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Dernier ouvrage paru : Chroniques du ramadan. Voyage intimiste au coeur du jeûne (Tallandier, 2026).
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vendredi 18 septembre 2020

La chronique du blédard : Piteux Barça

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Le Quotidien d’Oran, jeudi 20 août 2020

Akram Belkaïd, Paris

 

Ce n’est pas la hchouma, c’est pire. Une tbahdilahistorique, de celles dont on parlera encore dans des décennies. En se faisant balayer par le Bayern de Munich par huit buts à deux ( !) lors du récent quart de finale de la Ligue des champions (on parle ici de foot), le FC Barcelone a réalisé l’une des pires performances de sa longue histoire. Quoi qu’il arrive dans l’avenir, y compris une renaissance digne de la « dream team » de 1992 ou de la « période fabuleuse » de 2006 à 2015 (quatre titres de champion d’Europe), il y aura toujours un mauvais plaisant pour rappeler cette déroute. Sur Internet, des petits malins annoncent déjà que le prochain sponsor du Barça serait le chocolat (à la menthe…) After Eight.

 

Beaucoup de gens ont glosé sur l’impressionnante maîtrise technique de l’équipe bavaroise. C’est une manière de voir les choses. Ce qui m’a le plus surpris dans ce match, revu pour comprendre, c’est l’état de liquéfaction dans lequel étaient les joueurs du Barça. Face à une équipe décidée à imposer son rythme, il aurait fallu répondre d’abord sur le plan physique, montrer sa capacité à défendre et récupérer haut et à ne pas se laisser faire. C’était et c’est la seule manière de battre le Bayern. Au lieu de cela, passée les premières minutes qui firent illusion, j’ai vu des joueurs marcher (et pas uniquement Messi) alors que l’adversaire était à l’offensive.

 

Comme indiqué à chaud après la fin du match, je pense que tout cela n’est guère surprenant. Le Barça en a pris huit, il aurait pu en encaisser quatre ou cinq de plus. C’est l’indication concrète d’une fin de cycle qui n’en finit pas de durer. En réalité, le Barça est en crise depuis le départ de Pep Guardiola. Le titre européen obtenu sous la houlette de Luis Enrique en 2015 a permis de prolonger les beaux jours mais l’orage grondait depuis 2012, date à partir de laquelle a commencé le ballet des entraîneurs (Tito Vilanova, Jordi Roura, Gerardo Martino, Luis Enrique, Ernesto Valverde et Quique Setién en attendant le prochain).

 

En 2011, après une année exceptionnelle, Guardiola voulait entamer un nouveau cycle. Celui qui avait osé confier les clés de l’équipe à Lionel Messi tout en mettant à l’écart des vedettes comme Samuel Eto’o ou Thierry Henry entendait injecter du sang neuf et obtenir le départ de certains cadors ou, du moins, les mettre en concurrence avec des joueurs plus jeunes. S’il n’était pas question de toucher au trio Messi – Xavi – Iniesta, le reste de l’équipe était promis à des bouleversements. Guardiola n’a pas obtenu ce qu’il souhaitait de la part de ses dirigeants, ce qui a acté son départ.

 

Par la suite, la situation s’est figée. Le cas de Gérard Piqué en est la parfaite illustration. Quand on gagne tout, y compris avec l’équipe nationale espagnole, on a tendance à n’avoir plus faim et à se reposer sur ses lauriers. Et cela s’aggrave quand on mène une carrière parallèle d’homme d’affaires et de membre de la jet-set abonné aux échos de la presse people. Au final, tout se paye. Contre le Bayern, les images isolées de Piqué face aux attaquants adverses étaient sans appel. On dira que le reste de la défense, Nélson Semedo et Clément Lenglet notamment, n’a guère fait mieux. Mais le naufrage de Piqué restera l’un des symboles de cette soirée cauchemardesque.

