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Dernier ouvrage paru : Chroniques du ramadan. Voyage intimiste au coeur du jeûne (Tallandier, 2026).
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dimanche 3 décembre 2017

La chronique du blédard : Un colloque sur la Palestine

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Le Quotidien d’Oran, jeudi 30 novembre 2017
Akram Belkaïd, Paris

Assister à un colloque à propos de la Palestine est un acte toujours riche d’enseignements. Celui dont il est question ici s’est tenu lundi 27 novembre dans une salle du Sénat français à l’initiative de l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient (Iremmo) (1).  Le premier de ces enseignements, c’est que le sort des Palestiniens continue de mobiliser en France. Une salle comble, des gens assis à même la moquette, voilà qui va à l’encontre de cette petite musique qu’essaient de diffuser les partisans de l’Etat hébreu laquelle consiste à répéter encore et encore qu’à l’heure des bouleversements du monde arabe, on pense notamment à la Syrie, « la Palestine et les Palestiniens n’intéressent plus personne. »

Une remarque néanmoins. A l’heure où les roitelets du Golfe entendent s’offrir à Netanyahou et consorts, on aurait aimé une présence d’origine maghrébine ou arabe plus affirmée à ce genre de rendez-vous. Certes, l’horaire et le jour de la manifestation peuvent expliquer que l’on ne puisse s’y rendre. Il n’empêche, ces absences que ne saurait compenser un clicktivisme pro-palestinien effréné sur les réseaux sociaux apportent de l’eau au moulin de celles et ceux qui, variante à la petite musique évoquée ci-dessus, entonnent l’air du « la Palestine n’est plus un sujet de mobilisation pour les Arabes. » Un message tendancieux auxquels quelques personnalités, notamment algériennes, donnent du crédit en faisant régulièrement l’éloge, au demeurant très intéressé, de la « seule démocratie bla-bla-bla… »

Mais revenons au colloque et aux propos que l’on a retenu et dûment notés. Il y a ceux d’Amira Hass, grande journaliste israélienne, correspondante du journal Haaretz à Gaza puis à Ramallah. Pour elle, l’image de « milliers de bus emmenant vers l’est (Jordanie) ou vers le nord (Liban) des dizaines de milliers de Palestiniens [de Cisjordanie] » n’est plus une projection ou une prévision « obscène » mais une possibilité qui relève désormais du réel. Autrement dit, ce que la gauche israélienne n’a jamais pensé possible, le gouvernement actuel d’extrême-droite – car telle est sa nature réelle – est capable de le faire. Même Elias Sanbar, écrivain palestinien et ambassadeur de la Palestine auprès de l’Unesco le dit. Après avoir longtemps cru qu’un tel événement était impossible, le voici qui affirme qu’une nouvelle « Nakba » - la catastrophe de 1948 avec ses centaines de milliers de réfugiés – est possible.

En Février 2017, dans les colonnes du Monde diplomatique, Dominique Vidal, journaliste et historien sonnait déjà l’alarme (2). Un processus d’annexion de la Cisjordanie, ou du moins de toutes les colonies qui y sont implantées, est clairement en marche comme en témoigne un projet de loi actuellement examiné par la Cour suprême israélienne. Qui peut croire encore à la solution des deux Etats avec une telle fuite en avant ? Quel cartographe, quel géographe, est capable de dessiner un Etat palestinien cohérent et territorialement continu quand on sait que les colonies – illégales au regard du droit international, il ne faut jamais cesser de le rappeler – ne cessent de proliférer, encerclant les villes palestiniennes, écrasant les bourgs et villages ?

On consigne aussi les propos de Shawan Jabarin, directeur général de l’ONG Al-Haq. Evocation de cette injustice, fruit d’une domination d’un peuple par un autre, qui perdure. Evocation des destructions de maison qui ne sont rien d’autre que des punitions collectives, de ces arrestations d’enfants qui n’indignent guère la communauté internationale. De ces entraves quotidiennes au déplacement, de la situation intenable des Palestiniens de Jérusalem-est qui peuvent perdre le droit de résidence à n’importe quel moment et pour n’importe quel motif. « Je veux avoir le droit d’aller voir les miens à Gaza quand je le veux et sans restriction » résume de son côté Hala Abou-Hassira, première conseiller de la Mission de la Palestine en France qui rappelle dans quelle situation dramatique se trouve cette prison à l’air libre.

Ayman Odeh, Palestinien de 1948 (expression que l’on préfèrera à celle d’ Arabe israélien), et élu à la Knesset, permet de réaliser que la gauche israélienne n’existe plus ou presque, elle qui soutient aujourd’hui la poursuite du processus de colonisation. Elle qui reste bien timorée devant la volonté du gouvernement de mettre au pas les ONG israélienne en s’attaquant à leur financement pour les empêcher de témoigner de la situation en Cisjordanie. C’est le cas de B’tselem dont les images de brutalités des soldats israéliens à l’encontre des Palestiniens sont si souvent partagées sur les réseaux sociaux. « Nous sommes directement visés » confie Hagai El-Ad, son directeur exécutif.

