Lignes quotidiennes

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Dernier ouvrage paru : Chroniques du ramadan. Voyage intimiste au coeur du jeûne (Tallandier, 2026).
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mardi 11 avril 2017

La chronique économique : Le nouveau « 50 euros » arrive

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Le Quotidien d’Oran, mercredi 5 avril 2017
Akram Belkaïd, Paris


L’information va intéresser tous les cambistes, officiels et officieux, qui opèrent sur le marché des changes en Algérie. Un nouveau billet de 50 euros vient d’être mis en circulation dans la zone euro. Au total, 6,5 milliards de coupures sont en voie de fabrication par les différentes imprimeries nationales européennes. Au total, il y a près de 19 milliards de billets libellés en euros qui circulent (tous montants confondus) soit une valeur estimée à 1100 milliards d’euros. Quinze ans après sa mise en circulation effective, l’euro est donc la première monnaie mondiale en terme d’espèces circulantes et cela devant le dollar qui reste, lui, la première monnaie en termes de transactions.

Un billet plus sûr

Ce type d’opération qui consiste à introduire de nouvelles coupures n’est jamais anodin. Il y a d’abord la question de la sécurité. En effet, ce nouveau billet est censé être plus sûr et donc être moins susceptible d’être contrefait. Selon la Banque centrale européenne (BCE), la nouvelle « note » de 50 euros, qui fut présentée en juillet dernier, comporte de nombreuses innovations en matière de sécurité. D’une part, il y a un hologramme qui fait apparaître en transparence le personnage de la princesse Europe. De l’autre, l’inclinaison du billet produit un effet de lumière instantané.

Depuis 2013, la zone euro entend lutter de manière plus efficace contre la contrefaçon. Au total, et selon la BCE, il y avait fin 2016 près de 353 000 faux billets en euros (tous montants confondus) qui circulent contre 445 000 à la fin du second semestre 2015. Au second semestre 2016, l’actuel billet de 50 euros – qui va donc être progressivement retiré – représentait plus de 40% de la valeur totale des faux billets retirés. Suivaient celui de 20 euros (38%) et de 100 euros (10%). Les habitués du marché parallèle des devises en Algérie le savaient déjà puisque le comportement de ce type de client est de refuser les billets de 50 euros et de leur préférer ceux de 100 euros jugés, à juste titre, plus fiables.

L’un des enjeux de ce genre de remplacement est de faire en sorte que l’acceptation des nouveaux billets se fasse rapidement. En effet, de nombreux commerçants, non habitués, seront tentés de refuser les nouvelles coupures que leurs clients auront retirées des distributeurs automatiques. Dans certains commerces équipés de détecteurs de faux billets, les logiciels n’ayant pas été mis à jour, cela provoquera le rejet de la coupure. Il y a donc une période de latence plus ou moins longue. Cela vaut aussi pour les marchés au change à travers le monde. Dans ce cas-là, les cambistes auront un peu de mal à convaincre leurs clients qu’il s’agit de vrais billets et non de fausses espèces.

Assèchement programmé


Avec les nouvelles coupures censées être plus fiables, la Banque centrale européenne se prépare aussi à diminuer la masse de billets de 500 euros en circulation. Ce dernier ne sera plus imprimé à partir de 2018 et va donc peu à peu se raréfier puisqu’il sera automatiquement retiré du circuit bancaire. Les coupures de 500 euros qui resteront détenues par les particuliers garderont leur valeur mais la raréfaction de cette coupure finira par les pousser à les échanger contre d’autres billets. Aux Etats Unis, les billets de 500, 1 000, 5 000 et 10 000 dollars sont très rares puisqu’ils n'ont pas été imprimés depuis 1946.
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lundi 5 décembre 2016

La chronique économique : Or et inflation, dollar et pétrole

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Le Quotidien d’Oran, mercredi 30 novembre 2016
Akram Belkaïd, Paris


Certains mécanismes de marché sont souvent automatiques ou, du moins, le plus souvent prévisibles. On sait, par exemple, qu’une annonce de baisse des taux va provoquer la hausse des cours obligataires. Or, ces derniers temps, certaines corrélations ne semblent plus fonctionner ou alors elles tardent à se réaliser. L’élection surprise de Donald Trump semble avoir semé une confusion extrême sur les places financières.

