on se cherche querelle, on franchit des paliers dans le propos irrespectueux ou l’initiative officielle provocatrice. Sur le plan diplomatique, on se livre un bras de fer en coulisse des grandes organisations internationales, notamment l’Union africaine. Tout cela pourquoi faire ? Pour que deux peuples frères que tout devrait réunir finissent par se faire la guerre ? Est-ce cela qui est mis en branle ? Une telle perspective serait terrible pour l’Algérie comme pour le Maroc mais aussi pour toute la Méditerranée de l’Ouest.

Que l’Algérie ait des griefs à l’encontre de son voisin, cela personne ne peut le contester. L’affaire Pegassus, même si elle a disparu de la une des médias, n’est en rien réglée et sa gravité demeure évidente. On aura beau dire que tous les pays s’espionnent entre eux, la règle entendue est qu’il ne faut jamais se faire attraper et quand c’est le cas, le minimum que l’on peut attendre du pris en faute est de s’excuser.

De même, aucun Algérien ne peut accepter la provocation de l’ambassadeur marocain aux Nations Unies qui, en juillet dernier, a soumis aux pays membres une note dans laquelle il estime, que le « peuple kabyle mérite plus que tout autre de jouir pleinement de son droit à l’autodétermination ». L’histoire de l’Algérie, celle de sa lutte anticoloniale, sa géographie, sa sociologie, la nature même de sa société où s’imbriquent et s’interpénètrent les faits arabophones et berbérophones font que le parallèle entre Kabylie et Sahara occidental ne tient absolument pas la route. 

On peut critiquer le soutien accordé par notre pays au Front Polisario. On peut même s’interroger sur, à la fois, sa pertinence et son efficacité  tout en analysant sérieusement ses conséquences négatives sur la stabilité et la cohérence politique du Maghreb. Mais il ne faut pas tout confondre ou alors on ouvre la voie à des surenchères sans fin sur l’autodétermination du Rif ou du Haut-Atlas marocains. Si Rabat avait voulu calmer le jeu, l’initiative de son ambassadeur aurait dû être désavouée. Ce ne fut pas le cas, c’est donc un geste murement réfléchi qui ne pouvait que déclencher des conséquences en retour.

A l’inverse, la thèse selon laquelle le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) serait, avec le soutien du Maroc et d’Israël, derrière les incendies qui ont ravagé le centre du pays ne vaut même pas qu’on la commente. Il est vrai que le MAK, dont le dirigeant clame à qui veut l’entendre que la Kabylie subit « un génocide » (ces simples mots suffisent à lui ôter tout crédit), cherche sans vergogne des soutiens à Rabat et à Tel Aviv. Mais de là à l’impliquer dans une catastrophe qui a mis en exergue les manquements de l’Etat algérien et son incapacité à prendre en compte les dangers engendrés par le réchauffement climatique, il y a un fossé que ne craint pas de franchir l’habituel discours à la fois complotiste et dilatoire. Il est fort possible que parmi les incendies qui ont embrasé le pays, certains soient d’origine criminelle mais cette thèse de la triple main criminelle (Mak, Maroc, Israël) laisse plus que dubitatif…

Quoi qu’il en soit, cette malheureuse crise bilatérale nécessite un appel, un retour ( ?), à la raison. Cette raison dont s’est toujours prévalue la diplomatie algérienne. Dans un environnement parfois chaotique, cette institution a le plus souvent gardé le cap de la retenue et du sang-froid. D’un autre côté, illustration de ce fameux « non-Maghreb » dont on ne cesse de déplorer les effets délétères, on réalise que l’Algérie et le Maroc ont été incapables de mettre en place ce que l’on qualifie de « facteurs d’irréversibilité », autrement dit des projets ou des organisations communes capables d’atténuer les conséquences de tensions bilatérales et renforçant la construction maghrébine. Un peu comme deux voisins qui mettraient en commun leur alimentation en eau potable ou dont les maisons s’appuieraient sur le même mur porteur. On pensait que le gazoduc Maghreb – Europe – qui transite par le territoire marocain et dont l’avenir est désormais suspendu en était un. Il en aurait fallu bien plus. 

