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vendredi 20 juillet 2018

La chronique du blédard : Une équipe de (vrais) Français

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Le Quotidien d’Oran, jeudi 19 juillet 2018
Akram Belkaïd, Paris


Champs-Élysées, dimanche 15 juillet 2018 (photo Akram Belkaïd)


La victoire des Bleus en finale de la coupe du monde de football ne plaît pas à tout le monde y compris en France. Avant même le sacre de dimanche dernier, les réseaux sociaux ont charrié des messages ouvertement racistes et favorables à l’équipe croate au prétexte que cette formation serait, elle, « blanche et véritablement européenne ». Ce n’est pas une surprise. Dans le contexte européen actuel, la parole raciste s’est libérée depuis longtemps et celles et ceux qui estiment que l’équipe de France n’est pas représentative de la « vraie » population française, autrement dit blanche et chrétienne, ne font que reprendre les propos du « philosophe » Alain Finkielkraut.

Dans un entretien accordé au quotidien israélien Haaretz (25 novembre 2005), ce dernier avait ainsi déclaré : « On nous dit que l'équipe de France est admirée parce qu'elle est black-blanc-beur. (...) En fait, aujourd'hui, elle est black-black-black, ce qui fait ricaner toute l'Europe. » Rien de nouveau sous les voutes putrides… Déjà, à l’époque, cette déclaration sonnait comme une vengeance contre l’euphorie née de la victoire des Bleus en finale de la Coupe du monde en juillet 1998.

Au fil du parcours de l’équipe entraînée par Didier Deschamps, on a pu lire ici et là des suppliques incitant à ce que l’on ne tombe pas dans le piège de l’exaltation du « black – blanc – beur ». Cette idée, plutôt répandue, me fait penser qu’il y a bel et bien une régression par rapport à 1998. A l’époque, même une personnalité aussi controversée que Charles Pasqua, ancien ministre de l’intérieur et instigateur des tristement célèbres « charters » pour Bamako (renvoi de sans-papiers), avait plaidé pour une « France plus généreuse » en matière d’accueil et d’intégration. Bien sûr, l’esprit de juillet 1998 s’est vite étiolé, aidé en cela par le choc des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis et par la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle française de 2002.

Mais à qui la faute ? Pourquoi d’une communion nationale est-on passé à des émeutes à l’automne 2005 ? La réponse est simple : après 1998, la classe politique française comme le monde des affaires et de l’entreprise n’ont pas été à la hauteur des enjeux et le statu quo n’a pas été remis en cause. Aujourd’hui, le message délivré est clair. Il met en garde contre tout emballement. La victoire de l’équipe de France ne saurait constituer un catalyseur pour que ce pays fasse mieux (on n’écrira pas qu’il ne fait rien) en matière de lutte contre les inégalités sociales et les discriminations.

Revenons aux contempteurs des Bleus. En Italie, pays dirigé aujourd’hui par des néo-fascistes, une véritable vague de haine a déferlé sur les réseaux sociaux. Même un journal comme le Corriere della Sera, l’un des plus diffusés, n’a pas pu s’empêcher d’ironiser sur la nature « africaine » de l’équipe française et de lui opposer une équipe croate composée « seulement de Blancs ». Par contre, aucune ligne sur le fait que le chanteur ultranationaliste croate, Thompson (de son vrai nom Marko Perkovic), accusé de sympathie pour le régime oustachi pronazi, était présent dans le car des joueurs de la Croatie qui a paradé à Zagreb…

En Italie, comme ailleurs, un tweet, partagé des milliers de fois, représentait les visages des principaux joueurs français avec le drapeau et le nom de leur pays africain « d’origine ». A l’inverse, on retiendra les propos de l’ancien président des États-Unis Barack Obama : « Regardez l’équipe de France qui vient de remporter la Coupe du monde. Tous ces gars ne ressemblent pas, selon moi, à des Gaulois. Ils sont français, ils sont français ! » (Paroles prononcées lors d’un discours à Johannesburg à l’occasion du centenaire de la naissance de feu Nelson Mandela).