Quand l’inflation monte, l’or...

Un exemple, parmi tant d’autres, est celui de l’once d’or (près de 31,1 grammes). On sait que le président élu veut mettre en place un plan de relance budgétaire de grande ampleur et cela pour, notamment, financer de nouvelles infrastructures. Il veut aussi baisser les impôts de manière à relancer les dépenses de consommation. Dans les deux cas, il s’agit de mesures qui auront – normalement – pour conséquence une hausse de l’inflation. Dans ce genre de configuration, l’un des moyens de se prémunir contre les poussées inflationnistes est d’acheter des actifs tels que l’or. Relevons d’ailleurs que le métal précieux est aussi censé être un achat prioritaire en temps troublés. Or, loin d’augmenter, l’once d’or connaît actuellement une importante tendance baissière et a même cassé le plancher des 1200 dollars. Autrement dit, le métal jaune ne joue pas son rôle de valeur refuge.

Certes, l’once a bondit après l’annonce de la victoire de Trump mais cela n’a guère duré et le reflux est venu rapidement. On peut penser que la décision de l’Inde – grand acteur du marché – de geler ses importations jusqu’en mars 2017 a favorisé ce repli mais, dans un schéma normal, la perspective d’un retour à l’inflation (et donc à la hausse des taux d’intérêts) aurait du provoquer une hausse des prix de l’or. Si les explications manquent à propos de cette situation, de nombreux experts se demandent s’il n’est pas temps d’investir dans le métal précieux en pariant sur un retour aux comportements normaux de marché et donc de placements dans l’or.

Quand le dollar monte, le pétrole...

Un autre exemple concerne le pétrole. Tout nouveau venu dans une salle de marchés apprend deux choses : D’abord, que le prix des obligations varie en sens inverse des taux d’intérêts. Ensuite, que le dollar et les cours du pétrole évoluent le plus souvent en sens opposés. Actuellement, et c’est une conséquence de l’élection de Trump, le dollar est dans une tendance haussière. Cela aurait dû coïncider avec un repli du baril. Ce dernier pourtant continue de résister. L’explication, dans ce cas, est liée aux efforts de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de s’entendre autour d’une réduction de l’offre (pour limiter la baisse des prix). Autrement dit, la résistance des cours du brut se maintiendra tant que le marché espérera que l’Opep trouve un accord. En cas d’échec, la baisse des prix du baril risque d’être violente : à la déception liée à l’absence d’un accord de réduction des pompages s’ajoutera l’effet mécanique relevant de la hausse du dollar.
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vendredi 12 février 2016

Le marché pétrolier sous la menace du retour de l’Iran

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Akram Belkaïd,
vendredi 12 février 2016

La levée des sanctions internationales permet à l’Iran de faire un retour en force sur le marché pétrolier. Mais cet afflux supplémentaire d’or noir risque de contribuer à la chute des prix, tandis que la volonté de Téhéran de remplacer le paiement en dollars par le paiement en euros pourrait créer des tensions avec les Etats-Unis.


La suite de l'article est à lire sur le site d'OrientXXI
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mardi 23 décembre 2014

La chronique économique : Quelques prévisions pour 2015

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Le Quotidien d'Oran, mercredi 17 décembre 2014
Akram Belkaïd, Paris

En matière d’économie, la fin de l’année est le prétexte aux bilans mais aussi aux prévisions pour les douze mois qui suivent. L’exercice est ainsi un passage obligé pour tous les grands producteurs de recherche (instituts de conjoncture, banques d’affaires, sociétés de courtages,…). Voici donc celles établies par le cabinet Oxford Economics (OE) sous la plume de son économiste senior Adam Slater, lequel rappelle que neuf des prévisions établies par OE en décembre 2013 pour 2014 se sont avérées exactes.