On lit souvent que la paix n’a pas été possible entre Palestiniens et Israéliens en raison des premiers, et notamment de feu Arafat. En réalité, on est en droit de se demander si la gauche israélienne n’est pas la vraie coupable. Ou du moins celles et ceux qui se réclament, ou réclamaient, du camp de la paix. Mais une paix à leur convenance et sans reconnaissance du profond traumatisme et des dommages infligés durant sept décennies aux Palestiniens. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter l’historien Zeev Sternhell ou l’ancien ambassadeur d’Israël en France Daniel Shek. Pas de retour des réfugiés, pour le premier, les Palestiniens doivent accepter le réel (autrement dit l’actuel état de fait) pour le second. Le message est simple même s’il est délivré de manière plus policée que ne le ferait la droite israélienne : ce qui a été pris aux Palestiniens ne sera jamais rendu…


(1) Colloque « Israël-Palestine : que la France s'engage ».
(2) « Cisjordanie, de la colonisation à l’annexion. La droite israélienne enhardie par la nouvelle administration américaine », Le Monde diplomatique, février 2017.
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dimanche 21 juillet 2013

La chronique du blédard : Des Palestiniens et du Printemps arabe

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Le Quotidien d'Oran, jeudi 18 juillet 2013
Akram Belkaïd, Paris

 
C’est une vidéo qui a fait le tour du web en provoquant l’indignation y compris en Israël. On y voit des soldats israéliens embarquer un Palestinien de cinq ans et son père, l’enfant étant soupçonné d’avoir jeté des pierres contre une voiture à Hébron en Cisjordanie (le père et le fils seront brièvement détenus avant d’être remis à la police palestinienne puis relâchés). Ces images poignantes – l’enfant est pris de panique totale face aux uniformes - ont été tournées par B’Tselem, une organisation israélienne de défense des droits de l’homme. D’une certaine manière, elles montrent, pour qui l’aurait oublié, que la situation des Territoires palestiniens n’a guère changé et que, quelque part, heureusement qu’il existe des ONG israéliennes pour en témoigner...
 
Un rappel utile à l’heure où les turbulences du monde arabe font l’essentiel de l’actualité. Tragédie syrienne, pagaille libyenne, incertitude tunisienne et coup d’Etat « démocratique » égyptien, tout cela éclipse la question palestinienne y compris au sein des opinions publiques arabes directement confrontées à des bouleversements politiques incessants et dont il est impossible de prédire la conclusion à court ou long terme. C’est un fait, le Printemps arabe, événement positif s’il en est malgré les interrogations et défis qu’il génère, n’est finalement pas une bonne nouvelle pour les Palestiniens au sens où il relègue leur combat au second plan quand il ne le marginalise pas.
 
Car qui se soucie d’eux ? Certes, il existe encore un semblant de processus diplomatique géré par les Etats-Unis pour arriver à un accord de paix définitif entre Israéliens et Palestiniens. Mais qui y croit ? Personne ou presque. John Kerry, le chef de la diplomatie étasunienne va et vient entre Washington et le Machreq, se fait photographier à Jérusalem-est, se fend de quelques déclarations où l’optimisme de façade cache mal une certaine impatience mais même lui ne donne guère l’impression d’être convaincu par sa propre démarche. En attendant, la colonisation illégale de Jérusalem-est et de la Cisjordanie se poursuit tandis que Gaza demeure la plus grande prison à ciel ouvert du monde.
 
Dès les premières révoltes populaires de janvier 2011, de nombreux intellectuels palestiniens ont deviné que les événements qui allaient suivre ne seraient certainement pas favorables à leur cause. Ce constat n’était pas accompagné de dépit ou d’hostilité à la revendication démocratique des peuples arabes mais il relevait tout simplement d’une lecture objective de la situation. Confrontés à des bouleversements sans précédents, ces peuples sont désormais submergés par un agenda politique national qui les éloigne des grandes mobilisations de jadis pour la Palestine. On remarquera au passage que le Printemps arabe n’a eu, par ailleurs, guère d’impact durable sur les Palestiniens. Certes, ces derniers sont sortis dans les rues de Gaza et de Cisjordanie pour dénoncer l’incompétence de leurs dirigeants et aussi et surtout pour exiger une réconciliation entre le Fatah et le Hamas mais cela n’a pas modifié la donne politique palestinienne.
 