 

L’idée que le temps n’est qu’une suite infinie de cycles concerne aussi le football. Il est intéressant d’analyser comment une grande équipe évolue. L’un des facteurs fondamentaux est bien sûr l’âge des joueurs. Le Messi d’aujourd’hui est clairement sur le déclin même s’il est encore capable de fulgurances comme lors des huitièmes de finale. Mais il n’y a pas que cela. Une grande équipe est aussi une alchimie mystérieuse appelée à ne jamais trop durer. Au bout d’un moment, malgré l’harmonie apparente, quelque chose, quelque part commence à se dérégler. Pour qui se souvient de la saison 2010-2011, il y a, par exemple, le souvenir de flottements répétés dans la défense du Barça et d’incohérences dans le positionnement du milieu de terrain. Mais la victoire était encore là et l’on pensait qu’il fallait faire avec ces faiblesses récurrentes. Autrement dit, c’est dans le succès d’une équipe que l’on peut distinguer, certes a posteriori, ce qui provoquera ses revers futurs.

 

On dit que les grandes équipes ne meurent jamais. Je n’en suis pas si sûr. Aujourd’hui, grande équipe rime comme jamais avec argent. Sans argent, pas de survie. Pas de parcours surprise. L’exemple de clubs anglais qui, jadis, semaient la terreur sur les terrains européens, le montre (Nottingham Forrest, par exemple, dont personne n’entend plus parler). Avec l’argent, le business interlope autour des transferts (zone grise du football où la présence de mafieux n’est évoquée que du bout des lèvres par la presse sportive), l’idée de construire une équipe sur le long terme n’est plus à l’ordre du jour. Le football est devenu une discipline à flux humains permanents. Le concept même d’esprit d’équipe ou d’identité d’équipe ne veut plus rien dire. Si l’on en revient au Barça, il n’est pas anodin de voir que ses jeunes titulaires ne sortent plus de son centre de formation. Il n’y a plus ou presque plus de transmission. Dans les années qui viennent, il y aura de nouveau un FC Barcelone conquérant – sauf à ce que la traversée du désert des années 1970 et 1980 se renouvelle – mais il n’aura guère à voir avec la flamboyance que nous avons connue.

mercredi 22 mars 2017

La chronique du blédard : La peur sur le terrain

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Le Quotidien d’Oran, jeudi 16 mars 2017
Akram Belkaïd, Paris

Bien qu’une actualité en remplace une autre, j’aimerais revenir sur la désormais légendaire qualification du Futbol Club Barcelona face au Paris Saint-Germain Football Club. Passons rapidement sur le fait que rares étaient celles et ceux qui croyaient vraiment à une « remontada » du Barça et indiquons au lecteur que cela intéresse que nous nous sommes déjà penché sur les éventuelles conséquences de l’élimination du PSG sur la politique de « soft-power », autrement dit d’influence, du Qatar (*).

Pour nombre d’observateurs, la déroute parisienne est incompréhensible. Comment peut-on se faire ainsi sortir d’une compétition après avoir compté quatre buts d’avance ? Telle est la question qui a été posée et qui se pose encore. Il est évident que cette soirée du 8 mars va figurer dans l’anthologie des grands moments du football hexagonal. Comme pour la défaite à la dernière face à la Bulgarie en 1993 (synonyme d’élimination pour la Coupe du monde aux Etats Unis de 1994), il y aura sûrement des documentaires, des récits et mêmes quelques œuvres littéraires pour explorer le mystère de cette défaite. Cette dernière, comme pour les grandes victoires et d’autres événements, rentrera dans la catégorie des « que faisiez-vous à ce moment-là ? ».

Il y a eu dans cette rencontre une période, celle des dix dernières minutes, que n’importe quelle personne ayant joué, ne serait-ce qu’une seule fois dans sa vie, une rencontre sportive à enjeu peut reconnaître. Il ne s’agit pas simplement de sport à haut niveau. Cela peut aussi concerner des matchs à enjeu modeste tel un affrontement entre quartiers, comme par exemple La Tour du Paradou contre la Cité DNC à Hydra (un match pour deux-cent dix dinars et dont l’intensité pouvait être aussi forte qu’une finale du mondial).

Dans ces moments-là, il arrive soudain qu’une peur panique s’empare d’une équipe. Certes, les joueurs du PSG sont rentrés sur le terrain avec une boule au ventre et l’on a vite compris qu’ils allaient passer une mauvaise soirée. Mais ils ont tenu le coup pendant quatre-vingt minutes. Puis, la peur, la vraie, s’est installée dans leur camp. Exception faite de l’attaquant uruguayen Cavani, véritable guerrier, elle a coupé les jambes de tous les parisiens qui n’ont réussi qu’une seule passe en sept minutes ce qui en dit long sur leur état.