1- La consommation américaine va augmenter. Une bonne nouvelle pour l’économie des Etats-Unis dont le Produit intérieur brut (PIB) dépend pratiquement aux deux tiers des dépenses de consommation dont celles des ménages. Avec un marché du travail dynamique (200.000 emplois créés chaque mois en moyenne), le clignotant est au vert aux USA selon Oxford Economics qui n’exclut pas une croissance du 4% du PIB étasunien.
2- Léger mieux pour la zone euro mais… A côté du dynamisme américain, l’activité économique européenne va sembler bien terne avec à peine 1,3% de progression du PIB (1% en 2014). De plus, avertit OE, il y a aussi des risques que la question de l’éclatement de la zone euro refasse son apparition avec les tensions politiques en Grèce. De quoi affoler de nouveau les marchés.
3- Les Banques centrales en mode conciliant. Même si le robinet va se tarir peu à peu du côté des Etats-Unis, les institutions monétaires dont la Banque centrale européenne (BCE) vont continuer d’injecter des liquidités pour soutenir des croissances plus ou moins faiblardes. Du coup, les taux d’intérêts ne devraient pas augmenter de manière importante.
4- Un baril à 70 dollars. Voilà une prévision qui peut paraître optimiste alors que le Brent fait route actuellement vers les 60 dollars et que des économistes parient désormais sur un plancher de 40 dollars. Mais pour Oxford Economics, ces 70 dollars sont une moyenne sur l’année, ce qui laisse à penser que le cabinet s’attend à une stabilisation des prix à plus ou moins court terme.
5- Le coup de mou persistera pour les BRIC. 5% de croissance pour les quatre grands pays émergents, à peine un peu plus de 4% en 2015 : les BRIC ne tiennent pas la forme d’autant que la Russie risque fort, selon EO, de devenir le « nouvel Iran » en raison des sanctions internationales liées à la situation en Ukraine. Certes, le Brésil et l’Inde devraient connaître une timide reprise mais pas de quoi compenser la stabilisation de la croissance chinoise autour de 7%. Oxford Economics n’exclut pas non plus une aggravation de la crise économique et financière en Russie et n’écarte pas l’idée selon laquelle la Chine pourrait dévaluer sa monnaie afin de relancer ses exportations.
6- La dette des ménages asiatiques en question. En matière de suivi d’actualité économique, on appelle ça un thème. Cela fait des années que l’endettement des ménages asiatiques alimente les inquiétudes cela d’autant que la consommation est désormais vue comme un moteur aussi important que les exportations. L’importance de cette dette est désormais considérée comme un ralentisseur de la consommation.
7- Un défaut de l’Ukraine. En 2015, estime EO, l’Ukraine devrait s’avérer incapable de rembourser sa dette extérieure. Dans un contexte de crise politique et financière, avec des réserves de change inférieures à 10 milliards de dollars, Kiev va avoir besoin de négocier avec ses créanciers parmi lesquels… la Russie. Un dossier qui va peser lourd… De même, à l’autre bout du globe, EO avertit de l’existence d’un risque d’une nouvelle crise de la dette en Amérique latine, deux pays étant particulièrement concernés : l’Argentine et le Venezuela.
8- Le dollar va continuer à s’apprécier. Le billet vert, bénéficiant des bonnes prévisions concernant la conjoncture américaine, va continuer à prendre de la hauteur par rapport aux autres devises. De quoi donner un peu de marge aux pays exportateurs de pétrole comme l’Algérie. Reste à savoir combien de temps cette appréciation va durer car Washington ne restera pas sans réagir face à cette perte de compétitivité.
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jeudi 20 novembre 2014

La chronique économique : L'euro baisse

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Le Quotidien d'Oran, mercredi 19 novembre 2014
Akram Belkaïd, Paris
 
Une bonne ou une mauvaise chose ? Depuis le mois de mars dernier, l’euro est engagé dans une tendance baissière qui lui a fait perdre plus de 10% par rapport au dollar étasunien et 5% vis-à-vis de l’ensemble des grandes devises mondiales. De façon symbolique, la monnaie européenne est ainsi passée sous le seuil de un euro pour 1,30 dollar. On est loin de la période où de nombreux économistes étaient persuadés que la parité serait de 1,65 dollar pour un euro (à ce jour, le record est de 1,6038 ayant été établi en juillet 2008).

