Lignes quotidiennes

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Dernier ouvrage paru : Chroniques du ramadan. Voyage intimiste au coeur du jeûne (Tallandier, 2026).
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jeudi 16 janvier 2020

La chronique du blédard : De l’art de l’esquive en parlant d’Algérie

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Le Quotidien d’Oran, jeudi 16 janvier 2020
Akram Belkaïd, Paris

De nombreuses analyses sont publiées, et continueront de l’être, concernant l’Algérie et la situation qui y prévaut. Pour leur lecteur, il est un certain nombre de postulats implicites qu’il est toujours utile et important de connaître ou de déceler pour se faire une idée de la pertinence du texte et de son intention. L’un des plus importants, peut-être le plus important, est de savoir si l’auteur part du principe que l’Algérie est un État de droit et qu’il fonctionne normalement. Si tel est le cas, alors il convient de ne pas perdre son temps. Tout ce qui normalise et blanchit ce qui est anormal n’est pas acceptable.

Un exemple. La récente élection présidentielle du 12 décembre dernier. Faire comme si ce scrutin a été organisé de la manière la plus rigoureuse et la plus transparente, c’est soit se mentir soit propager un mensonge de manière délibérée. Qui peut croire que, soudain, le pays s’est débarrassé de ses mauvaises habitudes ? Qui peut vraiment croire que l’on peut établir une analyse sérieuse de la situation en disséquant les « chiffres » de la participation et les « résultats » des cinq candidats. Gloser sur le fait que « x » a remporté plus de suffrages qu’ « y » est un exercice creux sauf à essayer de comprendre les intentions et la logique interne du système ou, pour reprendre le propos de Mouloud Hamrouche au printemps dernier, du « non-système ».

Je me souviens d’une conférence organisée il y une vingtaine d’année à l’Institut du monde arabe (IMA) sur la Tunisie, alors présidée par feu Zine El Abidine Ben Ali. A la tribune, un chercheur tentait d’expliquer la logique politique concernant l’évolution des scores électoraux, qu’il s’agisse de la présidentielle, des législatives ou des municipales, toutes remportées à la majorité absolue par l’ex-Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD). Soudain, un Tunisien présent dans l’assistance s’est levé en criant cette phrase : « il n’y a aucune différence à être élu à 90% ou 80% quand le système est verrouillé. » Cela vaut pour l’Algérie. Certes, le pays a désormais un président. It’s a fact. Mais nous savons tous qu’il y a beaucoup à redire sur ce scrutin. Et il ne s’agit pas simplement de l’abstention (massive) qui affecte la crédibilité de l’élection mais du processus en amont, des mécanismes d’exclusion politique qui prévalent depuis bientôt six décennies, de l’interdiction d’un vrai pluralisme et de l’impossibilité de tout type d’alternance. Une élection n’est jamais le début d’un processus politique de démocratisation, elle doit en être l’aboutissement.

Dès la démission d’Abdelaziz Bouteflika, de nombreux observateurs internationaux posaient la même question. Pourquoi continuer à manifester alors que le président ne fera pas un cinquième mandat ? Puis vint une autre question : pourquoi continuer à manifester alors qu’un scrutin présidentiel est prévu ?  Là aussi, ce genre d’interrogation partait du principe que le « reste », était normal. Or, dans un pays où des gens vont en prison puis en sortent sur simple appel téléphonique, quand des gamins sans avocats encaissent des peines de prison ferme pour un simple drapeau brandi ou quelques propos exaltés sur les réseaux sociaux, alors non, rien n’est normal. Étayer tout raisonnement en faisant de cette élection un élément objectif n’est pas honnête sur le plan intellectuel. En clair, ce n’est pas parce qu’une élection présidentielle a lieu que l’Algérie est une démocratie ou un État de droit. Les apparences d’un changement ne sont jamais la preuve d’un vrai changement.

Autre question fondamentale à poser quand quelqu’un s’exprime à propos de l’Algérie. Quel est, selon lui, le principal problème du pays ? Ou, pour dire les choses de manière plus directe : qui est le plus à blâmer ? Je l’ai déjà écrit mais on ne le répétera jamais assez : depuis le début du mouvement, le Hirak a le courage de regarder le pouvoir algérien dans les yeux en lui disant ceci : « il n’y a aucun blabla possible : tu es le problème numéro un. C’est à toi que l’on doit cet échec et cette situation. »

Pas question donc de biaiser, de tergiverser ou d’éluder les vraies questions. Le Hirak ne ménage pas le pouvoir. Il ne transige pas. Il ne fait pas semblant de croire à l’indépendance de la justice pour justifier son silence quand des gens vont en prison pour leurs opinions. Il ne croit pas que des négociations sérieuses sont ouvertes juste parce que le mot « dialogue » a été prononcé (comme il le fut par le passé sans que rien ne change).