Par une symétrie fréquente, l’argument du « ils sont d’origine africaine » est aussi repris par des personnes pourtant à l’opposé des courants identitaires et racistes. L’idée, pour elles, est de démontrer que l’immigration fait « du bien » à la France puisqu’elle lui offre des champions. Il y a aussi l’idée implicite que l’ancienne puissance coloniale continue d’exploiter l’Afrique. C’est là où la prudence et la raison s’imposent. Si l’on considère, comme le présent chroniqueur, que ces joueurs sont d’abord et avant tout Français, il faut bien réfléchir à la question du « qui bénéficie de qui ». Précisions notre pensée. Ces joueurs ont certes des parents originaires d’Afrique mais ils sont nés en France ou, pour certains, ils y sont arrivés à leur plus jeune âge. Autrement dit, c’est la France qui a fait d’eux ce qu’ils sont. Vaille que vaille, c’est la France qui les a formés. Exception faite de Lucas Hernandez, formé en Espagne, tous les autres joueurs ont eu leur première licence de football dans un (petit) club français. Nous ne sommes pas dans le cas où la France est allée « chercher » (acheter ?) des joueurs déjà formés pour bénéficier de leur talent, à l’image du Qatar qui s’est offert une équipe nationale d’handball en naturalisant des joueurs aguerris venus d’un peu partout.

La formation française en matière de football n’est pas un mythe. Le quotidien Le Monde rappelle ainsi que « sur les 736 joueurs ayant participé à la Coupe du monde de football 2018, cinquante-deux (52) sont nés et ont été formés en France. » (1) Et pour qui suit ce sport de près, il suffit de se pencher sur l’actuel marché des transferts pour se rendre compte que tous les clubs européens sillonnent la France à la recherche de jeunes pépites prometteuses.

Bien sûr, ces Bleus champions du monde sont aussi le fruit d’une éducation familiale, d’une transmission de valeurs, d’un « bain » culturel mais ce n’est pas cela qui fait le bon athlète. Au Cameroun, pays d’origine de son père, comme en Algérie, pays d’origine de sa mère, on parle beaucoup de Kylian Mbappé. Mieux, on se l’approprie. Certes, il y a de quoi être fier qu’un petit-enfant du pays soit champion du monde. Mais ce titre, Mbappé, 19 ans, ne le doit ni au Cameroun ni à l’Algérie. Ce n’est pas dans ces deux pays qu’il aurait trouvé les conditions sociales, les structures sportives et pédagogiques pour progresser et devenir ce qu’il est aujourd’hui. Par contre, s’il est un endroit qui peut revendiquer sa part de Coupe du monde, c’est la ville de Bondy en région parisienne et son club de l’AS Bondy. Idem avec l’US Fontenay-sous-Bois de Blaise Matuidi ou l’US Roissy-en-Brie de Paul Pogba ou encore, pour ne prendre qu’eux, l’AC Villeurbanne pour Nabil Fekir ou l’ES Fréjusienne pour Adil Rami.

De tous les pays africains mis en avant dans le fameux tweet cité précédemment, aucun n’a fait l’effort d’investir le millième de ce que la France a consenti pour les sports. Et qu’on ne me dise pas qu’il s’agit d’une question de moyens. De l’argent, il y en a en Afrique, du moins il devrait y en avoir pour ce qui concerne le football. Qu’ont fait, ou que vont faire, les pays africains qui ont joué la Coupe du monde des centaines de milliers de dollars que la FIFA et leurs sponsors vont leur verser ? Combien de stades, de gymnases ou de piscines vont être construits ? Combien d’éducateurs pour jeunes vont être formés ? Combien de ballons vont être distribués ? Combien de médecins du sport ? De nutritionnistes ? On connaît la réponse…