De même, on se rend compte que les bonnes volontés dédiées à apaiser les tensions ne se bousculent guère au portillon. Il fut un temps où l’une des préoccupations des monarchies du Golfe était de convaincre Alger et Rabat de se parler. Exception faite du Qatar, cela ne semble plus être le cas aujourd’hui. Quant à la France, toujours encline à soutenir Rabat, elle ne semble pas réaliser qu’une détérioration plus marquée des relations algéro-marocaines aura une incidence directe sur la quiétude de l’Hexagone. 

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jeudi 26 octobre 2017

La chronique du blédard : De la diplomatie, de l’Algérie et du Maghreb

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Le Quotidien d’Oran, jeudi 26 octobre 2017
Akram Belkaïd, Paris

Dans la structure complexe, et parfois opaque, des institutions algériennes, la diplomatie occupe depuis longtemps une place à part et, pouvait-on dire jusqu’il y a peu, une place de choix. Déjà, durant la Guerre d’indépendance, ce fut l’un des principaux moteurs de la Révolution, peut-être même le plus efficace en raison de sa capacité à internationaliser la cause algérienne et à mobiliser des soutiens conséquents sur tous les continents. Par la suite, elle fut à la hauteur de l’ambition de faire de l’Algérie un acteur autonome et singulier sur la scène internationale. Au-delà de ses compétences, ce corps de métier avait l’obsession de se distancier à tout prix des passions populaires et de veiller à véhiculer la meilleure image possible du pays. Une volonté, parfois exagérée, de garder la tête froide dans les moments les plus chauds et, surtout, de ne pas céder à notre inclinaison berbéro-arabo-méditerranéenne (l’Afrique subsaharienne, elle n’a rien à voir avec cela) de donner libre-cours à un tempérament impétueux où l’invective et le gnon prennent le pas sur la raison et le dialogue.

Autrement dit, ce qui a longtemps caractérisé cette diplomatie, c’est une retenue, certes parfois sourcilleuse mais toujours sobre. Un souci évident de faire sérieux, sévère, limite revêche, et d’être toujours prompt à chapitrer l’agité qui userait d’un langage trop direct ou susceptible de paraître inconvenant. Cette ligne de conduite a façonné la fameuse période d’âge d’or de la diplomatie algérienne (1962-1981 *) auquel les temps actuels, et ce qu’ils génèrent comme accablement et nostalgie pour un passé magnifié, ne cessent de nous renvoyer.

Il est vrai que lorsqu’on agit pour faire du pays l’un des leaders du tiers-monde ou que l’on promeut un nouvel ordre économique international, on peut user d’une « diplomatie à arêtes vives » mais l’on ne s’abaisse pas à insulter telle ou telle nation. Reste que les temps changent, les ambitions internationales de l’Algérie ont été révisées à leur niveau le plus insignifiant et s’en prendre de manière triviale à nos voisins est ce que vient de commettre Abdelkader Messahel, le ministre des Affaires étrangères. Prenant la parole lors de l’université d’été du Forum des chefs d’entreprises (on est prié de réprimer tout sourire), ce responsable s’est livré à quelques malencontreuses divagations à propos de l’Egypte, la Libye, la Tunisie et, bien entendu, le Maroc accusé, entre autres, de blanchir, via ses banques, l’argent du haschisch en Afrique.

Voilà donc où nous en sommes… La construction maghrébine est déjà bien mal en point, utopique disent même certains, mais cela ne semble pas être assez. Pour occuper les deux peuples et les distraire des vrais problèmes politiques et économiques, faut-il provoquer un conflit entre l’Algérie et le Maroc ? Car tous les ingrédients sont réunis depuis longtemps mais l’on pensait que la retenue diplomatique jouerait le rôle de pare-feu. De part et d’autre de la frontière, il y a des pyromanes qui adorent jeter de l’huile sur le feu (on notera, que cette fois, ce n’est pas un obscur nervi du Makhzen qui décroche la palme du propos inconsidéré). Comme partout dans le monde, les réseaux sociaux sont devenus de formidables caisses de résonnance pour celles et ceux qui véhiculent les pires discours de division. Et contrairement à ce qui peut s’écrire ou se dire, le contentieux du Sahara n’explique pas tout.

