Lignes quotidiennes

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Dernier ouvrage paru : Chroniques du ramadan. Voyage intimiste au coeur du jeûne (Tallandier, 2026).
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vendredi 19 février 2016

La chronique du blédard : Du pouvoir et de la diaspora algérienne

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Le Quotidien d’Oran, jeudi 11 février 2016
Akram Belkaïd, Paris
 
Les Algériens binationaux ne pourront donc plus occuper de postes clés puisque c’est ce que stipule désormais la Constitution dont la réforme vient d’être votée par nos illustres représentants du peuple… Certes, de nombreux pays dans le monde ont une législation restrictive quand il s’agit de certaines hautes responsabilités précises (c’est le cas des Etats Unis où il faut être né sur le sol américain pour prétendre à la présidence). Mais dans le cas algérien, l’intention est plus large et la mesure est un message de défiance sur lequel il convient de s’attarder.
 
De fait, qu’est-ce qui unit un Algérien résidant à Paris à une Algérienne vivant à Los Angeles, Montréal,  ou Brunswick (ME) ? Qu’est-ce qui unit une Algérienne installé à Marseille à une Algérienne de  Tunis, Taipeh ou Tokyo ? Qu’est-ce qui unit un Algérien vivant à Tokyo à un Algérien installé à New York, Dubaï ou Istanbul ? Dans la majorité des cas, et à de rares exceptions, il y a un sentiment diffus d’inaccompli, la sensation d’un échec plus ou moins assumé, celui de n’avoir pu se réaliser dans son propre pays. Il y a la volonté, récurrente, de « faire quelque chose ‘là-bas’ », « d’aider el-bled », de rembourser une dette que chacun apprécie et assume à sa façon. Il y a donc une virtualité. Une potentialité.
 
Quand on évoque la triste situation de l’Algérie, les facteurs d’optimisme sont rares. Dans un contexte de fuite en avant où la pire des possibilités est toujours celle qui se réalise au grand dam de celles et ceux qui espéraient, espèrent toujours, que ce pays prenne enfin son envol, c’est la jeunesse, sa créativité, sa capacité à réaliser des choses malgré un environnement hostile qui empêchent l’accablement de triompher. D’un point de vue socio-économique, n’importe quel observateur relèvera aussi que l’un des atouts principaux de l’Algérie est aussi sa diaspora. Bien sûr, il est aisé de s’engager dans des polémiques inutiles en divisant les Algériens. On est en droit, à Alger, Oran ou Constantine, de reprocher leur départ à ceux qui sont partis ou de leur signifier que leur avis ne compte pas dans la mesure où ils ne partagent pas le quotidien éprouvant, du moins pour certains, de ceux qui sont restés. Mais tout cela est secondaire. En tous les cas, cela devrait le rester.
 
Car, la réalité, c’est que la majorité des pays qui ont réalisé un développement économique spectaculaire durant la deuxième moitié du vingtième siècle l’ont fait avec l’aide de leur diaspora. C’est le cas, par exemple, de la Chine. On connaît la fameuse phrase de Deng Xiaoping pour justifier le grand écart entre orthodoxie communiste et réformes libérales : « qu’importe la couleur du chat pourvu qu’il attrape la souris ». Ce que l’on connait moins c’est que le pragmatisme du PC chinois l’a aussi obligé à être accommodant à l’égard des compétences issues de la diaspora et cela reste encore le cas aujourd’hui. Sinon, comment expliquer que des sino-américains ou même des sino-vietnamiens ou encore des sino-singapouriens se retrouvent parmi les dirigeants économiques les plus en vues en Chine ?
 