Cette peur est un étrange phénomène. Quand on est sur le terrain et qu’on en est victime, il est très difficile de s’en défaire. On regarde autour de soi et l’on réalise que les camarades ne valent guère mieux. Le cerveau émet des signaux contradictoires et, surtout, la lucidité disparaît. C’est la fameuse « brume de sensations » décrite par l’écrivain Jules Renard. Il y a quelques mois, j’ai entendu Laurent Blanc, l’ancien joueur devenu entraineur (notamment du PSG), évoquer cette panique qui prive une équipe de tous ses moyens. Un phénomène irrationnel, selon lui, où le terme contagion n’est pas trop fort pour décrire le fait qu’il est alors difficile pour quiconque d’y résister ou d’empêcher ses coéquipiers de sombrer.

Dans le premier épisode de la série (culte) Lost, l’un des personnages principaux demande à une femme de recoudre sa blessure à vif. Quand il devine qu’elle a peur de le faire, il lui demande de compter jusqu’à cinq, autrement dit d’accorder cinq secondes à cet état de panique puis de se reprendre. La technique vaut ce qu’elle vaut mais de nombreux éducateurs l’utilisent sur les terrains de sports. Ainsi cet entraineur de jeunes en région parisienne qui conseille à son avant-centre de toujours compter jusqu’à cinq avant de tirer un pénalty, c’est-à-dire de se donner le temps avant de tordre le cou à l’appréhension.

Une équipe entière est-elle capable de n’accorder que quelques secondes de triomphe à la panique avant de reprendre ses esprits ? C’est peu probable. Il faudrait pour cela une synchronisation parfaite or un groupe qui perd ses moyens n’est rien d’autre qu’un ensemble de réactions éparses et antagonistes. Pour y pallier, ou tenter de limiter les dégâts, il faut disposer d’une forte personnalité dans le collectif. Quelqu’un capable de réveiller ses camarades, de leur passer – comme adorent le dire les commentateurs sportifs – une vraie soufflante. Un rôle que personne sur le terrain du Nou Camp était capable de faire et certainement pas le capitaine Thiago Silva. Un Zlatan Ibrahimovic l’aurait fait. Peut-être…

Il arrive parfois qu’un joueur expérimenté comprenne vite la situation et décide de provoquer un incident pour « réveiller » ses camarades. Une bagarre avec un adversaire ou une gifle assénée à un coéquipier, de longues chicanes avec l’arbitre, les stadiers ou même le public sont des moyens classiques pour créer une rupture de charge, une diversion qui canalise les émotions et qui peut dissiper la panique. Problème, l’arme est à double-tranchant et, outre le carton rouge garanti, cela peut surtout aggraver le mal et accélérer le naufrage de l’équipe.

Cette peur collective et soudaine sur un terrain demeure donc un mystère. Des spécialistes assurent qu’on peut la prévenir avec une bonne préparation mentale mais rien ne garantit que cette dernière sera efficace en permanence. Quand la peur s’installe sur le terrain, quand les jambes deviennent lourdes, quand les oreilles n’entendent plus rien, quand le regard se brouille et que courir devient un supplice, il faut juste tenir et attendre le retournement de situation qui vient parfois. Car, c’est cela aussi le foot : des montagnes russes émotionnelles qui font passer de la panique à l’euphorie. Un basculement que peut provoquer un but inespéré et que les joueurs du PSG n’ont pas eu la capacité de provoquer.


(*) « (In)dispensable PSG pour le Qatar », Horizons arabes, Les blogs du Diplo, 13 mars 2017.

mercredi 8 mars 2017

FC Barcelone 6 PSG 1 !

