Lignes quotidiennes

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Dernier ouvrage paru : Chroniques du ramadan. Voyage intimiste au coeur du jeûne (Tallandier, 2026).
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mardi 25 septembre 2018

Histoire de prénom, rien de nouveau sous le soleil

A propos des prénoms. Cette chronique qui date de près de dix ans et qui montre qu'il n'y a rien de nouveau dans la polémique actuelle... Autre extrait, une chronique d'avril 2011 sur le même thème.


La chronique du blédard : Une histoire de prénoms (extrait)
Le Quotidien d'Oran, jeudi 29 janvier 2009


" C'est la tendance générale des Maghrébins de France à donner des prénoms arabes à leurs enfants qui fait débat. Elle est ainsi souvent analysée comme étant l'expression d'une volonté destinée à refuser l'assimilation pour ne pas dire l'intégration. Là où d'autres communautés sont moins strictes, ou plus pragmatiques (c'est le cas par exemple de nombreuses familles chinoises qui font souvent le choix de deux prénoms, l'un français, l'autre chinois), les Maghrébins rechignent à appeler leurs enfants François, Charles, Amélie ou Laura. 
Interrogées, les familles concernées insistent sur le respect de leur identité voire de leur religion. Si, dans le premier cas, il n'y a pas grand-chose à redire, la seconde excuse est moins pertinente puisque rien dans l'Islam n'oblige à donner à sa progéniture des prénoms arabes. Mais c'est ainsi. Il faut aussi préciser que la pression des familles, le jugement des proches, sont parfois implacables et par volonté de tranquillité, de nombreux pères et mères préfèrent le choix d'un prénom arabe, gage qu'ils n'ont pas oublié d'où ils viennent. 
Il y a bien entendu quelques ficelles pour composer avec cette pression sociale et culturelle. Conscients que l'avenir de leur enfant dans la société française peut parfois dépendre du choix de son prénom (« Allo, je m'appelle Mohand et vous contacte pour l'offre d'emploi... Ah, c'est déjà pris »...), certaines familles cherchent à trouver un compromis. En clair, un prénom de « chez nous » qui sonnera comme ceux d'ici, ce qui contentera les gens du bled sans effaroucher les Gaulois. Je ne vais pas énumérer tous ces prénoms « mixtes », cette chronique me valant déjà beaucoup d'inimitiés, mais je ne résiste pas à l'envie de vous citer l'exemple de cet Algérien d'origine qui a appelé son fils Erwan et qui m'a juré ses grands dieux qu'il s'agissait d'un prénom tout autant berbère que breton (qu'en pensent les spécialistes ?). 
Mais il y a un autre phénomène, bien plus préoccupant à mon sens, dont il faut aussi parler. Dans de nombreuses familles d'origine maghrébine, le choix a été fait de donner des prénoms français. Il s'agissait souvent d'éviter à la descendance ainsi prénommée de faire face dans le futur, à d'inévitables discriminations à l'embauche et au logement. Une volonté de ne pas faire tache d'huile et qu'importe les moqueries des parents et des proches («Quoi, t'as appelé ton fils Hervé ? Et pourquoi pas Gaston ? Bouh 'alik !»). 
Mais là aussi, les choses sont loin d'être simples. Comme l'ont relevé de récents articles de la presse française, on assiste actuellement à un retournement de tendance pour le moins étonnant (1). De nombreux Français d'origine maghrébine se tournent ainsi vers la justice pour prendre (ou reprendre) un prénom arabe. C'est notamment le cas des naturalisés qui ont opté pour un prénom français lors de leurs démarches mais aussi de ceux qui l'ont reçu à la naissance. Certains insistent sur l'intolérance de leur entourage, notamment dans les quartiers populaires où un français d'origine maghrébine ne semble pas avoir d'autre choix que d'avoir un prénom arabe. Mais tous ou presque ne font que constater ce qu'ils appellent « l'effet retard » par rapport aux discriminations, le prénom choisi ne pouvant rien au final contre le délit de faciès. 
(1) « Quand Olivier préfère s'appeler Saïd », Le Parisien, 4 novembre 2008. « Quand Jean-Pierre veut s'appeler Mohammed », Courrier International (article du Times), 4 décembre 2008.