Aujourd’hui, aucun pays arabe n’est capable de peser sur l’échiquier mondial pour défendre les Palestiniens. Les pays du Golfe, dont les avoirs financiers servent à soutenir une économie mondiale vacillante, sont terrorisés par le programme nucléaire iranien. Au final, ils font, à l’égard d’Israël, ce que leur protecteur américain leur impose quand ils ne devancent pas eux-mêmes ses souhaits de normalisation, notamment économique, avec l’Etat hébreu. Les émirs peuvent bien ensuite parader à Gaza en promettant des milliards de dollars, cela ne change rien au fond du problème qui est celui qu’un peuple entier reste privé de son pays et de ses droits.
 
Par ailleurs, les pays engagés dans une transition depuis la chute de dictateurs n’ont pas vraiment de marge de manœuvre. En effet, et quelle que soit la couleur politique de ces gouvernements, tous sont persuadés que la réussite de leur action voire leur longévité dépend beaucoup du bon vouloir de cet arbitre absolu que sont les Etats-Unis. En Egypte, l’ex-président Morsi a bel et bien donné des gages à Washington et Tel-Aviv (on pense notamment à la fermeture des tunnels clandestins entre le Sinaï et Gaza) mais cela n’a pas suffi à lui sauver la mise. Et l’on voit mal son successeur provisoire adopter une autre position.
 
C’est d’ailleurs l’une des caractéristiques les moins évoquées du Printemps arabe. Terminé le temps de la Révolution iranienne. Aujourd’hui, les pouvoirs qui émergent ou se profilent dans les pays arabes en transition ne s’opposent pas à l’Amérique même si, ici et là, on a entendu quelques discours virulents ou assisté à des actions de force contre les intérêts étasuniens (on pense notamment à l’attaque de l’ambassade des Etats-Unis par des salafistes tunisiens). La raison en est simple. Dans un monde unipolaire, personne n’a envie de se joindre au camp des « méchants », c’est-à-dire celui qui regroupe la Syrie et l’Iran. Et s’attirer les bonnes grâces de Washington a un prix. Cela n’implique pas de « trahir » les Palestiniens – cela, les opinions publiques ne l’accepteraient pas – mais de mettre en sourdine ses revendications et ses propositions en faveur de la Palestine. C'est à l’image des plus qu’oubliés « plan Fahd » et « plan Abdallah », du nom des deux rois saoudiens qui proposaient la paix en échange de la restitution des terres occupées depuis 1967 et 1973.
 
Finalement, et comme c’est le cas depuis plusieurs décennies, le meilleur allié des Palestiniens demeure l’Union européenne (UE) et cela malgré le fait – on le signalera jamais assez – que la Commission et le Parlement sont assiégés (le mot n’est pas trop fort) par des lobbyistes défendant les intérêts israéliens. Il y a quelques jours, l’UE a adopté un texte prévoyant d’exclure à partir de 2014 les Territoires occupés de sa coopération, notamment financière, avec Israël. C’est une décision plus que symbolique puisque l’Europe fait une claire distinction entre, d’un côté, le territoire israélien, et, de l’autre, les colonies en Cisjordanie, à Jérusalem-Est cela oublier la bande de Gaza et le plateau du Golan. Ce n’est pas rien. Cela signifie à l’actuel gouvernement israélien que la politique du fait accompli ne provoquera pas forcément la normalisation. Plus qu’une consolation, c’est un acquis pour les Palestiniens dans leur long chemin vers un Etat. Mais c’est malheureusement bien leur seule satisfaction en ces temps de grande agitation du monde arabe.
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dimanche 25 novembre 2012

La chronique du blédard : De Gaza, de l'impuissance arabe et de la normalisation avec Israël

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Le Quotidien d'Oran, jeudi 22 novembre 2012
Akram Belkaïd, Paris

Il arrive, et c’est rare, que le sujet de la chronique s’impose de lui-même. C’est le cas cette semaine où il est impossible de ne pas évoquer la situation dramatique de Gaza. Mais écrire pour dire quoi ? Et pourquoi faire ? Pour se sentir mieux ? Pour établir les sempiternels constats à propos des traitements médiatiques spécieux, à l’image de cette radio française qui met sur le même pied d’égalité – en termes de capacité de destruction - les bombardements des F16 israéliens et les roquettes du Hamas (*) ? Pour dénoncer, en vain, la sournoise propagande anti-palestinienne de BHL ? Pour clamer une indignation partagée par des millions de gens écœurés par des massacres quotidiens ? La vérité, c’est qu’écrire sur le sort des Palestiniens, qu’ils soient de Gaza, de Cisjordanie ou de la diaspora, c’est traduire et composer avec une colère impuissante. Une colère que tout être qui respecte la dignité et les droits de la personne humaine ne peut que partager.

