Lignes quotidiennes

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Dernier ouvrage paru : Chroniques du ramadan. Voyage intimiste au coeur du jeûne (Tallandier, 2026).
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jeudi 25 janvier 2018

Editorial, Manière de Voir Palestine : Duplicité arabe, impasse palestinienne

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Akram Belkaïd et Olivier Pironet
Manière de Voir
Février - Mars 2018


LLa décision, le 6 décembre 2017, du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem en tant que capitale d’Israël n’a pas simplement remis en cause un statu quo en vigueur depuis plusieurs décennies à propos du statut de la Ville sainte. Elle a aussi souligné la duplicité de nombre de gouvernements arabes. Certes, aucun d’entre eux n’a manqué de voter en faveur de la résolution de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) qui a (implicitement) condamné l’initiative américaine. De même, la Ligue arabe envisageait de demander à l’ONU la reconnaissance internationale d’un État palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale. Mais, au-delà d’un effet d’affichage, principalement destiné à leurs opinions publiques, Washington a bien pris note de l’absence d’autres manifestations concrètes de la réprobation des régimes arabes.

La suite est à lire ici : Duplicité arabe, impasse palestinienne


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vendredi 17 octobre 2014

Penser est un sport de combat

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Loin de l'impuissance mélancolique, éditorial d'Evelyne Pieiller (extraits) :
(Manière de Voir, Octobre-Novembre 2014)
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"Il n'est pas facile aujourd'hui d'être de gauche. Ou, plus exactement, il est assez aisé d'avoir une sensibilité de gauche, mais il n'est pas facile de penser à gauche. De penser que le combat contre la domination du capital sous toutes ses formes n'est pas obsolète, en dépit de son absence du lexique médiatique et de la transformation des exploités en "défavorisés". De penser que la question de l'égalité sociale demeure primordiale, en dépit de sa dissolution en question d'égalité d'accès aux chances de réussite; (...)
"Il est d'autant plus ardu de maintenir des positions se réclamant du combat pour l'émancipation concrète que les luttes sociales et politiques qui les représentent demeurent minoritaires, et que les valeurs auxquelles elles sont associées sont fortement remises en cause : la notion de progrès est accolée au productivisme, porteur de dangers écologiques, l'universalisme est souvent soupçonné de permettre, de façon plus ou moins subtile, de refuser les particularismes - et donc les libertés spécifiques - et de vouloir imposer une dictature de la Raison occidentale; (...)
"Et c'est ainsi qu'entreprendre de penser à gauche relève désormais du sport de combat (2). Car il s'agit d'abord de lutter contre l'impuissance mélancolique et la vive impression de solitude à laquelle invite la situation actuelle; (...)
"Réaffirmer qu'il est possible de penser les enjeux à l'œuvre dans la 'mondialisation', que le savoir et l'analyse critique sont toujours des outils pour déconstruire les rationalités fallacieuses et les prétendues fatalités, c'est refuser la nostalgie qui condamne à l'inaction, c'est commencer à reconquérir en les fondant à nouveau les valeurs d'une gauche débarrassée de la peur de l'archaïsme, et menant à son tour la bataille des idées (...) Si ce combat qui affirme que la connaissance donne des outils, des armes et des rêves pour contribuer à l'émancipation collective n'est pas suffisant pour la faire advenir, rien ne lui est, en ce moment, préférable."

Retrouvez le texte complet en cliquant sur ce lien
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dimanche 3 mars 2013

Arabités numériques. Le printemps du web arabe

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Le Monde Diplomatique, Mars 2013.

         
Internet et ses réseaux sociaux ont certes contribué aux révolutions arabes, mais il serait imprudent d’en exagérer le rôle et l’influence. C’est la thèse du remarquable ouvrage d’Yves Gonzalez-Quijano, universitaire arabophone. L’auteur rappelle d’abord que l’émergence de la cyberdissidence arabe à la fin des années 1990 (Tunisie, Egypte, Bahreïn) est largement passée inaperçue en Occident, où se multipliaient les mises en garde à propos d’une Toile censément investie par le terrorisme djihadiste. Il détaille la manière dont les réseaux sociaux ont aidé à la réussite des soulèvements tunisien et égyptien  Facebook pour planifier les manifestations, Twitter pour les coordonner et YouTube pour les dire au monde »), avant d’évoquer le revers de la médaille. Soutenus par de nombreuses chancelleries et organisations non gouvernementales (ONG) occidentales, nombre d’internautes arabes ont couru le risque de perdre leur crédit vis-à-vis d’opinions publiques toujours méfiantes à l’égard de l’étranger.
Akram Belkaïd