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La chronique du blédard : Quand Johnny devient Karim
Akram Belkaïd, Paris
Le Quotidien d'Oran, jeudi 14 avril 2011


Sa mère était fan de Johnny Halliday et, lorsqu’il est né, c’est le plus logiquement du monde qu’elle l’a appelé Johnny. Quelle légèreté, quelle inconscience ! Il est des prénoms plus durs à porter que d’autre et celui-ci en fait partie. Résultat, l’homme, une fois adulte, s’est tourné vers la justice française pour en changer. « C’est un prénom ridicule », a expliqué cet habitant de Pau. Et de raconter son calvaire : « J’en ai marre des moqueries, des ‘Ah que coucou !’ quand j’arrive quelque part. J’en ai assez des sourires en coin au guichet d’une banque. J’en peux plus » (...) Après avoir été débouté une première fois, ce dernier vient donc d’obtenir en appel de se faire appeler Karim, un prénom qu’il tient de son père. Karim au lieu de Johnny… Voilà qui va rendre fou de rage Jean-François Copé et tous ceux qui reprochent aux Français d’origine maghrébine de continuer à donner des prénoms arabes à leurs enfants. C’est un sujet que j’ai déjà traité il y a quelques années (1). (...) Donner un prénom français peut aider, en théorie, à s’intégrer, mais cela n’empêchera en rien les discriminations futures. Comme me l’a dit un jour un jeune franco-marocain de Gennevilliers : « un prénom, ça ne change pas le faciès ».
Autre témoignage d’un fidèle lecteur de cette chronique : « Quand j'ai appelé ma fille Salima (2), l'employée de mairie m'a inventé une loi selon laquelle un prénom étranger était autorisé aux Français seulement si il correspondait à l'un des prénoms des grands-parents ! Tout ça en me tendant une liste de prénoms français. Ça a failli mal se terminer car j'ai refusé de quitter les lieux avant d'obtenir gain de cause. Pour reculer, tout en sauvant la face, l’employée a fait semblant d'appeler le Parquet pour savoir si Salima était un prénom « valable ». Pourquoi le Parquet ? Je n'en sais rien du tout, ce que je sais c'est que je lui ai répondu sans honte par une blague de bas étage qu'elle pouvait appeler la moquette si elle voulait et que je ne bougerai pas de son bureau. »
C’est une évidence : entre Akram Belkaïd et Mathieu Belkaïd, c’est le nom Belkaïd que le recruteur, le policier ou tout autre fonctionnaire retiendra d’abord. Les Maghrébins, eux, seront intrigués par le prénom Mathieu et chercheront à comprendre ce qu’il trahit comme histoire personnelle. Fils de harki ? Candidat zélé à la naturalisation ? Mariage mixte où la « partie » française a pris le dessus sur l’autre… ? Le pauvre Mathieu devra s’expliquer toute sa vie ce qui l’incitera, peut-être, à changer de nom (en le francisant) ou de prénom (en l’arabo-berbérisant).

(1) Une histoire de prénoms, Le Quotidien d'Oran, jeudi 29 janvier 2009.
(2) Le prénom a été changé.
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lundi 29 août 2016

La chronique du blédard : Le burkini et l’exigence d’assimilation totale

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Le Quotidien d'Oran, Jeudi 18 août 2016, Paris
Akram Belkaïd, Paris

C’est donc « le » sujet de cette fin de période estivale en France. Il ne s’agit pas des Jeux Olympiques et de leurs breloques. Il ne s’agit pas non plus de l’aggravation de la situation en Syrie, au Yémen, en Irak ou même en Turquie où une (nouvelle) dictature est en train de naître. Il faudra revenir sur ces sujets, mais, pour l’instant et vous l’aurez compris, le thème de la semaine concerne le burkini, cet étrange habit nautique féminin dont le nom vient de la contraction entre burqa et bikini. L’affaire est simple : quelques municipalités ont interdit son port par des baigneuses et l’affaire a vite pris une dimension nationale voire internationale.