Prenons un autre exemple, moins connu que celui de la Chine. A la fin des années 1950, la Corée du sud était un pays qui désespérait ses soutiens occidentaux. Economie en panne, corruption, fuite de capitaux, chômage, autrement dit une situation qui n’a rien à voir avec ce qui existe aujourd’hui. Or, l’un des facteurs de redressement de ce pays a été qu’il a réussi à convaincre sa diaspora de rentrer au pays. Comment ? En lui garantissant un minimum de conditions décentes de vie avec, entre autre, la réforme du système éducatif, une politique ambitieuse de logement et la modernisation du système de santé. Dans ce « deal », le pouvoir sud-coréen reconnaissait deux choses majeures : d’abord, la gravité de la situation du pays et l’exigence d’un changement. Ensuite, le fait que le pays avait besoin de « sa » diaspora.
 
Si l’on en revient à l’Algérie, le pouvoir ne reconnaît ni la gravité de la situation et donc l’exigence de réformes urgentes ni le fait que la diaspora est un élément de la solution. Je ne vais pas m’attarder sur la première partie de ce qui précède. On sait ce qu’est le pouvoir algérien, inutile d’insister là-dessus. Par contre, concernant la diaspora, il est important de dire certaines choses. Tout comme il refuse de faire confiance aux Algériens qui vivent en Algérie, le pouvoir n’a que peu de considérations pour la diaspora. Certes, elle a droit de temps en temps à quelques discours laudateurs mais ils sonnent aussi creux que les promesses d’une plus grande démocratisation ou de la mise en place d’une politique pour sortir du tout pétrole.
 
Jadis, entre les années vingt et la fin de la guerre d’Indépendance, c’est au sein de l’émigration algérienne que le mouvement nationaliste s’est renforcé. Peut-être est-ce cela qui alimente la méfiance à l’égard des exilés d’aujourd’hui. Il est vrai qu’un Algérien qui travaille à la Nasa ou dans la Silicon Valley ou qui est encore l’un des pontes de la recherche médicale en France n’apportera pas que sa seule expertise.  Il aura aussi sa manière de voir les choses et des exigences pour que le minimum de vie décente – et il ne s’agit pas que de considérations matérielles – lui soit garanti.
 
Finalement, les seuls binationaux qui intéressent le pouvoir algérien sont les footballeurs. Appelés en masse d’Europe pour les besoins d’un « wanetoutrisme » mortifère, ces joueurs sont célébrés en tant qu’exemples de dévouement pour le pays alors, qu’en réalité, ils ne servent qu’à donner des jeux et flatter le nationalisme du peuple (cela sans compter quelques magouilles avec les agents et autres intermédiaires). Quant aux autres « binat », quels que soient leur niveau de compétence, leur capacité d’entreprendre et d’investir, il vient de leur être signifié qu’ils ne sont plus que des Algériens de seconde catégorie.
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samedi 9 janvier 2016

La chronique du blédard : Haro sur les binationaux

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Le Quotidien d’Oran, jeudi 7 janvier 2016
Akram Belkaïd, Paris
 
Il est impossible, ces derniers temps, d’échapper au « débat » concernant les intentions du gouvernement français en matière de déchéance de nationalité pour les auteurs d’actes terroristes (débat polémique bien utile pour faire oublier le reste…). Dans un premier temps, le président François Hollande, marqué de près par son Premier ministre Manuel Valls, envisageait de restreindre cette mesure aux seuls binationaux au prétexte (fallacieux) que la France ne saurait créer des apatrides et cela eu égard à ses engagements internationaux.
 
On connaît le tollé que ce projet a déclenché au sein de la gauche ainsi que l’émotion qu’il a provoqué au sein des communautés d’origine étrangère et plus particulièrement maghrébine. Commençons d’ailleurs par une précision fondamentale. Etre contre le fait que cette mesure ne vise que les terroristes binationaux, comprendre les franco-maghrébins ou les franco-sahéliens car c’est bien de ces deux catégories qu’il s’agit, ne signifie en aucun cas que l’on fasse preuve de la moindre indulgence ou compréhension à l’égard du terrorisme. C’est simplement une question de principe. Car, de deux choses l’une, soit la France continue d’affirmer que ses citoyens sont tous égaux en droits et devoirs soit elle entérine l’idée qu’il existe au moins deux sinon plusieurs catégories de citoyenneté.
 