D’où viennent les titres mondiaux du football français ? D’une décision de la fédération de France de football passée inaperçue à l’époque. Celle, prise en 1976, d’acheter un terrain et de créer l'institut national du football de Clairefontaine (inauguré en 1988) dont on connaît le rôle charnière en matière de formation. A ce jour, aucune fédération africaine ne dispose d’un centre équivalent, même plus modeste. Nous connaissons tous le bordel, pardon pour ce mot, qui règne dans ces fédérations aux effectifs pléthoriques où règnent en maître des fripouilles et autres affairistes qui n’ont rien à voir avec la pratique du sport. Nous savons tous où cet argent va aller ou, plutôt, nous savons tous où il n’ira pas…

L’équipe de France est une belle équipe. Elle est française, il n’y a aucun doute là-dessus. Et sans renier les origines des uns et des autres, disons simplement que ce n’est pas une équipe africaine qui a été sacrée championne du monde, dimanche 15 juillet. C’est l’équipe de France où jouent des Français dont, pour certains, les parents sont Africains. Pourquoi ces derniers sont-ils allés en France est une autre question qui n’a rien à voir avec le football et le sacre des Bleus le 15 juillet 2018 à Moscou.


(1) « Football : la France est aussi championne de la formation des joueurs », 18 juillet 2018.

mercredi 7 août 2013

Tunisie : Quand la contre-révolution menace le compromis historique

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Le Quotidien d'Oran, jeudi 1er août 2013
Akram Belkaïd, Paris 
 
Qui veut la peau de la révolution tunisienne? Avant de répondre à cette question, une précision de taille s'impose à propos du terme de révolution (que l'on écrira sans majuscule pour ne pas renouer avec le culte que vouait l'ancien pouvoir aux lettres capitales...). La séquence historique enclenchée depuis les manifestations populaires contre le régime dictatorial et paranoïaque de Ben Ali correspond bien à une révolution en ce sens où un système politique a bel et bien été jeté à terre dans un contexte de violence et d'affrontements.
  
C'est la structure même de l'architecture politique tunisienne postcoloniale qui est en cours d'évolution avec ce que cela comporte comme remise en cause en matière d'idées, de discours politiques et même de projets de société. Quand on parle de révolution tunisienne, nombre d'Algériens rejettent cette expression quand ils ne s'en amusent pas avec ce que cela comporte de condescendance habituelle à l'égard du peuple voisin. Pour eux, ce n'est rien d'autre qu'un coup d'Etat ou un complot fomenté par les Etats-Unis et ses relais du Golfe. Ils ont tort car, s'il est au monde un pays arabe où le système politique hérité de l'indépendance est bien à même de disparaitre, c'est bien la Tunisie. Et ce n'est ni l'Algérie et encore moins l'Egypte où l'ordre kaki redonne des couleurs à de pseudos démocrates bien contents de revenir à un système néo-Moubarak.
 
Revenons donc à la question posée. Une partie de la réponse est évidente. Le premier ennemi de la révolution tunisienne est celui dont, bizarrement, on parle le moins en ces temps troublés. Révolution du 14 janvier ou pas, l'ancien système est encore vivant. Il active à l'intérieur et à l'extérieur de la Tunisie et il devrait figurer en bonne place parmi les suspects quant aux tentatives de déstabilisation du pays par le biais d'actes terroristes. Certes, cet ennemi de l'ombre ne réclame pas (encore) le retour de Ben Ali et de sa belle-famille kelptocrate mais il verrait d'un bon œil une restauration qui ne dirait pas son nom, un peu à la manière des anciens satellites de l'ex-URSS où dirigeants communistes sont devenus du jour ou lendemain de parfaits hérauts du marché et de la démocratie.
 
