Lignes quotidiennes

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Dernier ouvrage paru : Chroniques du ramadan. Voyage intimiste au coeur du jeûne (Tallandier, 2026).
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mercredi 26 janvier 2022

Manière de voir : Le Maghreb en danger...

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Manière de voir n°181, février-mars 2022
Une soixantaine d'années après leur indépendance, les pays du Maghreb demeurent désunis et peinent à bâtir entre eux une union quelconque. La région qui fait face à des défis gigantesques - sociaux, climatiques, sécuritaires et migratoires - est de surcroît pénalisée par l'hostilité entre l'Algérie et le Maroc.
Disponible en kiosques et sur notre boutique en ligne

Désunion et autoritarisme ///// Akram Belkaïd 

Regard

Une certaine idée du Maghreb  ///// Amin Khan 

Le Maghreb central ///// Cécile Marin 

I. Différends et déceptions

Au coeur du combat anticolonial, la promesse d'un Maghreb uni cimentait les discours des nationalistes algériens, marocains et tunisiens. Un seul peuple, une culture et des langues communes sans oublier une même religion permettaient d'espérer une intégration régionale aisée. Las, au lendemain des indépendances, les contentieux frontaliers et les rivalités politiques se chargent de briser le rêve unitaire.

Un long chemin vers la liberté ///// Kateb Yacine

La « guerre des sables »///// Lyes Si Zoubir 

1963, point de bascule ///// Philippe Herreman 

Les frontières, facteur de conflits ///// P. H. 

Parfum d'intégration économique ///// Bruno Étienne 

« Une paix permanente pour les siècles à venir » ///// A. B. 

De timides retrouvailles  ///// Habib El-Malki  

Naissance d'une union

II. Ébullitions

Plus de six décennies après les indépendances, les pouvoirs maghrébins semblent ignorer les revendications politiques et identitaires de leurs peuples. La révolution tunisienne de 2011 puis le Hirak de 2017 au Maroc et celui de 2019 en Algérie ont pourtant démontré  que l'espérance démocratique reste forte. Les rares acquis demeurant fragiles, la contestation n'est pas près de disparaître.

Les obstacles à l'émancipation démocratique ///// Hicham Alaoui 

Des journalistes sous pression ///// Pierre Puchot 

Les gérontocrates et le dilettante ///// A. B. 

Soudain, le Hirak ///// Arezki Metref 

Quand le Rif défie l'État profond ///// Aboubakr Jamaï 

En Tunisie, la colère gronde toujours ///// Olfa Lamloum 

Inépuisable affirmation berbère ///// A. M. 

III. Lignes de fracture

Chacun pour soi et qu'importent les projets d'intégration régionale : telle semble  être la devise des pouvoirs maghrébins. Principal obstacle   une union, fût-elle modeste, le contentieux algéro-marocain ne cesse de s'aggraver, au point d'empêcher Alger, Rabat et Tunis d'agir de manière concertée face à la crise libyenne. Le rapprochement entre le royaume et Israël complique une situation déjà tendue.

Le fardeau du « non-Maghreb » ///// Francis Ghilès 

Impuissance maghrébine en Libye ///// Adlene Mohammedi 

Israël, source de déstabilisation régionale ///// Olivier Pironet 

La tension s'aggrave entre Alger et Rabat ///// Lakhdar Benchiba et Omar-Lotfi Lahlou 

Consensus marocain sur le Sahara ///// Réda Zaïreg 

La désertification s'étend ///// Pierre Rognon 

Mise à mal de la neutralité tunisienne///// Thierry Brésillon 

Couscous, les graines de la discorde  ///// A. B. 

IV. Une région face au monde

Entité  homogène sur les plans démographique, culturel et religieux, le Maghreb doit sans cesse redéfinir ses rapports avec ses voisins. Les liens avec le monde arabe et des projets d'union plus ou moins solides ont souvent constitué des obstacles à sa propre intégration. L'Europe s'avère incapable de lui proposer un partenariat ambitieux quand, dans le même temps, la Chine avance ses pions.

Une frénésie d'unions ///// Paul Balta 

Offensive stratégique de la Chine ///// Adel Abdel Ghafar et Anna Jacobs 

Exercice d'équilibriste pour Madrid ///// Thierry Maliniak 


 

dimanche 25 février 2018

Pakistan ? No, PaLLLestine !