Les avis quant à cette interdiction sont nombreux et variés. Acte islamophobe, raciste et électoraliste pour les uns, mesure préventive contre l’expansion de l’intégrisme musulman et en défense de la laïcité pour les autres. Les réseaux sociaux s’échauffent, les tribunes qui s’insurgent contre ce « maillot intégral » succèdent à celles qui le défendent ou, du moins, qui ne se font guère d’illusions sur les motivations réelles de ses contempteurs. Gageons que ce vacarme est parti pour durer jusqu’à la fin du mois en attendant un nouveau thème de délire général. Signe de l’inconfort intellectuel que cette situation crée, de nombreux internautes préfèrent opter pour l’humour et le présent chroniqueur a bien failli en faire autant en imaginant le scénario d’un film qui serait tourné à Saint-Tropez et qui s’intitulerait « Le gendarme et les burkinées ».

Depuis la première affaire du voile en 1989, les polémiques liées à l’islam se suivent avec une régularité de métronome. Cela fait plus de vingt-cinq ans que ces « débats » sont marqués par l’absence de raison et par l’impossibilité d’obtenir que les discussions, quand elles sont possibles, se déroulent avec un minimum d’intelligence. Et ce manque de rationalité s’est aggravé en raison de la succession d’attentats commis depuis janvier 2015 et de la dégradation du climat sécuritaire dans l’Hexagone.

Pour autant, la peur du terrorisme islamiste n’explique pas tout car la France a un problème avec l’islam depuis très longtemps. La visibilité croissante de la pratique de cette religion mais aussi la confusion, sciemment entretenue par une partie de la classe politique et des élites médiatiques, entre la visibilité (et la non-discrétion…) de certaines populations d’origine étrangère et leur confession musulmane (réelle ou supposée) sont à l’origine d’un malaise identitaire évident que l’extrême-droite sait très bien exploiter. La France est-elle toujours la France alors que certains de ses citoyens sont des musulmans ? A cette question, l’extrême-droite répond par la négative tandis que les autres courants politiques majeurs – qui ne sont pas loin de penser la même chose - bottent en touche en agitant le concept d’un « islam de France » dont on se demande par qui et comment il sera défini. C’est donc l’acceptation d’une présence musulmane définitive sur le sol français qui est posée avec ce que cela sous-entend comme liens avec le passé colonial.

Mais il n’y a pas que cela. Au-delà des grands discours sur la défense des droits de la femme (la nageuse en burkini est ainsi devenue le symbole de l’oppression masculine dans un pays toujours incapable d’assurer l’égalité salariale entre les deux sexes), ce que cette polémique révèle, c’est le refus que des ressortissantes françaises de confession ou de cultures musulmanes puissent se différencier d’avec le reste de leurs compatriotes. Qu’on le veuille ou non, on en revient donc toujours à cette incontournable question de l’assimilation. Une « bonne » française musulmane est-elle une française qui doit absolument ne pas montrer qu’elle est musulmane ? Voire qui, in fine, ne doit plus être musulmane ? Ces deux interrogations risquent de faire pousser des cris d’orfraies mais que celles et ceux qui se mobilisent contre le burkini y réfléchissent avec sincérité (de même, il convient aussi de se demander si c’est le port du burkini qui fait la « vraie » musulmane…). Le burkini provoque les crispations parce qu’il est vu comme une opposition à une assimilation totale. Comme pour le voile ou la burqa, ce qu’une partie de l’opinion publique française n’accepte pas – et cela les politiques l’ont très bien compris – c’est que les femmes de confession ou de culture musulmane ne s’assimilent pas ou, pour être plus précis, qu’elles ne s’assimilent pas comme cette opinion publique le veut et l’exige.