Aujourd'hui, tout le monde ou presque en Tunisie est révolutionnaire. Par sagesse mais aussi par manque de volonté et par peur d'engendrer des processus incontrôlables, les Tunisiens ont évité un processus d'auto-questionnement sur leur comportement durant les dictatures de Bourguiba et de Ben Ali. Pas de processus de type «vérité et réconciliation», pas d'autocritique : ce déni, cet évitement, rend service à bien des personnes qui ne veulent pas d'une Tunisie nouvelle où les syndicats auraient leur mot à dire, où les salaires seraient revalorisés et où les zones de non-droit, celles où les ouvriers sont payés une misère, disparaîtraient. Ils ne veulent pas non plus d'une Tunisie où la jeunesse aurait enfin sa place sur l'échiquier politique, bousculant dans la foulée cet insupportable culte du zaïm et où les privilèges de la banlieue nord de Tunis seraient moins importants. Enfin, rien n'est moins acceptable pour eux qu'une Tunisie où le diktat du Sahel sur le reste du pays ne serait plus de mise. Pour ces gens, un nouveau dictateur, un peu plus présentable que Ben Ali, moins rapace et plus partageur, serait même le bienvenu. En attendant, ils agissent en sous-main et prétendent œuvrer pour sauver la révolution alors, qu'en réalité, ils ne se soucient guère de répondre aux attentes du peuple en matière d'égalité, de dignité et de bien-être matériel.
 
Le danger totalitaire représenté par Ennahdha et la mouvance salafiste sont les alliés objectifs de ce que l'on peut qualifier de dynamique réactionnaire. De fait, c'est au nom de la lutte contre l'islamisme arrogant et sûr de son fait, que la réaction entend miner la révolution tunisienne et restaurer l'ordre ancien fusse au prix de quelques concessions et oripeaux. Les appels à la dissolution de l'Assemblée constituante après l'assassinat du député Mohamed Brahmi s'inscrivent pour partie dans cette stratégie et il n'est pas étonnant de voir que les diatribes les plus virulentes à l'égard des islamistes viennent de personnes on pense notamment à certains « intellectuels » et journalistes qui étaient les obligées de Ben Ali et sa clique. Certes, nombreux sont les Tunisiens qui ont eu pour premier réflexe de réclamer cette dissolution. L'émotion et l'indignation légitimes, le désarroi et l'impuissance tant sur le plan politique que sécuritaire, expliquent cela. Mais ce serait faire une grave erreur que de ne pas voir que les réactionnaires n'attendaient que cette occasion pour faire déraper une transition démocratique qui, jusque-là, avançait tant bien que mal.
 
Bien sûr, beaucoup de temps a été gaspillé. Bien sûr aussi, les débats au sein de l'Assemblée constituante ont souvent été consternants au grand désespoir des Tunisiens. De même, il faut clairement établir un constat d'échec pour ce qui est de la politique économique suivie par le gouvernement Larayedh. Les islamistes tunisiens, comme d'ailleurs leurs homologues égyptiens, ont fait la preuve de leur incompétence dans ce domaine et, tôt ou tard, cela aurait eu des conséquences sur le plan électoral. Pour autant, les discussions touchaient à leur but et, de l'avis même de membres de l'opposition tunisienne, la Constitution était sur le point d'être bouclée. Or, voici soudain que tout est remis en cause après l'assassinat du député Brahmi et la multiplication d'actes de violences. Pire, voici la Tunisie à l'orée d'un scénario à l'algérienne ou à l'égyptienne.
 
Dans l'Italie des années 1960 et 1970, une expression revenait souvent dans les discours politiques. Il s'agissait du «compromis historique», c'est-à-dire la possibilité pour le Parti communiste italien (PCI) de trouver un accord de gouvernement avec son grand rival qu'était alors la Démocratie chrétienne italienne (DCI). Deux hommes ont illustré cette stratégie de recherche d'une solution politique pour mettre fin à la ligne de fracture qui divisait le pays (il faut se souvenir qu'à cette époque le PCI pesait plus de 35% des suffrages). Il s'agit d'Aldo Moro pour la DCI et Enrico Berlinguer pour le PCI. Le premier a vraisemblablement payé de sa vie ce projet (il a été enlevé et assassiné par les Brigades rouges) tandis que le second a fini par être marginalisé. On sait aujourd'hui, qu'hormis les Italiens, personne ne voulait de ce «compromis historique». Ni le pape Paul VI, ni les Etats-Unis et encore moins l'URSS et la RDA (et sa stasi) qu'épouvantaient une telle coexistence. Cela explique l'échec d'une stratégie qui aurait pu changer le destin de l'Italie.
 