Le Hirak dis les choses sans détours. C’est ce qui lui vaut d’être en danger depuis le début et, plus encore aujourd’hui. Tout cela parce qu’il empêche l’apparence d’un retour à la normalité. Cette normalité pépère où les dissidences, ou celles présentées comme telles, s’en retourneront aux limites qui leurs sont imparties. Position plus ou moins confortable qui leur fera trouver d’autres cibles moins dangereuses.

S’il faut juger la situation du pays, alors il faut rappeler que le peuple n’est pas décideur, que ce ne sont pas des « députés » prompts à voter ce qu’on leur ordonne de voter, qui relaient ses attentes et ses demandes. On trouvera toujours mille et un défauts au peuple du Hirak. Pourquoi, d’ailleurs, devrait-il être parfait ? Où trouve-t-on exemple dans l’Histoire de révolutions menées par des êtres purs et parfaits ? Donc, tout texte d’analyse qui s’éloigne ou qui minimise le point essentiel, à savoir la responsabilité première du pouvoir algérien, n’est guère pertinent.

Ainsi, pour en revenir à l’élection présidentielle, il y a eu des textes circulant sur internet appelant à voter pour tel ou tel candidat au prétexte de faire barrage à celui qui semblait représenter le courant islamiste. Yakhi festi… On retrouve ici cette satanée entourloupe qui consiste à faire oublier l’essentiel en agitant, d’une manière ou d’une autre, le danger des barbus et, ce faisant, les mauvaises manières, ou supposées telles, des Algériennes et des Algériens (wanetoutrisme, obsession du complot, rapport ambigu à la France). Le Hirak est là pour rappeler cette vérité : le problème numéro un, c’est ce système hors-sol qui, il y a un an, nous expliquait qu’un cinquième mandat de Bouteflika serait la meilleure chose qui puisse arriver au pays.

Le Hirak n’est pas un coup d’État. Comme l’a dit l’excellent et avisé Saïd Djaafer, il n’a pas vocation à prendre le pouvoir (1). Il est là pour acculer le pouvoir, l’obliger à faire concessions sur concessions, notamment sur la question des libertés individuelles et politiques. Cela prendra le temps qu’il faut, l’Histoire n’étant pas une connexion internet à haut débit. L’impatience, l’inconfort, voire cette amertume qui colle au cœur de nombre d’Algériennes et d’Algériens, ne sauraient être un argument pour déclamer l’élégie du Hirak.

(1) « 47 vendredis contre des décennies de régression : le Hirak a remis l’Algérie en mouvement », Radio M Post, 14 janvier 2019.
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jeudi 11 juillet 2019

La chronique du blédard : Le hirak à l’heure du 5 juillet

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Le Quotidien d’Oran, jeudi 4 juillet 2019
Akram Belkaïd, Paris

Le 22 juillet prochain cela fera cinq mois que les Algériennes et les Algériens ont enclenché un mouvement historique de protestation politique et d’engagement citoyen. La chose est historique à plus d’un titre. Toutefois, on entend ici et là nombre de discours mitigés pour ne pas dire défaitistes. Le refus du chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah d’accepter la solution d’une transition longue (mais concertée), la répression et l’arbitraire exercés contre des manifestants, l’irréelle interdiction du drapeau amazigh, l’absence d’initiative majeure de conciliation entre le pouvoir et l’opposition, le maintien d’un gouvernement hérité d’Abdelaziz Bouteflika, tout cela pèse sur le moral et l’optimisme des uns et sur la détermination des autres. Mais le mouvement continue et il faut rappeler qu’il est soutenu par la plus grande partie de la diaspora algérienne. Et il faut aussi insister sur le fait qu’il force le respect de nombreux peuples à travers le monde.

Bien sûr, il est encore trop tôt pour dresser un bilan définitif du hirak puisque rien n’est encore joué. Mais n’oublions pas que l’Algérie a tout de même échappé à un cinquième mandat de Bouteflika, autrement dit à une prolongation, et à une aggravation, de l’état de déprédation subie par le pays. N’écoutons pas celles et ceux qui nous disent aujourd’hui que ce cinquième mandat n’était pas réellement prévu et que l’état profond préparait autre chose. C’est d’abord une manière insidieuse d’insulter l’engagement des manifestants et c’est ensuite une négation de la réalité. Car ce cinquième mandat était bel et bien mis en orbite, les chancelleries occidentales avaient informé leurs capitales respectives : les choses continueraient en l’état et la question de la succession de Bouteflika était renvoyée à plus tard.