Les hommes, quant à eux, provoquent moins d’états d’âmes. Certes, il y a désormais toutes ces craintes autour des risques de radicalisation mais il y a tout de même moins de crispation et moins de polémiques à leur sujet. Que certains d’entre eux continuent à porter la barbe, à nager avec de longs bermudas qui cachent les genoux, qu’ils se baladent en qamis et savates, cela peut agacer ici et là mais cela risque peu de déboucher sur une polémique comparable à celles qui concernent les femmes. Cela vient de l’un des grands non-dits de la société française. Il y a cette idée ambiante selon laquelle les hommes de confession ou de cultures musulmanes sont « irrécupérables » car peu susceptibles d’être totalement assimilés. Et comme on ne peut rien faire contre cela (un jugement qui se traduit, entre autre, par le peu de cas que l’on fait des jeunes des cités) il est tout de même possible de porter la bataille sur tout ce qui concerne leurs femmes, ces dernières étant supposées être plus facilement assimilables (cette assimilation des femmes est peut-être aussi vue comme le préalable pour convaincre les hommes de faire le même chemin).

Dès lors, on comprend pourquoi l’essor du port du voile provoque autant de passions.  La seule manière de les apaiser et d’aller de l’avant, serait qu’un débat sérieux soit ouvert à propos de cette exigence, implicite mais ô combien structurante, d’assimilation totale. Mais dans le contexte que l’on sait et au vu de l’indigence de la classe politique française (et de sa clientèle médiatique), il y a peu de chance pour que cela arrive.
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vendredi 30 mars 2012

La chronique du blédard : Des Français pas comme les autres

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Le Quotidien d'Oran, jeudi 29 mars 2012
Akram Belkaïd, Paris

« On ne parvient plus à assimiler ceux qui sont là». Cette phrase est d'Henri Guaino, conseiller spécial et plume du président Nicolas Sarkozy. Extraite d'un entretien accordé au quotidien Libération, elle désigne les immigrés avec pour toile de fond les polémiques et débats au sujet des tueries de Toulouse et de Montauban (*). Précisons les choses. L'homme n'est pas xénophobe pas plus qu'il n'est un adepte de l'immigration zéro chère à Marine Le Pen. Républicain et souverainiste, il a le courage et l'honnêteté de dire que le modèle social français n'est pas «menacé par l'immigration» même si son patron ne cesse de sous-entendre le contraire (plus par calcul électoral que par conviction, d'ailleurs). Pour Guaino, c'est juste que la France a «assez de difficultés à résoudre pour ne pas en ajouter d'autres», comprendre celles que créent les nouveaux arrivants. 

Ce retour en force du thème de l'immigration dans la campagne pour l'élection présidentielle est tout sauf une surprise. On peut même penser que cela aurait été le cas même sans les assassinats commis par Mohamed Merah. Et c'est là que l'on touche à ce qui constitue l'un des problèmes fondamentaux de la France. Tant que l'on continuera d'y parler d'immigration à propos des difficultés que posent, et qui concernent, des personnes nées en France et de nationalité française, les diagnostics resteront mauvais et les solutions inefficaces. Reprenons donc par le début. Dès l'identité du tueur connue, les médias français, y compris ceux qui, comme Libération ou France Inter, sont dits de gauche, n'ont cessé d'user et d'abuser de l'expression «un Français d'origine algérienne». Nombre de confrères et de collègues algériens y ont vu une attaque sournoise contre l'Algérie. A dire vrai, il s'agissait plus d'un réflexe pavlovien et d'une incapacité à dépasser une certitude, souvent non-assumée, selon laquelle il existe plusieurs catégories de Français.