Pour la Tunisie, la question du «compromis historique» reste encore posée puisque c'est désormais le seul pays arabe où, à la différence de ce qui se passe au Maroc ou en Jordanie, les islamistes demeurent de réels détenteurs du pouvoir politique. Dans le meilleur des mondes, islamistes et laïcs devraient accepter l'idée de cohabiter ensemble sur la base d'un texte fondamental. Or, la stratégie des forces réactionnaires est justement de saborder ce compromis historique pour ouvrir la voie à une restauration de l'ancien régime. Et cela, au risque de mener la Tunisie à la guerre civile. Une option qui ne fait pas peur aux nostalgiques du système RCD, l'ancien parti de Ben Ali. Bien au contraire, ils savent que du désordre et de la violence ne peut naître qu'un pouvoir fort dont ils seraient, au final, les bénéficiaires.
 
Enfin, une autre erreur consisterait à disculper les islamistes. Au sein d'Ennahdha comme au sein de la mouvance salafiste, les pousse-au-crime sont nombreux. Les uns agissent par conviction, avec comme carburant la haine des démocrates et, il faut le dire, des femmes qui défendent leurs droits. Les autres, sont les combattants de la vingt-cinquième heure qui ont rejoint Ennahdha parce qu'ils font le pari que ce sera le parti dominant de demain et qu'ils ne croient guère car ils n'en veulent pas à la démocratie. Dans les deux cas, ces agissements sont du pain béni pour les ennemis de la révolution tunisienne. Ainsi, et même après la chute de la dictature, les islamistes continuent d'en être les meilleurs alliés.
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mercredi 30 janvier 2013

Le Qatar, l'Italie, la corruption et la Norvège

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"L'émir du Qatar, ce n'est tout de même pas le roi de Norvège !" - Mario Monti

Voici une citation qui devrait faire date.

Elle est rapportée par le supplément économie du Monde (daté du 30 janvier 2013). Ces mots ont été prononcés par Mario Monti, l'actuel président du Conseil italien. Selon lui, il aurait demandé un jour à l'émir du Qatar pourquoi son pays n'investissait pas en Italie. "A cause de la corruption" lui aurait répondu le souverain wahhabite (oui, le Qatar est 'l'autre' pays où la doctrine religieuse est le wahhabisme...).

"Choqué, explique Le Monde, M. Monti aurait alors laissé échapper ce cri du coeur, effaré que même le dirigeant d'un pays du Golfe vienne lui donner des leçons de gouvernance".

On peut se demander si Monti était en droit d'être choqué. Pourquoi, après tout, l'émir du Qatar n'aurait-il pas le droit de lui faire la leçon ?  Certes, le Qatar n'est pas la Norvège mais ce pays, contrairement aux idées reçues, n'est pas non plus exempt de reproches (lire ici les informations de wikileaks). Reste que l'Italie demeure l'Italie, avec ses pratiques douteuses, sa mafia et son économie souterraine et cela même si Berlusconi n'est plus au pouvoir...

Mais, dans le même temps, on comprend le trouble du dirigeant italien surtout quand on sait certaines méthodes du Qatar pour obtenir ce qu'il veut. En témoigne ce dossier à charge que le bi-hebdomadaire France Football vient de publier (le Qatargate) à propos de l'obtention de l'organisation de la Coupe du monde 2022 par ce petit émirat. Quant à la crainte de la mafia italienne, il suffit de connaître les pays du Golfe pour savoir que son homologue russe y évolue comme un chameau dans le désert. Bref, il serait intéressant de connaître les raisons exactes de la défiance du Qatar à l'égard de l'Italie.
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