L’Algérie a donc échappé à une énième humiliation doublée d’une dégradation plus marquée de ses institutions et de son économie. Mais il n’y a pas que cela. Qu’on le veuille ou non, il y a une conscience nationale qui a surgi ou ressurgi alors qu’on ne s’y attendait plus. On serait même tenté d’écrire que nous assistons à l’émergence d’une nouvelle conscience nationale. C’est elle qui a fait que la manœuvre, grossière, du pouvoir pour diviser les Algériens en interdisant l’emblème amazigh n’a pas réussi. Bien au contraire. Le pouvoir a finalement incité les manifestants non-berbérophones à dépasser leurs préventions et leurs réticences, à réfléchir à ce qu’est une identité plurielle. Bien entendu, il ne faut pas être naïf. Les démons du régionalisme existeront toujours. Cela demeure même une clé de compréhension quand il s’agit d’examiner les motivations de certains « légalistes » dans l’expression de leur soutien au chef d’état-major. Mais tout de même ! Il est bon d’entendre des jeunes algériens clamer qu’ils refusent les vieilles divisions d’antan notamment celles héritées de la période coloniale.

L’affaire du drapeau amazigh mais aussi l’arrestation du moudjahid Lakhdar Bouregaâ nous disent beaucoup sur l’incapacité du pouvoir algérien, désormais personnifié par le général Gaïd Salah, de penser la situation autrement que par de vieux procédés. Nous sommes au vingt-et-unième siècle ! Le monde change, les paradigmes se renouvellent. La jeunesse algérienne n’est pas isolée de ces courants de transformation comme en témoigne sa détermination à rester pacifique pendant les manifestations. Or, la réponse apportée aux revendications et aux critiques légitimes contre ce système qui a mené le pays dans le fossé n’est pas à la hauteur des enjeux. Certes, l’égyptien Sissi démontre que la matraque peut offrir un sursis à tout régime finissant mais à quel prix ? Ahmed Gaïd Salah tient-il autant que cela à devenir le Sissi algérien ?

Il n’y a pas de honte à ne pas avoir d’idées ou plutôt à ne pas avoir de bonnes idées. Encore faut-il en convenir et se tourner vers celles et ceux qui en ont. Depuis le 22 février, il y a floraison de textes, de propositions et d’initiatives. Pourquoi tout cela reste-t-il ignoré ? On nous parle de conférence nationale. Si c’est pour rassembler des cachiristes patentés désormais transformés en laudateurs du corned-beef, non merci. Autant économiser les frais de ce genre de « concertation » qui, par le passé, n’a jamais rien donné de bon.

Demain, ce sera le 5 juillet, jour de célébration du 57ième anniversaire de l’indépendance nationale. Les Algériennes et les Algériens vont vendredire de nouveau. Il serait terrible, et extrêmement grave, que ce jour de joie soit marqué par la répression, les arrestations et les entraves à manifester. A l’inverse, il serait heureux que les dizaines d’anonymes arrêtés et emprisonnés soient élargis de même que Lakhdar Bouregaâ, Louisa Hanoune sans oublier Hadj Kada Ghermoul qui est en prison pour avoir été l’un des premiers à dire non au cinquième mandat. Ces libérations constitueraient un geste fort. Elles donneraient du crédit aux déclarations du chef d’état-major qui assure qu’il n’a aucune ambition politique. Il s’agit donc pour lui de ne pas rater cette occasion.

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vendredi 26 avril 2019

La chronique du blédard : Le pouvoir, ses manipulations et ses échecs catastrophiques (pour l’Algérie)

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Le Quotidien d’Oran, jeudi 25 avril 2019
Akram Belkaïd, Paris

Il y a plusieurs manières de définir le pouvoir algérien tel qu’il existe depuis le coup d’État de 1965 voire même avant. L’une d’elles le caractérise comme omniscient, toujours capable de retomber sur ses pattes et ayant en permanence plusieurs coups d’avance vis-à-vis de ses détracteurs et de son opposition. Quel que soit les événements, non seulement le pouvoir en serait à l’origine mais il aurait toujours un plan en tête qui finirait tôt ou tard par se réaliser. Avec cette vision des choses, on n’est pas loin du complotisme mais reconnaissons que cette perception existe depuis très longtemps. Elle est très répandue en Algérie mais aussi à l’étranger. L’ancienne opposition au régime du parti unique en fut totalement imprégnée, intoxiquée dira-t-on, de même que nombre d’intellectuels français qui, d’une certaine façon, trouvèrent-là un moyen commode de tout expliquer sans même faire le moindre travail de terrain.

Certes, et je ne fais là que répéter certains de mes anciens écrits, le pouvoir algérien est un spécialiste de la manipulation. Cela personne ne peut le nier. Je me souviens de ce journaliste britannique rencontré à Alger en janvier 1992 et qui avait été baladé par tant d’officiels qu’il avait fini par craquer en m’expliquant que pour lui, l’Algérie est un « ballet incessant de fantômes et de fausses vérités ». Personne n’échappe à ces manipulations, à ces fausses pistes que les journalistes sont encouragés à emprunter voire à vanter. Combien de fois depuis 2005 ai-je, par exemple, entendu des « sources », pourtant très haut placées, m’affirmer qu’Abdelaziz Bouteflika n’était plus de ce monde. Dix, quinze, vingt fois ? Peut-être même plus.

