Lignes quotidiennes

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Dernier ouvrage paru : Chroniques du ramadan. Voyage intimiste au coeur du jeûne (Tallandier, 2026).
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jeudi 30 juin 2016

Argent garanti pour tous

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Un revenu garanti pour tous, sans aucune condition, sans aucune intrusion d’une quelconque administration. Une utopie ? Peut-être mais c’est aussi et surtout un débat passionnant qui ouvre des perspectives sur la redéfinition du rapport au travail et, tout simplement, sur la liberté individuelle. Un revenu de base inconditionnel, donc. Mais pour quelle somme ? Quel financement ? Quel impact sur les systèmes d’aide et de protection sociale ? Et qui pour porter ce projet de conquête sociale ?

Une enquête de Mona Chollet à lire dans Le Monde diplomatique de juillet.

Extrait :

« Comme tout projet progressiste, le revenu garanti dans sa version de gauche se heurte à l’absence d’un pouvoir en position de le mettre en œuvre. S’y ajoute, au fur et à mesure que le principe se popularise, un risque croissant de dénaturation. Même si l’hypothèse d’un revenu de base suscite encore, pour l’essentiel, l’indifférence ou la réprobation, elle semble apparaître à certains comme une planche de salut commode à la veille des échéances – législatives et présidentielle – de 2017, dans un contexte de pénurie d’idées nouvelles et de discrédit de l’action politique. »
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mercredi 29 juin 2016

Catherine Poulain et la vraie vie

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A lire dans Le Monde diplomatique de Juillet 2016, cette analyse du journaliste Jean-Baptiste Malet et de l’écrivain Philippe Blanchon (*). Une analyse qui, sans dénier les qualités littéraires de ce roman, relativise les éloges et les dithyrambes de la critique.

Extrait :

« La Pêche en haute mer est un univers impitoyable. (…) En France, la publication du roman de Catherine Poulain Le Grand Marin (Editions de l’Olivier)), en février 2016, a été l’occasion pour la presse d’évoquer à son tour cet univers brutal (…) Si Le Grand marin est bien un roman maritime où se joue une lutte à mort de l’homme contre la nature sauvage, la loi du plus fort, peinture de la « vraie vie » oblige, n’y est jamais contestée. (…) Corps voué à la souffrance, à la mortification, et non au plaisir. Refus de l’amour, de la jouissance, de la chair. Tels sont les « amers » [un amer est un point de repère fixe utilisé pour la navigation maritime] du roman. Catherine Poulain, fille de pasteur, est jadis partie en Alaska afin de fuir Manosque, sa ville natale. Cependant, à la lecture de son roman, on s’interroge : cette peinture de la « vraie vie » ne recouvre-t-elle pas une résurgence du dolorisme, où le travail n’est considéré que comme une ascèse intime, un moyen de réduire l’humain à l’essentiel ? »

(*) Le vieux monde et la mer, Juillet 2016.
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lundi 24 août 2015

Aux origines climatiques des conflits

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Dans un article (*) publié par Le Monde Diplomatique du mois d'août, la journaliste Agnès Sinaï, rappelle que le dérèglement climatique est aussi une cause de conflits. Ainsi, est avancée l'idée que le réchauffement climatique a influé sur les événements du Printemps arabe de 2011.
Extraits :

- “Entre 2006 et 2011, la Syrie a connu la plus longue sécheresse et la plus importante perte de récoltes jamais enregistrées depuis les premières civilisations du Croissant fertile.” (...)
 
- “L’effondrement du système agricole syrien résulte d’un jeu complexe de facteurs dont le changement climatique, une mauvaise gestion des ressources naturelles et la dynamique démographique. Cette ‘combinaison de changements économiques, sociaux, climatiques et environnementaux a érodé le contrat social entre le gouvernement, catalysé les mouvements d’opposition et irréversiblement dégradé la légitimité du pouvoir d’Assad’, estiment Francesco Femia et Caitlin Werrell, du Centre pour le climat et la sécurité. Selon eux, l’émergence de l’Organisation de l’Etat islamique et son expansion en Syrie et en Irak résultent en partie de la sécheresse. Et celle-ci ne relève pas seulement de la variabilité naturelle du climat”.

- Concernant les conséquences de la sécheresse et des tempêtes de sable de 2010-2011 en Chine, l'article note que, “la perte de récolte a en effet contraint Pékin à acheter du blé sur le marché international. La flambée du cours mondial qui s’est ensuivie a alimenté le mécontentement populaire en Egypte, premier importateur mondial de blé, où les ménages consacrent couramment plus du tiers de leurs ressources à la nourriture. Le doublement du prix de la tonne de blé, passé de 157 dollars en juin 2010 à 326 dollars en février 2011, a été fortement ressenti dans ce pays très dépendant des importations. Le prix du pain a triplé, ce qui a accru le mécontentement populaire contre le régime autoritaire du président Hosni Moubarak”. (Référence : The Arab Spring and Climate Change, The Center for Climate and Security, Washington, DC, Février 2013)

(*) Aux origines climatiques des conflits, Agnès Sinaï, Le Monde Diplomatique, août 2015._