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Ces derniers jours, il s’est passé quelque chose d’étrange autour du PSG. Plus le match retour contre le Barça approchait (rappelons que le match aller s’est soldé par une victoire du PSG par 4 buts à 0 à Paris) et plus une petite musique se faisait entendre. Au lieu de voir venir le match tranquillement, avec assurance et sérénité, le monde du football français a joué à se faire peur. Les médias, les consultants, les anciens joueurs, la grande majorité a commencé à se demander si la victoire du Barça était possible, si l’arbitre désigné était à la hauteur…
Cette inquiétude diffuse traduisait certainement une chose : la France n’est pas une terre de football. Elle a de grands footballeurs, de belles équipes, mais l’environnement général n’est pas à la hauteur. Un Bayern de Munich ayant emporté le match aller avec un score de 4-0 n’aurait jamais fait l’objet de pareilles inquiétudes en Allemagne et aurait fait le déplacement pour le retour avec la foi en lui-même.

On parlera pendant des années de ce match. C’est évident. Il est aussi évident que le PSG va être montré du doigt et aura du mal à s’en remettre. On imagine déjà les plaisanteries récurrentes à son sujet… Gageons aussi qu’il sera désormais de nouveau question d’un éventuel désengagement du Qatar du football français. Depuis plusieurs mois des rumeurs en provenance de Doha font état d’une certaine impatience de l’émir vis-à-vis d’une équipe qui n’arrive donc pas à entrer dans le dernier carré européen. En ces temps où le prix des hydrocarbures restent inférieurs à 60 dollars, l’émirat comme ses voisins du Golfe, doit faire des économies...


Le pire dans l’affaire, c’est que ce n’est pas un grand Barça qui l’a emporté (avec un Messi peu inspiré). Hormi quelques périodes de grande intensité (notamment au début et à la fin), le match a été plaisant, sans plus. Il ne restera dans les mémoires que les cinq dernières minutes, celles où, grâce notamment à Neymar (qui vient de montrer qu’il mérite de succéder à Messi dans le rôle de patron de l’équipe) le Barça a forcé le destin. On retiendra aussi que c'est le coup-franc de Neymar qui a fait basculer le match. 

Mais la conclusion de tout cela, c’est que le football demeure un sport de surprises, celui où tout est possible. En comparaison de la marche tragique du monde, cela peut paraître puéril de s’enthousiasmer pour cela. Mais après un tel exploit, il ne faut pas bouder son plaisir.
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vendredi 3 mars 2017

La chronique du blédard : Barça, le naufrage

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Le Quotidien d’Oran, jeudi 16 février 2017
Akram Belkaïd, Paris

Il y a dans le football, du moins pour celui qui le regarde régulièrement, d’étranges intuitions, des règles qui relèvent de l’irrationnel. Ainsi, les premières minutes d’un match peuvent-elles être annonciatrices de ce qui va suivre, surtout quand il s’agit d’une déroute. La rencontre de mardi soir entre le Paris-Saint-Germain (PSG) et le Barça en est un bon exemple. Au bout de deux minutes, s’est dessinée la perspective d’une défaite, pire d’une « triha ta3 lekleb », une raclée de chiens. Dans ce genre de situation, on se prend à espérer que les choses se dérouleront autrement, mais au fond de soi, on sait. La hargne et la « grinta » des uns, la faiblesse et l’apathie des autres. Les premiers duels gagnés facilement, les balles que l’on renvoie fort et l’air pour une équipe dont la philosophie exige la « relance propre ». Les joueurs qui rechignent à courir ou qui sont hors de condition. Les Barcelonais qui entrent sur le terrain avec, dans l’attitude, un je-ne-sais-quoi qui trahit la suffisance à l’égard d’une équipe de jeunots : tout cela donne un avant-goût du naufrage qui s’annonce.

Il est souvent difficile de situer le moment où une grande équipe perd de son lustre et redescend définitivement sur terre. Au virage des années 2010, entrainé par Guardiola, le FC Barcelone était au sommet de son art. La finale de 2011 contre Manchester United restera comme l’aboutissement d’une équipe réglée comme une machine de guerre, capable de tous les exploits quel que soit l’adversaire. C’est après cette finale que le Barça actuel a amorcé son déclin. Des joueurs ont vieilli (Xavi, Iniesta), d’autres sont partis à la retraite (Puyol) tandis que l’entraîneur emblématique prenait une année sabbatique avant de rejoindre d’autres équipes. A l’époque, déjà, quelques confrères avaient relevé que le départ de Guardiola n’était pas anodin. Qu’il signifiait que le concerné n’avait pas obtenu gain de cause dans sa volonté de renouveler les effectifs et de prier quelques vedettes un peu trop sûre d’elles-mêmes (Piqué) d’aller jouer ailleurs.