UN IMPACT MITIGE

Les raisons de la baisse de l’euro sont connues. Il y a d’abord le fait que c’est plutôt le dollar qui augmente. En effet, l’économie américaine va bien mieux que son homologue européenne pour laquelle le Fonds monétaire international (FMI) continue de craindre une troisième récession. Dans un tel contexte, les investissements vont vers la zone qui affiche les perspectives les plus prometteuses. Cela provoque une hausse des actifs libellés en dollars et donc un certain fléchissement de ceux qui le sont en euros. Plus important encore, on s’attend à ce que la Réserve fédérale (Fed) augmente ses taux en 2015, ce qui rend les investissements en dollars plus attractifs.
Le second facteur qui influe sur la baisse de l’euro est que la Banque centrale européenne (BCE) semble avoir décidé qu’il était temps d’agir en ce sens. Aujourd’hui, son taux directeur est de 0,05% et celui des dépôts (rémunération des placements à court terme) est négatif (-0,2%, ce qui signifie qu’il faut donc payer une prime pour placer ses fonds à court terme). En clair, sur le marché des changes, l’euro est une devise moins attractive pour les investisseurs qui lui préfèrent le billet vert ou d’autres monnaies. De façon plus pragmatique, on peut dire aussi que la devise européenne est enfin entrée dans la bataille des changes alors qu’elle faisait figure, depuis 2008, de grande vaincue de ces mouvements de dévaluation qui ne disaient pas leur nom.
Il reste à savoir si cette baisse va contribuer à faire sortir la zone euro de son marasme actuel. On connaît les avantages et les inconvénients d’un repli d’une devise. D’un côté, les exportateurs gagnent en compétitivité, ce qui contribue à créer de l’emploi et à soutenir la croissance. De l’autre, cela signifie que les produits importés augmentent et avec eux l’inflation, ce qui est une mauvaise nouvelle pour le pouvoir d’achat des ménages. Dans le cas de la devise européenne, il est important de noter que l’effet positif en matière d’exportations ne vaut que pour les entreprises qui vendent au-delà de la zone euro. Or, souvent, la compétition entre entreprises a lieu surtout à l’intérieur même de cette zone. Cela signifie que la baisse de la monnaie unique risque de ne produire que des effets marginaux. On pense ainsi que cela permettrait d’obtenir 0,25% de croissance supplémentaire du produit intérieur brut (PIB) européen.

L’ALGERIE RATE DES OCCASIONS

Mais qu’en est-il pour un pays comme l’Algérie dont les recettes sont essentiellement en dollars tandis que ses dépenses d’importations sont principalement libellées en euros ? La situation actuelle (dollar plus fort, euro plus faible) est a priori avantageuse et cela même si les cours du pétrole sont en baisse. Autrement dit, c’est un contexte qui peut permettre à l’Algérie de valoriser ses avoirs en dollars en réalisant quelques bonnes affaires dans la zone euro (immobilier, capital d’entreprises cotées) mais aussi de faire passer une partie de ses réserves de change en euros (le dollar ne restera pas longtemps orienté à la hausse). Cela fait des années que des économistes algériens souhaitent que leur pays prépare l’avenir par le biais de ce type d’opération. En vain…
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jeudi 9 août 2007

Effets de muscles à Pékin et Washington


C’est une tournure intéressante que vient de prendre le « dialogue économique stratégique » entre la Chine et les Etats-Unis. De quoi s’agit-il ? Prenons cette affaire dans l’ordre chronologique. Mercredi 8 août, le Daily Telegraph a affirmé que la Chine n’excluait pas de recourir à la vente d’une partie de ses avoirs en dollars – notamment des bons du Trésor US– si des sanctions commerciales lui étaient infligées par le Congrès américain.