On sait que la bataille de l’intégration n’est pas simple à mener. Pour diverses raisons, la marginalisation sociale n’étant pas la moindre, des pans entiers de la population ont déjà du mal à se considérer comme français (et une récente enquête de l’Ined vient de montrer l’ampleur de la discrimination qu’ils subissent). Comment alors « faire nation » si l’on explique demain à un jeune franco-algérien que ses amis français « de souche » seraient moins punis que lui s’ils venaient à basculer dans le terrorisme puisqu’ils conserveraient leur nationalité ? Qu’est-ce donc que cet égalité entre citoyens si elle ne répond pas à l’exigence suivante : même devoirs, mêmes droits et, en cas de crime, même peine ? Comment faire en sorte que l’idée d’une différence de statut, laquelle serait institutionnalisée, ne soit pas intériorisée par une jeunesse en proie à de nombreux doutes identitaires ?
 
Il est des pays où la règle du jeu est claire. Dans les monarchies du Golfe, la naturalisation est un fait rare et la notion d’intégration de populations d’origine étrangère n’existe pas. Indiens, Pakistanais, Syriens, Egyptiens, Palestiniens ou Tunisiens savent qu’ils n’obtiendront jamais la nationalité du pays qu’ils bâtissent et dans lequel ils sont parfois installés depuis deux ou trois générations. Il arrive qu’elle soit tout de même accordée à quelques rares élus mais ces derniers n’ignorent pas qu’elle restera toujours en suspens, étant susceptible d’être retirée à tout moment notamment pour des raisons politiques. Naturalisé saoudien ou émirati, un syrien sait par exemple qu’il doit filer doux – comme ne pas se mêler de politique - pour ne pas être renvoyé dans son pays d’origine…
 
La France s’enorgueillit d’être aux antipodes de ces systèmes censitaires et ségrégationnistes. Mais concevoir une peine réservée à une partie bien précise de sa population, et cela quelle que soit la gravité du crime commis, n’est pas digne d’elle. C’est aussi créer un dangereux précédent. Aujourd’hui, c’est la déchéance de nationalité pour les binationaux auteurs d’un crime terroriste. Et demain ? La peine de mort ? Et puisque l’on est dans cette logique, pourquoi ne pas d’ores et déjà appliquer des peines différenciées selon les origines ?  
 
En réalité, ce projet d’exclusion en dit long sur un impensé post-colonial qui déshonore l’éthique républicaine. Car, ce qui le fonde, c’est qu’aux originaires du sud ou de l’est de la Méditerranée, il est implicitement signifié que la nationalité française est un privilège qui leur a été octroyé. Et que ce privilège doit se mériter d’une génération à l’autre comme si les compteurs étaient à chaque fois remis à zéro.  Il faut bien écouter les déclarations politiques des partisans de ce projet. Ce qui se dessine en arrière-plan de leurs discours, c’est une exigence d’exemplarité voire de reconnaissance et de gratitude. Ce n’est pas « vous êtes français, vous êtes comme tout le monde ». Non, c’est « vous êtes français, continuez à le mériter sinon… »
 
A cela s’ajoute un autre non-dit, très présent au sein de la droite mais que l’on retrouve aussi à gauche, notamment au sein du parti dit socialiste. Le point de départ, c’est le fait que cette population d’origine étrangère soit française, notamment grâce au droit du sol. Le présent chroniqueur peut en témoigner : rappeler que Merah ou les frères Kouachi étaient d’abord des ressortissants français et que, finalement, c’est la France et non pas l’Algérie (laquelle a refusé d’accueillir la sépulture du premier, une sorte de déchéance post-mortem), qui en a fait ce qu’ils sont devenus, fait grincer des dents et provoque parfois ce cri du cœur : « ils n’auraient jamais dû être français ». Que des musulmans, des arabes ou des noirs soient français, c’est finalement cela qui continue de poser problème. On croyait cette question dépassée, on ne fait qu’y revenir en raison notamment de l’actualité.
 