Les férus de statistiques objecteront que le Barça a été étincelant en 2015, année où il notamment remporté cette fameuse Ligue des champions dont le PSG l’a pratiquement éliminé avant le match retour le 8 mars prochain. C’est vrai. Il est juste aussi de rappeler que cette équipe a très bien joué l’année dernière (elle a gagné le championnat), surtout quand Lionel Messi, son joueur vedette était… absent pour blessure (tiens, tiens…). Mais, à dire vrai, ce n’était pas la même mécanique parfaite, cette fluidité qui fit dire à un ami musicien que le Barça jouait parfois une symphonie silencieuse avec des partitions secrètes, illisibles pour le commun des entraineurs et des joueurs. Le titre européen de 2015 n’était pas le synonyme d’un renouveau mais juste d’un prolongement pour ne pas dire d’un retardement. D’ailleurs, et à regarder le classement provisoire de la Liga, le Barça risque fort de ne pas remporter le championnat espagnol cette année. Crise en vue…

Parmi les dictons dont raffole le milieu du football il y a celui qui dit que dans ce sport, les défaites sont plus nombreuses que les victoires sauf pour les grandes équipes. Depuis 2006, et son deuxième titre européen, le Barça a gavé ses supporters, surtout durant la période 2009-2011. Les gens s’habituent vite, trop vite, au succès. Ce même succès oblige à la surenchère en matière de recrutement de stars et attire des gens au stade qui n’y allaient pas avant (parmi eux, on trouve ceux qui filment le match avec leur tablette au lieu de tout simplement profiter du moment). Pour qui aime le foot, il y a quelque chose de passionnant dans les lendemains de défaite. Passé le quart d'heure ronchon, c’est la perspective d’une reconstruction, d’une réinvention. Luis Enrique, l’entraîneur actuel, va peut être s’en aller. Lionel Messi va peut être aussi monnayer ailleurs ce qui lui reste comme génie et fulgurances. Ainsi va la vie d’une équipe de football, aussi prestigieuse soit-elle. Des « supporters » s’en détourneront, d’autres vivront dans le souvenir des belles soirées européennes et puis, un jour, un nouveau cycle commencera, du moins il faut l’espérer.

A l’opposé, il est encore trop tôt pour dire qu’une grande équipe est née à Paris. Attendons un peu la suite. Une épopée, une vraie, se termine avec la victoire en finale. Il fut un temps où les commentateurs sportifs français s’enflammaient pour un parcours s’arrêtant en demi-finale (les "Verts" de Saint-Etienne) mais les temps ont changé et le football hexagonal a un grand, un très grand retard à rattraper. Un seul titre de champion d’Europe en soixante et une éditions, c’est un rang ridicule qui doit obliger à la retenue. Pour autant, il est possible que le PSG soit le héros des prochains mois. Ses actionnaires sont riches, ses joueurs, surtout les jeunes, sont talentueux, et le travail de son entraineur commence à porter ses fruits. Si tout va bien et que la mécanique ne s’enraye pas, les supporters parisiens ont de beaux jours devant eux. Ceux du Barça (comme ceux du Mouloudia d’Alger, de la JS Kabylie et, pire encore, du Mouloudia d’Oran, mais c’est une autre histoire) sont appelés à être patients.


jeudi 17 avril 2014

Soir de défaite...

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Il est tard. Le match vient de s’achever. Le Real de Madrid a remporté la Coupe d’Espagne de football, la Copa del Rey, en battant le FC Barcelone par deux buts à un. Tristesse dans le salon. Le père et le fils sont silencieux, un brin accablés. Présent, un frère, et oncle, jubile et chambre mais on ne lui accorde guère d’attention. Le temps du Barça se termine. Une page se tourne… Le téléphone sonne. Le numéro du grand-père s’affiche. Un autre madridista... « Dis-lui que je dors ! » ordonne le petit-fils, visage fermé, en se dirigeant vers sa chambre.
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