Au fil des années, les jeunesses algérienne et marocaine ont été peu à peu conditionnées à se détester, à se défier. On ne leur sert que l’affrontement comme perspective. D’habitude, le football sert de catalyseur à ces mauvaises passions mais, dans le cas présent et pour ce qui concerne l’Algérie, le wanetoutrisme fait très bien son boulot. Ce nationalisme mortifère enlève toute lucidité et désigne à la vindicte populaire toute personne appelant à la retenue à l’intelligence et, osons ce mot galvaudé, à la fraternité.

Algériens et Marocains peuvent perdre leur temps en mettant en exergue les tares de l’autre. Chacun peut aussi faire preuve de mauvaise foi en réfutant les (rares) réussites du voisin. Ainsi, que M. Messahel le veuille ou non, les banques marocaines ont un degré de professionnalisme et de technicité inexistant en Algérie. Et il est vrai que l’Afrique subsaharienne est un terrain de croissance pour nombre d’entreprises du royaume, on pense notamment aux télécoms et à l’immobilier. De même, TangerMed n’est pas une simple zone-franche où quelques Marocains trouvent un emploi. C’est un beau pari industriel et logistique ou, du moins, c’est une tentative concrète de penser une politique économique de développement régional à l’aune du XXIème siècle.

Mais, à dire vrai, faire un tableau comparatif entre les deux pays n’est guère utile. Car si l’on prend un peu de hauteur, la bisbille algéro-marocaine ressemble surtout à une rivalité entre cancres. Sur les réseaux sociaux, il a été beaucoup été question du classement « Doing business » de la Banque mondiale où les trois pays maghrébins sont en queue de classement, l’Algérie étant le pays le moins bien noté. Oublions cette classification d’essence néolibérale et intéressons-nous à d’autres considérations. Prenons, par exemple, le classement de 2016 en fonction de l’Indice de développement humain (Idh). Cet indicateur conçu par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) est basé sur trois éléments principaux : l’espérance de vie à la naissance, le niveau d’éducation et le niveau de vie. Là aussi, en 2016, comme pour les éditions précédentes, l’Algérie (83°) comme le Maroc (123°) (ou la Tunisie, 97°) ne brillent guère. Dès lors, on comprend, si besoin est, que c’est la nécessité de faire oublier cet échec, cette incapacité à améliorer la vie des Algériens (ou des Marocains) qui explique maintes manœuvres dilatoires et chauvines.



(*) Ardavan Amir-Aslani, « L’Âge d’or de la diplomatie algérienne », Editions du moment, Paris, septembre 2015, 237 pages, 19,95 euros.
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lundi 3 septembre 2012

La chronique du blédard : Enième plaidoyer pour un Maghreb uni

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Le Quotidien d'Oran, jeudi 23 août 2012
Akram Belkaïd, Paris 

Aura-t-il lieu ? Sera-t-il reporté ou tout simplement encore annulé ? Bien sûr, le sommet des chefs d’Etats maghrébins dont il est question ici n’est pas l’un de ces événements susceptibles de changer la face du monde ou de lancer un processus diplomatique qui bouleversera les rapports de force géostratégiques. Alors que tous les regards se tournent vers la Syrie et, hélas vers le Liban, se préoccuper de la tenue de cette rencontre « serpent de mer » peut paraître décalé voire futile. Il n’empêche. Dans un contexte aussi compliqué que celui du Printemps arabe cela sans oublier une mondialisation marquée par un retour des canonnières pour le contrôle des matières premières, il n’est nul besoin d’être expert pour comprendre que l’avenir des Maghrébins dépend de leur capacité à s’allier puis à s’unir. Et l’on attend depuis bientôt vingt ans une initiative qui prouverait que le processus de rapprochement est de nouveau sur les rails.

Avant d’aller plus loin, il faut rappeler ce triste constat : Qu’ils soient Algériens, Marocains ou Tunisiens, les dirigeants de la région sont persuadés que leur pays peut s’en sortir seul, sans l’aide de ses voisins. Pour dire les choses autrement et de manière plus triviale, chacun est persuadé qu’il n’a pas besoin des autres et qu’il est même plus malin. C’est une chose que les négociateurs de l’Union européenne n’ont guère eu de mal à comprendre et ils en ont amplement tiré profit lors des diverses négociations concernant les accords d’association et de libre-échange. Des accords, rappelons-le, qui ont été négociés séparément par Tunis, Rabat et Alger (on imagine la marge de manœuvre des diplomates européens face à une telle dispersion), chacun estimant être celui qui a le mieux tiré son épingle du jeu (et c’est bien cela qui leur a été dit par Bruxelles…).