Le journal citait les commentaires de Xia Bin, directeur du centre de recherche sur le développement (State Council Development Research Center, un organisme étatique) pour qui les actifs en dollars détenus par la Chine (en mai dernier, la Banque centrale chinoise détenait 407,4 milliards de dollars en Bons du Trésor américains soit le tiers des réserves de change du pays du Milieu), devraient pouvoir servir de « pion de marchandage » dans les discussions plus ou moins tendues entre son pays et les Etats-Unis.

Des propos réitérés ce jeudi 9 août sur le fil de l’agence Bloomberg, le responsable affirmant toutefois parler en son nom propre. A cela, il faut ajouter les déclarations de He Fan, responsable de l’Académie chinoise des sciences sociales, pour qui la Chine est aujourd’hui « capable de faire chuter le dollar. »

L’affaire aurait pu en rester-là même si ces déclarations ont provoqué quelques turbulences sur des marchés financiers déjà très éprouvés par la crise du crédit immobilier aux Etats-Unis. Mais c’est la réaction du président Bush qui mérite d’être relevée. Interrogé par Fox News, le locataire de la Maison-Blanche a estimé que la Chine aurait plus à perdre que les Etats-Unis si elle venait à céder une partie de ses actifs en dollars. Pour lui, une telle vente serait « téméraire » et « absurde ».

La mise en garde est évidente et, du coup, cela relance les conjectures autour du scénario « du grand affrontement ». Depuis plusieurs années, commentateurs et experts prédisent en effet, qu’un jour ou l’autre, la question des bons du Trésor américains détenus par la Chine débouchera sur une crise majeure entre Pékin et Washington. On connaît le marché qui lie les deux pays. Pour financer son train de vie – et vivre au dessus de ses moyens -, l’Amérique s’endette notamment auprès de la Chine laquelle, de son côté, a besoin du marché américain pour écouler une partie de ses exportations. En apparence donc, chaque partie se tient. Question : qu’adviendra-t-il si la Chine décide un jour, pour des raisons politiques ou de leadership planétaire, de casser ce contrat implicite ?

Il y a quelques années, lors du forum de Davos, un officiel américain avait expliqué que les Chinois ne se détourneraient jamais du dollar, vivant avec lui « une véritable histoire d’amour. » Ce à quoi avait répliqué sans rire un représentant du gouvernement chinois : « les histoires d’amour finissent mal en général. »

En lançant son avertissement, George W. Bush veut donc donner l’impression que les Etats-Unis se sentent en position de force mais l’affolement des marchés et la nature de son commentaire – pourquoi user du terme « téméraire » ? - démontrent que son administration n’est pas aussi sereine que cela.

Bien entendu, l’affaire est loin d’être annonciatrice de la crise tant de fois annoncée d’autant qu’officiellement, Pékin répète régulièrement qu’il n’est pas de son intérêt de vendre massivement ses actifs en dollars pour ne pas provoquer un effondrement du dollar et une dépréciation de ses avoirs. Il n’empêche, cette passe d’arme ne doit pas être négligée d’autant que l’on imagine mal que les deux officiels chinois aient pu avancer pareils arguments sans le feu vert, même implicite, de hauts responsables.

Et il est vraisemblable qu’en Chine, on commence à s’agacer sérieusement du « China-Bashing » qui ne cesse de s’aggraver aux Etats-Unis avec des Démocrates qui réclament des sanctions à cor et à cri pour punir, selon eux, le fait que la devise chinoise seraient sciemment sous-évaluée pour favoriser les exportations, au détriment des produits et emplois américains, bien sûr.

A suivre...