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- Palestine
- Pakistan ?
- No, PaLLLestine !
- Ah, Pakistan !
Samir Harb est né en 1981 à Ramallah. Il entend "associer bande dessinée et recherche architecturale afin d'explorer et critiquer les processus de transformation dans les territoires occupés".
Dans ces deux planches publiées par le Manière de Voir (février-mars 2018), il illustre cette vérité que les Palestiniens ne connaissent que trop bien : "Etre un Palestinien, c'est une négociation permanente pour être reconnu dans un système conçu pour exclure..."


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jeudi 25 janvier 2018

Manière de Voir : PALESTINE.

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Un peuple, une colonisation
Coordonné par Akram Belkaïd et Olivier Pironet

Depuis 1948 et la création de l’Etat d’Israël, les Palestiniens n’ont jamais cessé de combattre pour défendre leur terre et leur droit à vivre dans un État indépendant et souverain. Malgré une résistance opiniâtre, leur histoire contemporaine se confond avec une longue liste de défaites, de déconvenues mais aussi d’oppression et de punitions collectives. Aujourd’hui encore, alors que le « processus de paix », né de l’accord d’Oslo de 1993, a échoué, vivre sous la domination israélienne est synonyme d’humiliations mais aussi de rivalités et de divisions politiques surtout quand la violence, parfois fratricide, s’impose entre les deux grands partis palestiniens.

Censée être le porte-voix des aspirations de son peuple, l’Autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas est vouée à un écart constant entre condamnation de l’occupation et politique conciliatrice, notamment sur le plan sécuritaire. De son côté le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis une dizaine d’années, est à bout de souffle.


Cette livraison de Manière de voir revient dans une première partie sur les origines et l’historique du conflit israélo-palestinien ainsi que sur ses évolutions récentes. La deuxième partie donne à voir les réalités de l’occupation coloniale des territoires palestiniens tandis que la dernière se penche sur les implications internationales d’un affrontement qui n’en finit pas. Particularité de cette livraison, on trouvera à l’intérieur une carte-affiche légendée décrivant les difficultés des Palestiniens à circuler librement sur leur propre sol, réalisée à partir des dernières données disponibles et des témoignages de Palestiniens.


​(8,5 euros, en kiosque le mercredi 24 avril​, disponible aussi - avec les anciens numéros- sur www.monde-diplomatique.fr/mdv)
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vendredi 17 octobre 2014

Penser est un sport de combat

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Loin de l'impuissance mélancolique, éditorial d'Evelyne Pieiller (extraits) :
(Manière de Voir, Octobre-Novembre 2014)
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"Il n'est pas facile aujourd'hui d'être de gauche. Ou, plus exactement, il est assez aisé d'avoir une sensibilité de gauche, mais il n'est pas facile de penser à gauche. De penser que le combat contre la domination du capital sous toutes ses formes n'est pas obsolète, en dépit de son absence du lexique médiatique et de la transformation des exploités en "défavorisés". De penser que la question de l'égalité sociale demeure primordiale, en dépit de sa dissolution en question d'égalité d'accès aux chances de réussite; (...)
"Il est d'autant plus ardu de maintenir des positions se réclamant du combat pour l'émancipation concrète que les luttes sociales et politiques qui les représentent demeurent minoritaires, et que les valeurs auxquelles elles sont associées sont fortement remises en cause : la notion de progrès est accolée au productivisme, porteur de dangers écologiques, l'universalisme est souvent soupçonné de permettre, de façon plus ou moins subtile, de refuser les particularismes - et donc les libertés spécifiques - et de vouloir imposer une dictature de la Raison occidentale; (...)
"Et c'est ainsi qu'entreprendre de penser à gauche relève désormais du sport de combat (2). Car il s'agit d'abord de lutter contre l'impuissance mélancolique et la vive impression de solitude à laquelle invite la situation actuelle; (...)
"Réaffirmer qu'il est possible de penser les enjeux à l'œuvre dans la 'mondialisation', que le savoir et l'analyse critique sont toujours des outils pour déconstruire les rationalités fallacieuses et les prétendues fatalités, c'est refuser la nostalgie qui condamne à l'inaction, c'est commencer à reconquérir en les fondant à nouveau les valeurs d'une gauche débarrassée de la peur de l'archaïsme, et menant à son tour la bataille des idées (...) Si ce combat qui affirme que la connaissance donne des outils, des armes et des rêves pour contribuer à l'émancipation collective n'est pas suffisant pour la faire advenir, rien ne lui est, en ce moment, préférable."

Retrouvez le texte complet en cliquant sur ce lien
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