L’Union du Maghreb, rêve caressé jadis par les premiers mouvements nationalistes, n’est plus qu’un slogan creux, un hochet que l’on agite pour bien montrer qu’il existe tout de même, en ces temps de grands effondrements moraux et politiques, un projet auquel les rêveurs mécontents de leur sort peuvent se raccrocher, un peu à l’image des promesses de démocratisation que formulent de temps à autre les dictateurs subsahariens. De fait, l’échec de la construction maghrébine fait partie de ces désillusions de bien après les indépendances. C’est peut-être une goutte d’eau dans un océan de déceptions mais l’échec est loin d’être anodin. Partout dans le monde, y compris en Amérique du Sud, qui était il y a peu encore une terre de conflits régionaux et de chauvinismes, des pays et des peuples se regroupent, parfois dans la difficulté, pour mieux affronter l’avenir. Le Maghreb, lui fait route inverse. De tous les ensembles régionaux, il serait le plus cohérent (même religion, mêmes langues arabe et amazigh) et c’est pourtant lui qui est le plus en retard.

Pour être honnête, les dirigeants ne sont pas les seuls coupables car tout le monde – à commencer par les élites – a sa part de responsabilité. Pour le comprendre, il suffit de parler de la Tunisie (et des Tunisiens) ou du Maroc (et des Marocains) aux Algériens. On peut aussi le faire dans l’autre sens. A Tunis ou à Rabat, on n’est guère plus tendre à l’égard des voisins du centre du Maghreb. Clichés, jugements lapidaires et méprisants, sentiment de supériorité, la palette est large et elle alimente, d’une façon ou d’une autre, les incompréhensions et les ressentiments de part et d’autre des frontières. Il suffit juste de jeter un rapide coup d’œil aux joutes hargneuses entre internautes algériens et marocains pour bien le comprendre (même absents, leurs cousins tunisiens ne sont guère épargnés et la révolution de janvier 2011 n’a pas changé les choses).

Et ce qui est saisissant, c’est la disparition progressive de ce trait commun qui semblait unir les intellectuels de chaque pays. Cela vaut aussi pour les jeunes qui ne savent que peu de choses sur leurs « cousins » et qui, pour beaucoup, ignorent même qu’il fut question un jour d’une Union du Maghreb. Ce n’est guère étonnant. L’idée maghrébine ne s’enseigne pas. Personne ou presque ne la défend sérieusement. Pire, on doute de sa pertinence. A titre d’exemple, on ne prête même pas attention aux travaux d’économistes comme Mouhoud El-Mouhoub qui rappelle régulièrement que les pays du Maghreb devraient cesser d’en demander toujours plus à l’Europe et que leur vrai potentiel réside dans la coopération régionale.

En Tunisie, on se moque beaucoup de Moncef Marzouki, notamment dans les milieux démocrates qui ne lui pardonnent pas son alliance avec les islamistes d’Ennahda. Mais l’homme a eu au moins le mérite d’essayer de remettre la question maghrébine en tête de l’agenda régional. Vaine utopie, ont dit les cyniques qui semblent avoir intégré l’idée que le Maghreb restera divisé ce qui, pour faire écho à une récente chronique, consolidera son statut de bazar néo-colonisé. Pour les sceptiques, les obstacles qui empêchent tout progrès sont trop nombreux. Il est vrai que la liste est décourageante : la montée de l’islamisme radical en Tunisie (ne comptons pas sur les salafistes pour faire renaître le projet maghrébin…), la question du Sahara occidental, le contentieux algéro-marocain sur ce même Sahara, sur la frontière et sur d’autres sujets moins connus tout cela ayant pour conséquence inquiétante le surarmement des deux parties,… Mais ces problèmes sont-ils pour autant insurmontables ?

Il ne s’agit pas de minimiser leur ampleur mais de rappeler qu’il existe toujours des solutions, fussent-elles imparfaites. Encore faut-il accepter l’idée de se retrousser les manches et de proclamer l’urgence du projet d’union régionale. Le Maghreb est devenu un intitulé, un terme vague à inclure dans tout discours, colloque ou ouvrage. Il serait temps qu’il devienne un projet politique à part entière. Et c’est bien l’affaire de tous.
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