En 2017, le président François Hollande qui avait promis le droit de vote aux étrangers paiera certainement le prix électoral de cette concession (ou de cet emprunt) à la droite et à l’extrême-droite (pour le Front national, ce projet n’est qu’un premier pas vers d’autres motifs de déchéance de nationalité). Cela explique pourquoi quelques options ont été esquissées ici et là, notamment la généralisation du retrait de nationalité à tous les auteurs de crimes terroristes, qu’ils soient ou non binationaux. En effet, on a enfin demandé leur avis à des juristes qui ont rappelé que la France n’a ratifié aucun des textes qui l’empêcheraient de le faire (il est intéressant de noter que plusieurs voix se sont fait entendre à droite pour critiquer un projet qui leur paraissait acceptable tant qu’il ne concernait que les seuls binationaux…).
 
Une odeur d’œuf pourri règne actuellement au sein de la classe politique française. Les apprenti-sorciers s’en donnent à cœur joie et les expérimentations législatives qui se profilent – y compris en matière de sécurité – n’incitent guère à l’optimisme.
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mardi 17 mars 2015

La chronique du blédard : La binationalité et le cas Fekir

 
Le Quotidien d’Oran, jeudi 12 mars 2015
Akram Belkaïd, Paris
 
Qu’on le veuille ou non, ce qui touche le football dépasse toujours la sphère exclusive de ce sport. C’est le cas de la récente « affaire Fekir », du nom de ce jeune – et talentueux  - footballeur de l’Olympique de Lyon qui, après quelques tergiversations, a opté pour l’Equipe nationale de France plutôt que pour celle d’Algérie. Le feuilleton a duré plusieurs semaines, si ce n’est plusieurs mois et, après avoir décidé, dans un premier temps, de jouer pour les Verts le gone, né d’un père algérien, a donc choisi d’évoluer chez les Bleus.
 
Cela fait longtemps que la question des joueurs binationaux a des répercussions externes au monde du football. Depuis quelques années, les fédérations maghrébines mais aussi subsahariennes ont entrepris de profiter des failles de la réglementation internationale en essayant de convaincre de jeunes joueurs nés en France – et ayant souvent joué pour les équipes de France de niveau inférieur (juniors, espoirs ou A’) - de représenter le pays de leur père ou de leur mère (il y a ainsi eu des situations où, nés en France, deux frères ont joué, l’un pour l’Algérie, l’autre pour la Tunisie…).
 
Avant d’aller plus loin, relevons d’abord qu’en Algérie le football, lui aussi, n’échappe pas à la facilité. Comme dans d’autres disciplines, ses dirigeants ne parient plus sur la formation et délaissent la structuration de cette activité sur le long terme. On dira ce que l’on voudra des années 1970, mais il existait tout de même une politique sportive et une ambition de faire émerger des joueurs doués (ce qui fut le cas avec les Madjer, Belloumi, Assad et compagnie…). Comme pour tant de secteurs de l’économie, les dirigeants du foot algérien préfèrent donc « importer » de l’extérieur au prétexte fallacieux d’inverser les flux de fuite talents. En cela, le football, du moins son symbole premier qu’est l’équipe nationale, dit bien ce qu’est devenue l’Algérie d’aujourd’hui : un pays rentier incapable de produire sa propre richesse autre que les hydrocarbures.
 
Revenons au cas Fekir. Cette situation autour des joueurs binationaux, rendue possible par une législation très libérale et censée être favorable aux « petites » équipes, a des incidences dans la vie politique française. On imagine quel aurait été le discours du Front national mais aussi d’une partie de la droite (n’oublions la gauche dite socialiste) si le joueur avait opté pour l’Algérie. Le discours habituel sur le prétendu manque de loyauté des jeunes issus de l’immigration aurait immédiatement été sorti du fumier dans lequel il mijote habituellement. On se souvient des propos pour le moins ambigus de Laurent Blanc, alors sélectionneur de l’Equipe de France, à propos de ce qu’il considérait comme étant un vrai problème pour la compétitivité des Bleus.
 