Prenons l'exemple des discours sur les banlieues des grandes villes de l'Hexagone. La situation, souvent difficile tant sur le plan social que sécuritaire, y est souvent décrite sous le prisme de l'immigration. Si l'on prend soin d'écouter le discours des hommes politiques, Hollande et Mélanchon compris, aucun ne dira de manière précise que les habitants de ces zones refoulées sont d'abord et avant tout des ressortissants français. C'est simple, il existe tout un florilège d'expressions destinées à mettre en évidence, voire à la renforcer, l'altérité dont ces citoyens seraient porteurs. On parle de «populations immigrées» ou de «Français d'origine immigrée», ce qui, dans ce dernier cas, ne concerne aucunement celles et ceux dont les parents ou grands-parents sont originaires d'Europe du sud (Espagne, Italie, Portugal) ou de l'Est (Pologne, Hongrie, Balkans). Il ne viendrait jamais à l'idée de Libération, du Monde et encore moins du Figaro de présenter Nicolas Sarkozy en tant que Français d'origine hongroise. Ce qu'il est pourtant du fait de la nationalité de son père...

On parle aussi, en désignant des ressortissants français (!), d'«immigrés de la deuxième ou troisième génération» cela sans oublier de préciser les origines «arabes», «musulmanes», «africaines», «maghrébines» ou encore «nord-africaines». La personne concernée a beau être née en France, avoir grandi en France, ne parler que la langue française, être allée à l'école républicaine chère à Henri Guaino, et à ne s'imaginer pour seule perspective qu'un avenir en France, elle restera «d'origine quelque chose» ou, léger mieux, elle sera «franco-quelque chose». Et c'est valable quel que soit le statut social. En effet, que l'on ne croit pas que le fait d'avoir quitté la banlieue change la donne. Bien au contraire, être obligé de décliner son origine est un acte régulier, presque permanent ou obligatoire quel que soit le milieu social, ou professionnel, dans lequel on se trouve.

Ainsi, ce chercheur en islamologie qui confiait en privé sa décision de ne plus se présenter en tant que Français. «Je dis d'emblée que je suis Marocain. Cela m'évite d'entendre cette insupportable question : ‘ah oui, vous êtes Français… Mais de quelle origine ?». Et de préciser, chose intéressante, que rares sont celles et ceux qui lui demandent alors s'il possède la nationalité française. «Je suis d'origine berrichonne» a pour habitude de dire de son côté, un journaliste économique dont, il faut le préciser, le patronyme et l'apparence physique indiquent bien qu'une partie de ses racines plongent de l'autre côté de la Méditerranée. Le plus souvent, cette sortie fait rire aux éclats mais elle ne décourage pas pour autant les questions curieuses et insistantes. «C'est comme si le fait de refuser de dire d'où est venu mon grand-père était suspect», explique-t-il.

Voilà donc un paradoxe français. Se proclamer républicain, défenseur de l'égalité – et de la laïcité - mais, dans le même temps, être obsédé par les origines d'une partie de la population. De fait, le véritable enjeu est résumé par la question suivante : Comment faire pour que ces Français que l'on rappelle en permanence à leurs origines se sentent totalement Français ? Cette question mériterait un vrai débat national lequel serait déconnecté des questions liées à l'immigration. En effet, ce n'est pas d'une question de visas ou de contrôles aux frontières dont il s'agit mais bien de la manière dont on se comporte avec un «stock» de Français dont on ne parle que lorsqu'interviennent des événements dramatiques à l'image des émeutes de 2005 ou de 2007 ou de ce qui vient de se passer à Toulouse et Montauban. Et la récente sortie du président français (d'origine hongroise) Nicolas Sarkozy à propos de Français à «l'apparence musulmane» ne va certainement pas permettre de faire avancer les choses...

(*) Libération, mardi 27 mars 2012
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