Le pouvoir manipule, c’est un fait. Soyons encore plus précis. Il passe son temps à manipuler. C’est son activité préférée. Jouer les uns contre les autres, faire puis défaire, faire semblant de faire pour défaire, ou bien faire semblant de détruire pour se renforcer. Mais, contrairement à l’idée répandue, cela ne marche pas toujours. Ou, plus exactement, cela ne marche presque jamais comme cela devrait marcher. Le plus souvent, les manipulations du pouvoir tournent mal ce qui l’oblige à trouver d’autres idées tordues lesquelles sont appelées à ne guère donner de résultat. On pourrait en rire, un peu comme on rirait du spectacle d’un comique de l’époque du muet se prenant le même battant de porte à chaque fois qu’il essaie d’entrer dans un saloon. Le problème, c’est que le tragique n’est jamais loin. La règle est terrible : les manipulations qui tournent mal, cela signifie de la violence et de la douleur pour les Algériens.

Les tensions politiques et les rumeurs qui ont marqué l’été 1988 devaient conduire la population à sortir de chez elle pour réclamer des réformes et donner une marge de manœuvre plus large au président Chadli Bendjedid. On sait comment l’affaire a (mal) tourné. La médiatisation à outrance de l’ex-Front islamique du salut (FIS) devait effrayer les électeurs algériens et les pousser dans les bras du Front de libération nationale (FLN). Là aussi, on sait quel prix fut payé par la population durant les années 1990.

Vingt ans après le retour à la paix civile, voici donc l’Algérie confrontée à une grave crise politique. Mais cette fois, les choses sont différentes. Aucune manipulation ne peut avoir été assez forte pour pousser des millions d’Algériens à sortir dans la rue de manière pacifique. On entend, on lit, ici et là, que le hirak a été pensé, voulu et préparé par ceux qui tirent les ficelles. Pourquoi ? Comment ? Pour quel objectif ? Ça on ne le sait pas encore mais soyons certains que les explications a posteriori ne manqueront pas, rendant ainsi service à ce pouvoir qui verra ainsi renforcée son image de machine implacable. « Ces évènements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs ». Cette citation très célèbre, le plus souvent attribuée à Jean Cocteau ou, plus rarement, à Georges Clémenceau, correspond très bien au soulèvement pacifique des Algériens et au bénéfice que le pouvoir aimerait en tirer en s’en attribuant la paternité.

Mais au-delà des explications oiseuses habituelles du style « ‘‘ils’’ ont fait sortir les Algériens dans la rue pour éliminer Bouteflika avant de reprendre la main », le plus important à relever est que, passée la surprise devant le soudain surgissement du peuple, il est évident que le réflexe de la manipulation a vite repris le dessus. Et l’une d’entre elles est potentiellement dévastatrice.

Je ne sais pas si Issad Rebrab, le patron du groupe Cevital, est coupable ou non. L’arrêter maintenant, voire même le poursuivre, revient à faire deux erreurs. La première – et cela vaut pour les autres « oligarques » jetés en pâture à la vindicte populaire - revient à mettre la charrue avant les bœufs. Dans une Algérie parfaite, dans un scénario idéal, on démocratise d’abord, on purge la justice de ses brebis galeuses et, ensuite, et seulement à ce moment-là – parce que la justice aura regagné en impartialité et en indépendance par rapport au pouvoir politique – on pourra poursuivre Rebrab et ses pairs (lesquels, faut-il le rappeler, sont innocents jusqu’à preuve du contraire). Pour l’heure, on a surtout l’impression d’assister à un immense règlement de comptes n’ayant rien à voir avec les revendications populaires de changement.

La seconde erreur, encore plus grave, est évidente. Jouer avec la colère de la Kabylie, c’est s’amuser avec des feux de bengale devant une cuve de kérosène. Nombre de nos compatriotes sont persuadés que Rebrab n’a été arrêté que parce qu’il est kabyle. Que cela soit vrai ou non, l’effet est le même et cela ne pouvait être ignoré. Que veut le pouvoir ? Pousser les Kabyles à user de la violence et à briser, en cela, l’élan pacifique des manifestations ? Provoquer un embrasement en Kabylie afin d’obliger les Algériens à rester chez eux le vendredi au nom de l’intérêt suprême de la nation ? Les concepteurs de cette manipulation n’ont même pas idée de ce qu’ils risquent de provoquer comme réaction en retour. Ou peut-être qu’ils le savent et que cela ne leur pose aucun problème. Et c’est bien là le drame.
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