Au-delà de ce qu’ils espéraient vraiment, c’est-à-dire voir Nabil Fekir, que l’on annonce tout de même comme étant le nouveau Messi, jouer avec la Khadra, de nombreux franco-maghrébins ont ressenti un sentiment de soulagement quant à sa décision. C’est comme si cela faisait une polémique de moins dans un pays où, dès le réveil matinal, il est question à la radio de terrorisme, d’islam et d’islamisme, de foulard et de laïcité sans parler de l’immigration, des imams mal formés ou des prières de rue. C’est un fait, la décision de Fekir va aussi calmer l’ardeur de quelques comiques-troupiers, on pense à ceux qui couvrent le foot sur RMC, et les obliger à chercher des poux dans d’autres têtes que celles des franco-maghrébins.
 
Pour autant, il faut se garder de généraliser. Tout en étant prudent avec ce genre de procédé qui ne remplace en rien une vraie enquête ou un vrai sondage, il convient de relever que, sur les réseaux sociaux, les réactions à la décision de Fekir ont été étonnement mesurées des deux côtés de la Méditerranée. Bien sûr, certains, en France, y ont vu un acte calculateur, l’équipe de France jouant chez elle l’Euro 2016, la valeur marchande du joueur serait de fait plus susceptible d’en bénéficier que s’il participait à la Coupe d’Afrique des nations de 2017. En Algérie, quelques excités l’ont qualifié de traître au pays (rien que ça…) quand d’autres faisaient juste mine de s’indigner de ses atermoiements sans pour autant remettre en cause son droit à jouer pour la France.
 
Et c’est ce dernier point qui est intéressant. Il fut un temps où la question de la bi-nationalité relevait d’un tabou absolu en Algérie. Il fut aussi un temps où nombre de pères immigrés interdisaient à leurs enfants de devenir français ou de se considérer comme tels et cela au nom d’un hypothétique retour au pays. Aujourd’hui, les choses ont changé. La réalité démographique a imposé le pragmatisme – combien y-a-t-il de binationaux ? C’est un mystère, mais on estime leur nombre à deux voire trois millions d’individus, le chiffre de sept millions ayant même récemment enflammé les réseaux sociaux. Et ce pragmatisme conduit à des situations pour le moins étonnantes. Ainsi, les consulats d’Algérie à l’étranger proposent aujourd’hui à leurs ressortissants binationaux qui n’ont pas le temps de renouveler leur passeport (algérien) de rentrer au pays natal avec leur passeport français et un visa : quelque chose d’impensable il y a quelques décennies…
 
En son temps, un joueur comme Zinedine Zidane a beaucoup contribué, en France comme en Algérie, à l’apaisement autour des questions de nationalité. On ne dira jamais assez que c’est grâce à lui que des milliers d’Algériens ont supporté la France en juillet 1998 lors de la finale contre le Brésil. Aujourd’hui, un joueur comme Benzema a repris le flambeau. Mais l’on se rend compte que tout va bien dans le meilleur des mondes tant que ces joueurs ne sont pas critiqués ou brimés en France. Si c’est le cas, comme cela s’est passé pour Samir Nasri, alors, on oublie soudain que ces joueurs sont aussi français et ils deviennent Algériens pour les uns (qui le défendent) comme pour les autres (qui le critiquent).
 
Nabil Fekir est encore jeune. Contrairement à ce que l’on peut penser, il n’a pas choisi la solution de facilité en optant pour la France. Qu’il confirme ses promesses, et, sans le vouloir, il œuvrera à apaiser des relations pas toujours simples entre deux pays et deux peuples. Qu’il déçoive ou qu’il soit maltraité par le staff des Bleus, et cela fera un autre motif de discorde…
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