J’ai relu plusieurs textes publiés fin 2008 et début 2009, lors de la précédente attaque israélienne. Rien n’a changé depuis et l’on se rend compte que ni l’élection d’Obama ni le Printemps arabe n’ont modifié la donne. Les Palestiniens de Gaza restent à la merci des agissements israéliens et toutes les protestations du monde ne peuvent rien contre. On connaît les raisons de cette situation. Les grands de ce monde, qu’il s’agisse des Etats-Unis ou de l’Europe, ne veulent pas forcer la main d’Israël et l’obliger à respecter les droits d’un peuple qui est sur sa terre. Un peuple martyr que l’Etat hébreu parque et violente comme du vulgaire bétail. Bien sûr, il y a aussi les dirigeants arabes, tous plus ou moins tenus par l’Oncle Sam, qui s’avèrent incapables d’instaurer le moindre rapport de force avec le protecteur d’Israël. Et dire que les fonds souverains du Golfe et leurs milliards de pétrodollars sont au chevet des économies occidentales…

Quant aux opinions publiques arabes, le fait est qu’elles se sont endormies. Qu’on le veuille ou non, elles ont fini par oublier les Palestiniens d’autant que nombre de leurs propres élites se sont précipitées dans la normalisation avec Israël. Or, le fond du problème est toujours le même. Un peuple attend toujours son Etat et le respect des résolutions de l’ONU qui fixent ses frontières avec Israël. Gaza, contrairement à ce que laissent entendre une partie des médias occidentaux – et notamment français – n’est pas un Etat indépendant (pas plus, d’ailleurs, que ce qui reste de la Cisjordanie palestinienne). Ce n’est même pas un bantoustan et ceux qui y vivent n’ont pas le droit de le quitter librement. C’est une bande de terre qui n’a aucune souveraineté, y compris maritime ou aérienne. Comme le montre l’actualité de ces derniers jours, les Israéliens peuvent y faire ce qu’ils veulent et quand ils le veulent. Pourquoi se gêneraient-ils ? La normalisation avec nombre de pays arabes a conforté les dirigeants israéliens dans leur conviction que tout peut être infligé aux Palestiniens.

Il y a quelques jours des amis français m’ont demandé ce que je pensais des nombreuses visites de personnalités arabes en Israël. Ecrivains, imams, hommes politiques : nombreux sont celles et ceux qui ont pris le chemin de Tel-Aviv et cela ne date pas d’hier puisque le mouvement s’est enclenché, certes dans une plus grande discrétion, au milieu des années 1990 (au moins à l’époque, l’euphorie des accords d’Oslo pouvait-elle expliquer ce genre d’initiative). Contrairement à certains de mes confrères (et amis) qui n’ont pas eu de mots assez durs pour fustiger ce genre de déplacement, je pense que cela peut être une bonne chose que de se rendre en Israël mais il y a une obligation majeure que tous ces visiteurs se sont bien gardés de respecter.

On peut aller là-bas, mais à la condition d’avoir le courage de dire sur place qu’il ne pourra jamais y avoir de normalisation entre les peuples arabes (ne parlons pas des gouvernements) et les Israéliens tant que les Palestiniens n’auront pas d’Etat. Et tant que ces derniers n’auront pas signifié au reste du monde que la page de plusieurs décennies de conflit peut être enfin tournée. Ceux qui se sont rendus en Israël ces derniers temps sans oser la moindre critique à l’égard du gouvernement Netanyahou et de la manière dont sont traités les Palestiniens sont à mettre dans le même sac que les minables intrigants qui – pour diverses raisons matérialistes et autres stratégies médiatiques personnelles - ont applaudi à la guerre de janvier 2009 au prétexte qu’elle était menée contre les islamistes du Hamas. Aujourd’hui, ces adeptes d’une normalisation prématurée ont eux aussi du sang gazaoui sur les mains. La fermeté et le refus de la compromission avec Israël peuvent-ils servir à quelque chose quand on sait que ce pays – et une grande partie de sa population – sont saisis par le vertige de la puissance ? Oui, car Israël, malgré les discours grandiloquents qui le présentent comme une tête de pont occidentale au Proche-Orient, reste obsédé par son acceptation par le monde arabe.

Terminons ce texte en déplorant le cynisme avec lequel nombre d’Algériens commentent le sort des Palestiniens. On peut ainsi les entendre dire que ce qui se passe à Gaza (ou en Syrie) ne les intéresse guère dans la mesure où eux mêmes appartiennent à un peuple qui a été oublié de tous pendant les années 1990. C’est une vision fallacieuse de l’histoire. De Naplouse à Gaza mais aussi de Bagdad à Bassorah, le sort des Algériens n’a jamais laissé indifférent le reste du monde arabe. Et quand bien même cela aurait été le cas, ce n’est pas une raison pour hausser les épaules en considérant que ce qui arrive aux Palestiniens ne nous concerne pas. Plus que jamais, ce peuple a besoin d’aide, de soutien et d’engagements. Ce n’est, ni plus ni moins, qu’une question d’honneur et de justice.
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